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Hébreux 11

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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
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Or la foi est la substance des choses qu’on espère, une conviction de celles qu’on ne voit point.

C’est pour l’avoir possédée que les anciens ont obtenu un bon témoignage.

C’est par la foi que nous reconnaissons que le monde a été formé par la parole de Dieu, en sorte que les choses que l’on voit n’ont pas été faites de choses visibles.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 1, 3. ― Les siècles ; c’est-à-dire ce qui est du temps, le monde.

C’est par la foi qu’Abel offrit à Dieu un sacrifice plus excellent que celui de Caïn ; c’est par elle qu’il fut déclaré juste, Dieu approuvant ses offrandes, et c’est par elle que, mort, il parle toujours.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 4, 4 ; Matthieu, 23, 35. ― Il parle encore : « allusion aux paroles de Dieu à Caïn : « Qu’as-tu fait ? La voix du sang de ton frère crie vers moi » Voir Genèse, 4, 10. Comparer à Hébreux, 12, 24. Mais est-ce là le langage de sa foi ? D’autres : il parle encore par son exemple, consigné dans les premières pages de l’Ecriture. » (CRAMPON)

C’est par la foi qu’Énoch fut enlevé sans qu’il eût subi la mort : « on ne le trouva plus, parce que Dieu l’avait enlevé » ; car avant cet enlèvement, il avait reçu ce témoignage « qu’il avait plu à Dieu. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 5, 24 ; Ecclésiastique, 44, 16.

Or, sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu ; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie qu’il existe, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent.

C’est par la foi que Noé, divinement averti des événements qu’on ne voyait pas encore, construisit, avec une pieuse crainte, une arche pour sauver sa famille ; c’est par elle qu’il condamna le monde, et devint héritier de la justice qui s’obtient par la foi.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 6, 14 ; 8, 5 ; Ecclésiastique, 44, 17. ― Ayant reçu une réponse du ciel, ayant été averti de Dieu.

C’est par la foi qu’Abraham, obéissant à l’appel de Dieu, partit pour un pays qu’il devait recevoir en héritage, et se mit en chemin sans savoir où il allait.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 12, 1. ― Qui est appelé Abraham ; c’est-à-dire qui est appelé maintenant Abraham. Saint Paul fait cette réflexion, parce que le patriarche s’appelait d’abord Abram, qui signifie père élevé, et qu’il ne reçut que plus tard, à cause de grande foi, le nom d’Abraham, ou père d’une grande multitude. Voir Genèse, 17, 5.

C’est par la foi qu’il séjourna dans la terre promise, comme dans une terre étrangère, habitant sous des tentes, ainsi qu’Isaac et Jacob, héritiers comme lui de la même promesse.

Car il attendait la cité aux solides fondements, dont Dieu est l’architecte et le constructeur.

C’est par la foi que Sara, elle aussi, qui n’était plus dans l’âge de concevoir, en reçut la vertu, parce qu’elle crut à la fidélité de Celui qui en avait fait la promesse.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 17, 19.

C’est pourquoi, d’un seul homme, déjà comme mort, sortit une postérité aussi nombreuse que les étoiles du ciel, et que les grains de sable innombrables qui sont sur le bord de la mer.

C’est dans la foi que ces patriarches sont tous morts, sans avoir reçu l’effet des promesses ; mais ils l’ont vu et salué de loin, confessant « qu’ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre. »

Ceux qui parlent ainsi montrent bien qu’ils cherchent une patrie.

Et certes, s’ils avaient entendu par là celle d’où ils étaient sortis, ils auraient eu le moyen d’y retourner.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

S’ils s’étaient souvenus, etc. ; c’est-à-dire s’ils s’étaient regardés comme citoyens d’Ur ou de Haran, ils y seraient aisément retournés.

Mais c’est à une patrie meilleure, à la patrie du ciel, que tendent leurs aspirations. C’est pourquoi Dieu n’a pas honte de s’appeler « leur Dieu », car il leur a préparé une cité.

C’est par la foi qu’Abraham mis à l’épreuve, offrit Isaac en sacrifice. Ainsi celui qui avait reçu les promesses,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 22, 1 ; Ecclésiastique, 44, 21.

et à qui il avait été dit : « C’est d’Isaac que naîtra ta postérité », offrit ce fils unique,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 21, 12 ; Romains, 9, 7.

estimant que Dieu est assez puissant pour ressusciter même les morts ; aussi le recouvra-t-il comme en figure.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Comme une figure de la mort et de la résurrection du Sauveur.

C’est par la foi qu’Isaac bénit Jacob et Esaü, en vue des choses à venir.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 27, vv. 27, 39.

C’est par la foi que Jacob mourant bénit chacun des fils de Joseph et qu’il « se prosterna appuyé sur le sommet de son sceptre ».

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 47, 31 ; 48, 15. ― Et s’inclina, etc. ; envisageant par la foi dans le sceptre de son fils la puissance souveraine du Messie, dont Joseph était la figure.

