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Cantique des cantiques 5

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Ce livre est enregistré en un seul fichier : l'écoute couvre ses 8 chapitres d'affilée et ne démarre pas au chapitre affiché.

Crédits

Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Je suis entré dans mon jardin, ma sœur fiancée, j’ai cueilli ma myrrhe avec mon baume ; j’ai mangé mon rayon avec mon miel, j’ai bu mon vin avec mon lait !… Mangez, amis, buvez, enivrez-vous, mes bien-aimés.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Enivrez-vous (inebriamini). Dans ce passage, comme dans plusieurs autres, le verbe inebriare ne signifie pas boire au point de troubler le cerveau, il veut dire seulement boire autant que la soif et la nécessité le demandent, ou bien encore faire grande chère, se réjouir.

Je dors mais mon cœur veille… C’est la voix de mon bien-aimé ! Il frappe : « Ouvre-moi, ma sœur, mon amie, ma colombe, mon immaculée ; car ma tête est couverte de rosée, les boucles de mes cheveux sont trempées des gouttes de la nuit. » —

J’ai ôté ma tunique, comment la remettre ? J’ai lavé mes pieds, comment les salirais-je ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

J’ai lavé mes pieds. Comme les Orientaux portent ordinairement des sandales, ils se lavent souvent les pieds pour en enlever la poussière.

Mon bien-aimé a passé la main par le trou de la serrure, et mes entrailles se sont émues sur lui.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Par le trou de la porte, pour l’ouvrir.

Je me suis levée pour ouvrir à mon bien-aimé, et de mes mains a dégoutté la myrrhe, de mes doigts la myrrhe exquise, sur la poignée du verrou.

J’ouvre à mon bien-aimé ; mais mon bien-aimé avait disparu, il avait fui. J’étais hors de moi quand il me parlait. Je l’ai cherché, et ne l’ai pas trouvé ; je l’ai appelé, il ne m’a pas répondu.

Les gardes m’ont rencontrée, ceux qui font la ronde dans la ville ; ils m’ont frappée, ils m’ont meurtrie ; Ils m’ont enlevé mon manteau, ceux qui gardent la muraille.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Mon manteau. Le manteau des femmes orientales, qui leur sert en même temps de voiles, les couvre complètement.

Je vous en conjure, filles de Jérusalem, si vous trouvez mon bien-aimé, que lui direz-vous ?… Que je suis malade d’amour ! LE CHŒUR.

Qu’a donc ton bien-aimé de plus qu’un autre bien-aimé, ô la plus belle des femmes ? Qu’a donc ton bien-aimé de plus qu’un autre bien-aimé, pour que tu nous conjures de la sorte ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Qu’est-ce, etc. ; littéralement : Quel est ton bien-aimé en dehors d’un bien-aimé ? A quel signe pourrons-nous le reconnaître pour ton bien-aimé particulier ?

Mon bien-aimé est frais et vermeil ; il se distingue entre dix mille.

Sa tête est de l’or pur, ses boucles de cheveux, flexibles comme des palmes, sont noires comme le corbeau.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Comme les jeunes pousses de palmiers, qui sont toutes au haut de l’arbre et y forment une couronne.

Ses yeux sont comme des colombes au bord des ruisseaux, se baignant dans le lait, posées sur les rives.

Ses joues sont comme des parterres de baumiers, des carrés de plantes odorantes ; ses lèvres sont des lis, d’où découle la myrrhe la plus pure.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La première myrrhe ; c’est-à-dire la meilleure, la plus pure.

Ses mains sont des cylindres d’or, émaillés de pierres de Tharsis ; son sein est un chef-d’œuvre d’ivoire, couvert de saphirs.

Ses jambes sont des colonnes d’albâtre, posées sur des bases d’or pur. Son aspect est celui du Liban, élégant comme le cèdre.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Distingué comme les cèdres ; parmi tous les autres arbres.

Son palais n’est que douceur, et toute sa personne n’est que charme. Tel est mon bien-aimé, tel est mon ami, filles de Jérusalem. LE CHŒUR.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Son gosier ; c’est-à-dire, le son de sa voix, sa parole.