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Cantique des cantiques 1

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Crédits

Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

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Cantique des Cantiques, de Salomon.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le changement subit de personne est un des idiotismes de la langue biblique. ― Des mamelles sont donnés à l’époux, parce que Dieu aime son peuple comme une mère (voir Isaïe, 66, 13) et qu’il le porte dans son sein (voir Isaïe, 46, 3), ou parce que la doctrine divine est appelée un lait spirituel dont les enfants de Dieu se nourrissent (voir 1 Pierre, 2, 2).

Qu’il me baise des baisers de sa bouche ! Car ton amour est meilleur que le vin ;

tes parfums ont une odeur suave, ton nom est une huile épandue ; c’est pourquoi les jeunes filles t’aiment.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Dans ses celliers. Chez les anciens le cellier n’était pas une cave obscure, mais un lieu élevé de la maison où l’on mettait non seulement le vin, mais encore d’autres provisions et tout ce qu’on avait de plus précieux ; ce lieu était voisin de la chambre nuptiale. Homère nous apprend, en effet, que dans le palais d’Ulysse on conservait le vin et l’huile dans de grandes cruches rangées le long de la muraille dans un appartement d’en haut, où était aussi beaucoup d’or, d’argent et d’habits, outre le lit nuptial. Ainsi il n’est pas étonnant que l’Epouse dise plus d’une fois dans ce livre qu’elle a été introduite dans le cellier de l’Epoux.

Entraîne-moi après toi ; courons ! Le roi m’a fait entrer dans ses appartements ; nous tressaillirons, nous nous réjouirons en toi : nous célébrerons ton amour plus que le vin. Qu’on a raison de t’aimer !

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les tabernacles ou tentes de Cédar ; c’est-à-dire des Arabes cédaréniens ou Scénites, étaient de poils de chèvres, lesquelles sont presque toutes noires en ce pays. ― Les pavillons ou tentes ; littéralement les peaux ; parce que cette sorte d’habitations étaient anciennement faite avec des peaux ; mais disons que les voyageurs qui nous dépeignent les tentes des rois d’Orient, et celles de leur vizirs et de leurs généraux, ne parlent qu’avec admiration de leur beauté, de leur richesse et de leur magnificence.

Je suis noire, mais belle, filles de Jérusalem, comme les tentes de Cédar, comme les pavillons de Salomon.

Ne prenez pas garde à mon teint noir, c’est le soleil qui m’a brûlée ; les fils de ma mère se sont irrités contre moi ; ils m’ont mise à garder des vignes ; ma vigne, à moi, je ne l’ai pas gardée.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Où tu te reposes à midi. Les bergers se retirent à l’ombre ou sous un abri pendant les heures les plus chaudes du milieu du jour.

Dis-moi, ô toi que mon cœur aime, où tu mènes paître tes brebis, où tu les fais reposer à midi, pour que je ne sois pas comme une égarée, autour des troupeaux de tes compagnons.

Si tu ne le sais pas, ô la plus belle des femmes, sors sur les traces de ton troupeau, et mène paître tes chevreaux près des huttes des bergers.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

A mes coursiers, etc. C’était sans doute l’attelage dont Pharaon, roi d’Egypte, son beau-père, lui avait fait présent.

À ma cavale, quand elle est attelée aux chars de Pharaon, je te compare, ô mon amie.

Tes joues sont belles au milieu des colliers, ton cou est beau au milieu des rangées de perles.

Nous te ferons des colliers d’or, pointillés d’argent.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Mon nard. Voir Marc, note 14.3.

Tandis que le roi était à son divan, mon nard a donné son parfum.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les femmes dans l’Orient portaient sur elles des bouquets de myrrhe. Voir Exode, note 30.23.

Mon bien-aimé est pour moi un sachet de myrrhe, qui repose entre mes seins.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Cypre ; c’est le nom d’un arbrisseau, ayant la feuille semblable à celle de l’olivier, la fleur blanche et odorante, et les fruits pendants en grappes d’une odeur fort agréable. On en cueillait à Engaddi, ville située non loin de Jéricho, et devenue célèbre par l’abondance de ses palmiers, de ses vignes et de ses bananiers. ― « Le cypre ou chypre, en hébreu cophér, est l’arbuste nommé par les Arabes henna ou henné (Lawsonia inermis) dont les feuilles étaient employées par les Egyptiennes pour se teindre les mains et les pieds et parfois les cheveux. Les Juives adoptèrent cette mode qui se répandit ensuite dans tout l’Orient. Cet arbuste porte de charmantes fleurs d’un jaune d’or rassemblées en grappe sur des tiges dont le vif incarnat contraste agréablement avec la fraîche verdure des feuilles. Ces fleurs étaient fort estimées, pour leur suave odeur, par les femmes israélites ; elles en faisaient des bouquets qu’elles portaient dans leur sein et des couronnes dont elles ornaient leur tête. » (E. RIMMEL.)

Mon bien-aimé est pour moi une grappe de cypre, dans les vignes d’Engaddi.

Oui, tu es belle, mon amie ; oui, tu es belle ! Tes yeux sont des yeux de colombe.

Oui, tu es beau, mon bien-aimé ; oui, tu es charmant ! Notre lit est un lit de verdure.

Les poutres de nos maisons sont des cèdres, nos lambris sont des cyprès.