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2 Machabées 4
Mais Simon, qui avait, comme on l’a dit, donné l’avis touchant cet argent, et qui s’était déclaré contre sa patrie, décriait Onias par ses médisances, comme si c’eût été lui qui eût inspiré à Héliodore ce qu’il avait fait, et qu’il eût été la cause de tous ces maux ;
Et il osoit faire passer pour traître au royaume le protecteur de la ville, le défenseur de sa nation, et l’observateur très-zélé de la loi de Dieu.
Mais comme cette inimitié passa jusqu’à un tel excès, qu’il se commettait même des meurtres par quelques amis de Simon ;
Onias considérant les suites dangereuses de ces querelles, et l’emportement d’Apollonius, qui, ayant l’autorité de gouverneur dans la Célésyrie et dans la Phénicie, secondait et fortifiait encore la malice de Simon, il alla trouver le roi,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Apollonius. Voir plus haut, 2 Machabées, 3, 5.
Non pour accuser ses concitoyens, mais pour soutenir l’intérêt commun de tout son peuple, qu’il se proposait uniquement.
Car il voyait bien qu’il était impossible de pacifier les choses autrement que par l’autorité royale, et qu’il n’y avait que ce seul moyen pour faire cesser les folles entreprises de Simon.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Sa folie, c’est-à-dire, ses folles entreprises.
Mais après la mort de Séleucus, Antiochus, surnommé l’Illustre, lui ayant succédé dans le royaume, Jason, frère d’Onias, tâchait d’usurper le souverain sacerdoce ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Le Noble. Voir 1 Machabées, 10, 1. ? Séleucus IV Philopator. Voir plus haut, 2 Machabées, 3, 3. ? Antiochus IV le Noble ou Epiphane, frère et successeur de Séleucus IV (175-164). Voir 1 Machabées, 1, verset 11 et suivants. ? Jason est la forme grécisée du nom hébreu Josué ou Jésus. Ce fut lui-même, dit Josèphe, qui modifia ainsi son nom. Il voulait manifester ainsi son penchant pour les Grecs et leurs coutumes. Il acheta le souverain pontificat d’Antiochus Epiphane et en fit dépouiller son propre frère Onias III. Pendant trois ans, vers 174-171, il travailla à rendre Jérusalem païenne. Les intrigues de Ménélaüs, qui offrit une plus grosse somme d’argent au roi de Syrie, lui firent perdre sa dignité usurpée. Il essaya, mais sans succès, de la recouvrer, et après avoir erré en Arabie et en Egypte, il alla mourir à Lacédémone.
Étant venu pour cela trouver le roi, et lui promettant trois cent soixante talents d’argent, et quatre-vingts talents d’autres revenus ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Talents. Voir 1 Machabées, 11, 28.
Et de plus cent cinquante autres talents, si on lui donnait pouvoir d’établir une académie pour la jeunesse, et de faire les habitants de Jérusalem citoyens de la ville d’Antioche.
Le roi lui accorda ce qu’il demandait ; mais il n’eut pas plus tôt obtenu la principauté, qu’il commença à faire prendre à ceux de son pays les mœurs et les coutumes des Gentils.
Jason abolit les privilèges que la clémence et la bonté des rois avaient accordés aux Juifs par l’entremise de Jean, père d’Eupolémus, qui avait été envoyé en ambassade vers les Romains, pour renouveler l’amitié et l’alliance des Juifs avec eux ; et il renversa les ordonnances légitimes de ses concitoyens, pour en établir d’injustes et de corrompues.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Et abolissant, etc. Voir 1 Machabées, 8, 17. ? Jean, père d’Eupolème. Voir 1 Machabées, 8, 17.
Car il eut la hardiesse de bâtir un lieu d’exercice public sous la forteresse même, et d’exposer les jeunes hommes les plus accomplis en des lieux infâmes.
Ce qui n’était pas seulement un commencement, mais un grand progrès de la vie païenne et étrangère, causé par la méchanceté détestable et inouïe de l’impie Jason, usurpateur du nom de grand-prêtre :
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Non prêtre ; Jason est ainsi désigné parce qu’il avait usurpé le titre de grand prêtre.
Les prêtres mêmes ne s’attachant plus aux fonctions de l’autel, méprisant le temple, et négligeant les sacrifices, couraient aux jeux de la lutte, aux spectacles qui se représentaient, et aux exercices du palet.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Injuste, parce que les prêtres ne pouvaient y participer sans crime. ? La palestre, l’endroit consacré aux exercices grecs de la gymnastique et ces exercices eux-mêmes. ? Palet, petit disque en métal poli et lourd qu’on lançait au loin.
