Aller au contenu
Quaestio
Confort de lecture
Taille
Espacement
Présentation
Police

Ces réglages restent sur cet appareil et valent pour toutes les pages de lecture du site.

← Hébreux 1 Hébreux 2 sur 13 chapitres Hébreux 3 →

Hébreux 2

Écouter

Crédits

Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

C’est pourquoi nous devons nous attacher avec plus de soin aux choses que nous avons entendues de peur que nous ne venions à être entraînés.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

De peur de, etc. ; c’est-à-dire de peur que nous ne soyons semblables à des vases entrouverts, qui laissent échapper la liqueur qu’on y a mise.

Car, si déjà la parole promulguée par des anges a eu son effet, et si toute transgression et toute désobéissance a reçu en retour un juste châtiment,

comment pourrons-nous échapper, si nous venions à négliger un message si salutaire, qui, annoncé d’abord par le Seigneur, nous a été sûrement transmis par ceux qui l’ont entendu de lui,

Dieu confirmant leur témoignage par des signes, des prodiges et toutes sortes de miracles, ainsi que par les dons du Saint-Esprit, répartis selon sa volonté ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Marc, 16, 20.

En effet, ce n’est pas à des anges que Dieu a soumis le monde à venir dont nous parlons.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le monde, etc. Comparer à Hébreux, 1, 11-12.

Aussi quelqu’un a-t-il écrit quelque part ce témoignage : « Qu’est-ce que l’homme, pour que vous vous souveniez de lui ; ou le fils de l’homme pour que vous en preniez soin ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Psaumes, 8, 5. ― Ou le fils d’un homme. Jésus-Christ se donnait lui-même (voir Matthieu, 8, 20) le nom de le Fils de l’homme, c’est-à-dire le Fils par excellence de l’homme.

Vous l’avez abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges ; vous l’avez couronné de gloire et d’honneur, [vous l’avez établi sur les ouvrages de vos mains],

vous avez mis toutes choses sous ses pieds. « En effet, en lui soumettant toutes choses, Dieu n’a rien laissé en dehors de son empire. Or à présent nous ne voyons pas encore que toutes choses lui soient soumises.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 28, 18 ; 1 Corinthiens, 15, 26.

Mais celui qui « a été abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges, » Jésus, nous le voyons couronné de gloire et d’honneur à cause de la mort qu’il a soufferte, afin que, par la grâce de Dieu, il goûtât la mort pour tous.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Philippiens, 2, 8.

En effet, il était bien digne de celui pour qui et par qui sont toutes choses, qu’ayant à conduire à la gloire un grand nombre de fils, il élevât par les souffrances au plus haut degré de perfection le chef qui les a guidés vers le salut.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Dieu, créateur de toutes choses, et à qui toutes choses doivent se rapporter, a voulu, par un effet de sa sagesse et de sa justice, que son Fils unique, qu’il avait destiné pour être notre Sauveur, consommât son sacrifice par ses souffrances, et méritât ainsi le salut des élus, en méritant pour lui-même la gloire infinie dont il est revêtu.

Car celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés, tous sont d’un seul. C’est pourquoi Jésus-Christ ne rougit point de les appeler frères, lorsqu’il dit :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

D’une seule nature ; selon d’autres, d’un seul principe ; c’est-à-dire Dieu ; ou bien d’un seul homme, Adam, mais la première interprétation paraît plus conforme au but de l’Apôtre.

« J’annoncerai ton nom à mes frères, je te louerai au milieu de l’assemblée. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Psaumes, 21, 23.

Et encore : « Je mettrai ma confiance en lui. » Et encore : « Me voici, moi et les enfants que Dieu m’a donnés. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Psaumes, 17, 3 ; Isaïe, 8, 18.

Puis donc que les « enfants » ont eu en partage le sang et la chair, lui aussi y a participé également, afin de briser par sa mort la puissance de celui qui a l’empire de la mort, c’est-à-dire du diable,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Osée, 13, 14 ; 1 Corinthiens, 15, 54. ― « La chair et au sang, la nature humaine. ― Le diable avait l’empire de la mort, parce qu’il est le premier auteur du péché. ― Jésus-Christ a anéanti le diable en tant qu’ayant la puissance de la mort, c’est-à-dire qu’il a anéanti la mort (voir 2 Timothée, 1, 10), la mort spirituelle et la mort corporelle, en communiquant à l’humanité, dans le baptême et l’eucharistie, un principe de vie spirituelle et divine, qui conserve le corps lui-même pour la vie éternelle. » (CRAMPON)

et de délivrer ceux que la crainte de la mort retenait toute leur vie assujettis à la servitude.

Car certes ce n’est pas à des anges qu’il vient en aide, mais c’est à la postérité d’Abraham.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Nulle part, dans l’Ecriture il n’est dit qu’il ait pris. Ce genre d’ellipse est assez commun parmi les écrivains sacrés. ― Il ne prend la nature des anges, il ne s’unit à la nature angélique. C’est l’explication des Pères de l’Eglise, et celle que semble clairement indiquer le verset suivant ; quoique le verbe grec que la Vulgate a rendu par apprehendit signifie primitivement prendre la main, et de là secourir, il a aussi el sens de prendre, saisir, embrasser, sans exclure l’idée de secourir.

De là vient qu’il a dû être fait semblable en tout à ses frères, afin d’être un Pontife miséricordieux et qui s’acquittât fidèlement de ce qu’il faut auprès de Dieu, pour expier les péchés du peuple ;

car, c’est parce qu’il a souffert, et a été lui-même éprouvé, qu’il peut secourir ceux qui sont éprouvés.