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Cantique des cantiques 8
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Crédits
Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Oh ! que ne m’es-tu un frère, qui aurait sucé les mamelles de ma mère ! Te rencontrant dehors, je t’embrasserais, et on ne pourrait me mépriser.
Je t’amènerais, je t’introduirais dans la maison de ma mère : tu m’enseignerais ; et je te ferais boire du vin aromatisé, le jus de mes grenades.
Sa main gauche est sous ma tête, et sa droite me tient embrassée.
Je vous en conjure, filles de Jérusalem, n’éveillez pas, ne réveillez pas la bien-aimée, avant qu’elle le veuille.
Quelle est celle-ci qui monte du désert, appuyée sur son bien-aimé ? Je t’ai réveillée sous le pommier, là, ta mère t’a conçue ; là, elle t’a conçue, là, elle t’a donné le jour.
Mets-moi comme un sceau sur ton cœur, comme un sceau sur ton bras ; car l’amour est fort comme la mort, la jalousie est inflexible comme le schéol. Ses ardeurs sont des ardeurs de feu, une flamme de Yahweh.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Comme un sceau sur ton bras. Allusion sans doute à une coutume semblable à celle des Assyro-Chaldéens, qui avaient pour sceau une pierre précieuse gravée, en forme de cylindre ; ils la portaient attachée à leur bras.
Les grandes eaux ne sauraient éteindre l’amour, et les fleuves ne le submergeraient pas. Un homme donnerait-il pour l’amour toutes les richesses de sa maison, on ne ferait que le mépriser.
Nous avons une petite sœur, qui n’a pas encore de mamelles : que ferons-nous à notre sœur, le jour où on la recherchera ?
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Quand il faudra lui parler ; c’est-à-dire la demander en mariage. Comparer à Genèse, 34, verset 4 et suivants.
Si elle est un mur, nous lui ferons un couronnement d’argent ; si elle est une porte, nous la fermerons avec des ais de cèdre.
Je suis un mur, et mes seins sont comme des tours, aussi suis-je, à ses yeux, celle qui a trouvé la paix.
Salomon avait une vigne à Baal-Hamon, il remit la vigne à des gardiens, et pour son fruit chacun devait lui apporter mille sicles d’argent.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Le pacifique ; c’est-à-dire Salomon, dont le nom hébreu a cette signification. ― Dans celle où il y a des peuples ; selon l’hébreu, dans Bahal Hâmôn, nom propre qui signifie maître, possesseur de multitude ; et suivant les Septante, dans Béélamôn, ville que plusieurs croient être Balamôn, mentionné dans le texte grec de Judith (voir Judith, 8, 3), et nommée Béthulie dans la Vulgate. ― Chacun ; c’est le vrai sens du mot hébreu traduit dans la Vulgate par homme (vir).
La vigne qui est à moi, j’en dispose : à toi, Salomon, les milles sicles, et deux cents aux gardiens de son fruit.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ma vigne est devant moi ; pour moi, au contraire, je n’ai loué ma vigne à personne ; je la garde et la cultive moi-même. ― Les mille, pièces d’argent. ― Sont pour toi, pacifique ; littéralement de toi pacifique (tui pacifici), t’appartiennent. L’Epouse veut dire que sa propre vigne, soignée et cultivée par elle-même, rapportera bien plus que celle que l’Epoux a confiée à des gardiens étrangers.
Toi qui habites les jardins, les compagnons prêtent l’oreille à ta voix : daigne me la faire entendre.
Cours, mon bien aimé, et sois semblable à la gazelle, ou au faon des biches, sur les montagnes des baumiers !
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Les montagnes des aromates, les montagnes sans doute où poussent des plantes aromatiques, comme à Cantique, 4, 6, la colline de l’encens.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Sous le pommier, etc. D’après la version latine, on ne peut savoir si c’est l’Epoux ou l’Epouse qui dit ces paroles et les suivantes ; mais le texte hébreu les attribue formellement à l’Epouse.