Ils ne faisaient aucun état de tout ce qui était en honneur dans leur pays, et ne croyaient rien de plus grand que d’exceller en tout ce qui était en estime parmi les Grecs.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Les gloires des Grecs, les titres et les dignités grecques, les luttes dans les jeux publics et les récompenses qui étaient discernées aux vainqueurs des jeux.
Il s’excitait pour cela une dangereuse émulation entre eux ; ils étaient jaloux des coutumes de ces païens, et affectaient d’être en tout semblables à ceux qui avaient été auparavant les mortels ennemis de leur pays.
Car on ne viole point impunément les lois de Dieu, comme on le verra clairement par la suite de cette histoire.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La circonstance suivante ; la suite de cette histoire.
Un jour que l’on célébrait à Tyr les jeux qui se font de cinq ans en cinq ans, et le roi étant présent,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Les fêtes quinquennales, probablement une sorte d’imitation des jeux olympiques de la Grèce.
L’impie Jason envoya de Jérusalem des hommes couverts de crimes porter trois cents drachmes d’argent pour le sacrifice d’Hercule ; mais ceux mêmes qui les apportaient demandèrent qu’elles ne fussent pas employées à ces sacrifices, parce qu’on ne devait pas en faire un tel usage, et qu’on s’en servit pour d’autres dépenses.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La didrachme ou double drachme valait environ quatre-vingts centimes. ? Hercule ?tait la divinité titulaire de Tyr. ? La divinité phénicienne s’appelait proprement Melkart ou le roi de la cité, et c’était un dieu solaire. Les Grecs l’identifièrent avec leur Héraklès ou Hercule.
Ainsi elles furent offertes pour le sacrifice d’Hercule par celui qui les avait envoyées ; mais à cause de ceux qui les apportèrent, on les employa pour la construction des galères.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Navires trirèmes, vaisseaux de guerre à trois rangs de rames.
Cependant Apollonius, fils de Mnesthéus, ayant été envoyé en Égypte, à cause des grands de la cour du roi Ptolémée Philométor, lorsque Antiochus eut reconnu qu’on l’avait entièrement éloigné du gouvernement des affaires du royaume, songeant à procurer ses intérêts propres, il partit de là, vint à Joppé, et ensuite à Jérusalem.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Apollonius, fils de Mnesthée, différent de celui dont il est parlé à 2 Machabées, 3, vv. 5, 7, est peut-être celui qu’Antiochus IV Epiphane avait mis à la tête de l’ambassade qu’il envoya à Rome. Plusieurs croient que c’est aussi le général que ce même prince envoya contre Judas Machabées et qui périt dans la bataille racontée à 1 Machabées, 3, 10. ? Ptolémée VI Philométor (181-146). ? A cause des grands de la cour. Le mot grec correspondant est obscur. Plusieurs exégètes le traduisent aujourd’hui par premier règne ou inauguration du règne de Ptolémée VI, laquelle eut lieu lorsque ce prince atteignit sa quatorzième année, en 173. Depuis 181 jusqu’à cette date, il avait été sous la tutelle de sa mère Cléopâtre et puis, après la mort de la reine, sous celle d’Eulæus et de Lénæus. Ptolémée VI régna deux fois. Antiochus Epiphane attaque plusieurs fois l’Egypte, de 171 à 168. Dans une de ces campagnes, en 171, Philométor tomba entre les mains du roi de Syrie et les Egyptiens placèrent son frère Ptolémée VII Physcon sur le trône. Les deux frères régnèrent simultanément pendant six ans, de 170 à 164. Au bout de ce temps, ne pouvant plus s’entendre, Philométor garda pour lui l’Egypte et Chypre, et Physcon eut la Cyrène et la Libye, grâce à l’intervention de Rome. Philométor régna ainsi de nouveau seul jusqu’à sa mort en 146. Voici le sens de la fin du verset 21. Ptolémée VI voulait recouvrer les provinces de Palestine et de Phénicie et de Cœlésyrie qui avait été enlevées par les Séleucides à l’Egypte et qui avaient été promises comme dot à Cléopâtre sa mère, mais ne lui avaient pas été rendues, voir plus haut, 2 Machabées, 3, 3. Philométor fit donc des préparatifs pour reprendre ces provinces de vive force. Antiochus Epiphane envoya Apollonius en Egypte pour parer le coup, mais trouvant que son ambassadeur ne prenait pas à cœur les affaires de son royaume, se rendit à Jaffa pour mettre la ville en état de résister aux attaques des Egyptiens, et c’est de là qu’il se rendit à Jérusalem.
Il fut reçu magnifiquement par Jason et par toute la ville, et il y fit son entrée à la lumière des flambeaux et parmi les acclamations publiques ; et il retourna de là en Phénicie avec son armée.