C’est par la foi que Joseph, près de sa fin, fit mention de la sortie des fils d’Israël, et qu’il donna des ordres au sujet de ses restes.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 50, 23. ― Du départ ; c’est-à-dire de la sortie d’Egypte. ― Joseph demanda que ses restes fussent transportés en Palestine quand Israël quitta quitterait l’Egypte, ce qui fut fidèlement exécuté.

C’est par la foi que Moïse à sa naissance, fut caché pendant trois mois par ses parents, parce qu’ils virent que l’enfant était beau, et qu’ils ne craignirent pas l’édit du roi.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Exode, 2, 2 ; 1, 17.

C’est par la foi que Moïse, devenu grand, renonça au titre de fils de la fille de Pharaon,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Exode, 2, 11.

aimant mieux d’être maltraité avec le peuple de Dieu, que de jouir des délices passagères du péché :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Aimant mieux, etc. Il préféra la vie pénible des Hébreux aux délices de la cour, qu’il ne pouvait goûter sans péché ; il aurait cru pécher s’il s’était livré aux plaisirs, sans se mettre en peine de ses frères.

il considéra l’opprobre du Christ comme une richesse plus grande que les trésors de l’Égypte ; car il avait les yeux fixés sur la récompense.

C’est par la foi qu’il quitta l’Égypte, sans redouter la colère du roi ; car il tint ferme, comme s’il voyait celui qui est invisible.

C’est par la foi qu’il célébra la Pâque et fit l’aspersion du sang, afin que l’exterminateur des premiers-nés ne touchât pas à ceux des Israélites.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Exode, 12, 21. ― Il fit et institua la Pâque. Voir Matthieu, 26, 2.

C’est par la foi qu’ils passèrent la mer Rouge comme une terre ferme, tandis que les Égyptiens qui tentèrent le passage furent engloutis.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Exode, 14, 22.

C’est par la foi que les murailles de Jéricho tombèrent, après qu’on en eût fait le tour pendant sept jours.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Josué, 6, 20.

C’est par la foi que Rahab la courtisane ne périt pas avec les rebelles, pour avoir donné aux espions une sûre hospitalité.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Josué, 2, 3. ― Pacifiquement, ou en silence, sans les découvrir, sans les dénoncer, ou avec bienveillance, sans leur faire aucun mal, les conservant sains et saufs ; car telle est la vraie signification du mot hébreu que l’on rend ordinairement par paix.

Et que dirai-je encore ? Le temps me manquerait si je voulais parler aussi de Gédéon, de Barac, de Samson, de Jephté, de David, de Samuel et des prophètes :

par la foi, ils ont conquis des royaumes, exercé la justice, obtenu l’effet des promesses, fermé la gueule des lions,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ont vaincu des royaumes, comme Gédéon, Barac, David. ― Fermé la gueule des lions, comme Daniel qui, jeté dans la fosse aux lions, n’en reçut aucun mal.

éteint la violence du feu, échappé au tranchant de l’épée, triomphé de la maladie, déployé leur vaillance à la guerre, mis en fuite des armées ennemis ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Arrêté la violence du feu. Les trois compagnons de Daniel jetés dans la fournaise ne furent point brûlés. ― Echappés au tranchant du glaive, comme Elie et Elisée, échappant à leurs ennemis. ― Ont été guéris de leurs maladies, comme le saint roi Ezéchias. ― Sont devenus forts dans la guerre, comme les Machabées.

par eux des femmes ont recouvré leurs morts ressuscités. Les uns ont péri dans les tortures, refusant la délivrance afin d’obtenir une meilleure résurrection ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Des femmes ont recouvré leurs morts, leurs enfants, ressuscités par Elie et Elisée. ― Les uns ont été torturés, le saint vieillard Eléazar et les sept frères Machabées.

d’autres ont souffert les moqueries et les verges ; de plus, les chaînes et les cachots ;

ils ont été lapidés, sciés, éprouvés ; ils sont morts par le tranchant de l’épée ; ils ont erré çà et là, couverts de peaux de brebis et de chèvres, dénués de tout, persécutés, maltraités,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ont été lapidés. Zacharie, fils du grand-prêtre Joïada, fut lapidé. Jérémie le fut aussi, selon une ancienne tradition. ― Sciés. D’après la tradition juive, Isaïe fut scié en deux.

— eux dont le monde n’était pas digne ; — ils ont été errants dans les déserts et les montagnes, dans les cavernes et dans les antres de la terre.

Cependant eux tous que leur foi a rendus recommandables, n’ont pas obtenu l’objet de la promesse

parce que Dieu nous a fait une condition meilleure pour qu’ils n’obtinssent pas sans nous la perfection du bonheur.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Dieu nous ménageant, etc. ; c’est-à-dire Dieu ayant voulu, par une faveur singulière qu’il nous a faite, que leur félicité complète fut différée jusqu’à ce que nous jouissions nous-mêmes de la nôtre. Mais ce retard de leur béatitude ne l’a pas diminuée ; au contraire, en les animant à une plus grande patience et à une espérance plus vive, il a augmenté le mérite de leur foi.