Trois ans après, Jason envoya Ménélaüs, frère de Simon, dont il a été parlé auparavant, pour porter de l’argent au roi, et pour, savoir sa réponse sur des affaires importantes.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Dont il a été parlé. Voir 1 Machabées, 3, 4. ? Ménélaüs, frère de Simon, était par conséquent de la tribu de Benjamin et ne pouvait aspirer légitimement au sacerdoce, n’étant pas descendant d’Aaron. Il acheta néanmoins le souverain pontificat, en surenchérissant sur Jason, vers l’an 170. Il n’était pas moins partisan que Jason des idées et des coutumes grecques. Cependant, comme il ne payait pas à Antiochus Epiphane les sommes qu’il lui avait promises, il fut chassé du pontificat et son frère Lysimaque tint sa place. Il ne cessa point pour cela ses intrigues. Il déroba des vases d’or du temple et en offrit une partie à Andronique, officier d’Antiochus IV. Onias III ayant reproché ses crimes à Ménélaüs, celui-ci, pour se venger, le fit périr par la main d’Andronique. Les Juifs ayant accusé plus tard Ménélaüs auprès du roi lui-même des crimes qu’il ne cessait de commettre, ne purent obtenir justice et ses accusateurs furent condamnés à mort, grâce à sa perfidie. Il aida Antiochus Epiphane à piller le temple de Jérusalem, voir 2 Machabées, 5, 15. La suite de son histoire est inconnue. Nous savons seulement qu’il expia enfin ses crimes et périt étouffé dans la cendre, voir 2 Machabées, 13, 3-8.
Mais Ménélaüs s’étant acquis la bienveillance du roi, par la manière dont il le flatta en relevant la grandeur de sa puissance, il trouva moyen de faire retomber entre ses mains la souveraine sacrificature, en donnant trois cents talents d’argent par-dessus ce que Jason en avait donné.
Et ayant reçu les ordres du roi, il s’en revint, n’ayant rien qui fût digne du sacerdoce, et n’apportant que le cœur d’un cruel tyran, et la colère d’une bête farouche.
Ainsi Jason, qui avait surpris son propre frère, fut trompé lui-même ; et ayant été chassé, il se réfugia au pays des Ammonites.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Avait surpris ; littéralement, avait fait captif ; selon le grec, avait trompé, fraudé.? Ammanites ; c’est-à-dire, Ammonites. La Vulgate porte ici ainsi que le grec Ammanites ; mais dans 3 Rois, 14, 21, où elle porte Ammanite, l’hébreu et le grec lui-même lisent Ammonite.
Ménélaüs entra de cette sorte dans la souveraine sacrificature ; mais il ne se mit point en peine d’envoyer au roi l’argent qu’il lui avait promis, quoique Sostrate, qui commandait dans la forteresse, le pressât d’en faire le paiement,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La citadelle des Grecs à Jérusalem. Comparer à 1 Machabées, 1, 35. ? Sostrate, en vertu de ses fonctions, avait certainement des soldats syriens sous ses ordres. Comme il était chargé du recouvrement des tributs, voir le verset 28, c’est lui qui devait naturellement réclamer de Ménélaüs l’accomplissement de ses promesses.
Comme ayant l’intendance des tributs ; c’est pourquoi ils reçurent tous deux un ordre de se rendre auprès du roi.
La dignité de grand-prêtre fut ôtée à Ménélaüs, et Lysimaque, son frère, lui succéda dans cette charge ; et le gouvernement de Chypre fut donné à Sostrate.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Les Cypriotes, les habitants de Cypre ou Chypre. ? Lysimaque, frère de Ménélaüs, tint la place de son frère éloigné de Jérusalem et ne se montra pas moins pervers que lui. Il expia ses crimes par sa mort, voir le verset 41.
Pendant que ces choses se passaient, ceux de Tharse et de Mallo excitèrent une sédition, parce qu’ils avaient été donnés à Antiochide, concubine du roi.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Tarse, capitale de la Cilicie. ? Mallo, ou Mallus, ville de la même province, sur le fleuve Pyramus. ? Antiochide avait reçu les revenus des deux villes de Tarse et de Mallo. Les rois d’Orient avaient coutume de donner aux reines pour leur entretien des villes ou même des provinces dont elles percevaient les revenus. Les habitants de Tarse et de Mallo se révoltent, soit parce qu’ils sont indignés d’être donnés à une femme illégitime, soit parce qu’ils craignent d’être trop pressurés par elle.
Le roi y vint en grande hâte pour les apaiser, ayant laissé pour son lieutenant un des grands de sa cour, nommé Andronique.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Andronique gouverne à Antioche, en l’absence d’Epiphane. Nous ne savons sur ce personnage que ce qui est raconté dans ce chapitre.
Mais Ménélaiis, croyant que cette occasion lui était favorable, déroba du temple quelques vases d’or, et en donna une partie à Andronique, ayant vendu les autres à Tyr, et dans les villes voisines.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ménélaüs, etc. ; il n’était plus à Jérusalem ; mais il y avait Lysimaque son vice-gérant, qui par ses ordres enleva des vases d’or du temple (voir verset 39).
Onias ayant su ceci très-certainement, le reprochait à Ménélaüs, se tenant cependant à Antioche, dans un lieu sûr près de Daphné.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Antioche, sur l’Oronte, capitale du royaume de Syrie. ? Daphné, ainsi appelée à cause de ses bois de lauriers, était pour les habitants d’Antioche un lieu de plaisance.
C’est pourquoi Ménélaüs alla trouver Andronique, et le pria de tuer Onias. Andronique étant donc venu ou était Onias, et lui ayant persuadé, par la parole qu’il lui donna avec serment, quoiqu’il le tînt pour suspect, de sortir de l’asile où il était, il le tua aussitôt, sans avoir aucune crainte de la justice.
Aussi, non seulement les Juifs, mais les autres nations mêmes, en conçurent de l’indignation, et ne pouvaient supporter l’injustice de la mort d’un si grand homme.
C’est pourquoi le roi étant revenu de Cilicie, les Juifs avec les Grecs l’allèrent trouver à Antioche, et lui firent leurs plaintes de ce meurtre si injuste d’Onias.
Antiochus fut saisi de tristesse au fond du cœur à cause de la mort d’Onias ; il fut touché de compassion, et il répandit des larmes, se souvenant de la sagesse et de la modération qui avaient toujours éclaté dans sa conduite ;
Et entrant en une grande colère contre Andronique, il commanda qu’on le dépouillât de la pourpre, qu’on le menât par toute la ville, et que ce sacrilège fût tué au même lieu où il avait commis cette impiété contre Onias ; le Seigneur rendant ainsi à ce misérable la punition qu’il avait si justement méritée.
Or Lysimaque ayant commis plusieurs sacrilèges dans le temple, par le conseil de Ménélaüs, et le bruit s’en étant répandu lorsqu’il en avait déjà emporté quantité d’or, une grande multitude de peuple se souleva contre Lysimaque.
Comme donc ceux de la ville se soulevaient, et qu’ils étaient animés d’une grande colère, Lysimaque arma environ trois mille hommes, et commença à user de violence, ayant pour chef un certain tyran également avancé en âge et consommé en malice.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Tyran, nom propre selon plusieurs interprètes. Les Actes des Apôtres (voir Actes des Apôtres, 19, 9) parlent aussi d’un personnage de ce nom.
Mais, lorsque le peuple vit que Lysimaque les attaquait de cette sorte, les uns prirent des pierres, les autres de gros bâtons, et quelques-uns jetèrent de la cendre contre lui.
Il y eut beaucoup de ses gens blessés, et quelques-uns de tués, et tous furent mis en fuite ; et le sacrilège fut aussi tué lui-même près du trésor.
On commença donc à accuser Ménélaüs de tous ces désordres.
Et le roi étant venu à Tyr, trois députés, envoyés par les anciens de la ville, lui vinrent porter leurs plaintes sur cette affaire.
Ménélaüs voyant qu’il succomberait sous cette accusation, promit à Ptolémée une grande somme d’argent, pour l’engager à parler au roi en sa faveur.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ptolémée. Voir 1 Machabées, 3, 38.
Ptolémée ayant donc été trouver le roi lorsqu’il s’était mis dans un vestibule comme pour se rafraîchir, il le fit changer de résolution ;
Et ce prince, déclarant Ménélaüs innocent, quoiqu’il fût coupable de toutes sortes de crimes, condamna en même temps à la mort ces pauvres députés, qui auraient été jugés innocents par des Scythes mêmes, s’ils avaient plaidé leur cause devant eux.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Les Scythes étaient considérés par les anciens comme les plus barbares des hommes.
Ainsi ceux qui avaient soutenu les intérêts de la ville et du peuple, et le respect dû aux vases sacrés, furent punis aussitôt contre toute sorte de justice.
C’est pourquoi les Tyriens mêmes étant touchés d’indignation, se montrèrent fort généreux dans la sépulture honorable qu’ils leur rendirent.
Cependant Ménélaüs se maintenait dans l’autorité, à cause de l’avarice de ceux qui étaient puissants près du roi, et il croissait en malice, ne travaillant qu’à dresser des piéges à ses concitoyens.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Simon. Voir plus haut, 2 Machabées, 3, 4.