Confort de lecture
Ces réglages restent sur cet appareil et valent pour toutes les pages de lecture du site.
Exode 15
ALORS Moïse et les enfants d’Israël chantèrent ce cantique au Seigneur, dirent : Chantons des hymnes au Seigneur, parce qu’il a fait éclater sa grandeur et sa gloire, et qu’il a précipité dans la mer le cheval et le cavalier.
Le Seigneur est ma force et le sujet de mes louanges, parce qu’il est devenu mon Sauveur : c’est lui qui est mon Dieu, et je publierai sa gloire ; il est le Dieu de mon père, et je relèverai sa grandeur.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Isaïe, 12, 2 ; Psaumes, 117, 14.
Le Seigneur a paru, comme un guerrier : son nom est, le Tout-Puissant.
Il a fait tomber dans la mer les chariots de Pharaon et son armée : les plus grands d’entre ses princes ont été submergés dans la mer Rouge.
Ils ont été ensevelis dans les abîmes, ils sont tombés comme une pierre au fond des eaux.
Votre droite, Seigneur, s’est signalée, et a fait éclater sa force ; votre droite, Seigneur ! a frappe l’ennemi de votre peuple.
Et vous avez renversé vos adversaires par la grandeur de votre puissance et de votre gloire. Vous avez envoyé le feu de votre colère, qui les a dévorés comme une paille.
Vous avez excité un vent furieux : et à son souffle les eaux se sont resserrées : l’eau qui coule naturellement s’est arrêtée ; et les abîmes des eaux se sont pressés, et ont remonté des deux côtés au milieu de la mer.
L’ennemi a dit : Je les poursuivrai, et je les atteindrai ; je partagerai leurs dépouilles, et mon âme sera pleinement satisfaite ; je tirerai mon épée, et ma main les fera tomber morts.
Vous avez répandu votre souffle, et la mer les a enveloppés ; ils ont été submergés sous la violence des eaux, et y sont tombés comme une masse de plomb.
Qui d’entre les forts est semblable à vous, Seigneur ! qui vous est semblable, à vous qui êtes tout éclatant de sainteté, terrible et digne de toute louange, et qui faites des prodiges ?
Vous avez étendu votre main, et la terre les a dévorés.
Vous vous êtes rendu, par votre miséricorde, le conducteur du peuple que vous avez racheté, et vous l’avez porte par votre puissance jusqu’au lieu de votre demeure sainte.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ce verset et les suivants contiennent une vraie prophétie de tout ce qui devait arriver aux Israélites dans leur voyage, jusqu’à leur entrée dans la Terre Promise, le pays de Chanaan.
Les peuples se sont élevés et se sont irrités : ceux qui habitent la Palestine ont été saisis d’une profonde douleur.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Sont montés ; hébraïsme, pour : ont fait une sortie contre les Hébreux.
Alors les princes d’Edom ont été troublés, l’épouvante a surpris les forts de Moab ; et tous les habitants de Chanaan ont séché de crainte.
Que l’épouvante et l’effroi tombent sur eux, Seigneur ! à cause de la puissance de votre bras ; qu’ils deviennent immobiles comme une pierre jusqu’à ce que votre peuple soit passé, jusqu’à ce que soit passé ce peuple que vous vous êtes acquis.
Vous les introduirez et vous les établirez, Seigneur ! sur la montagne de votre héritage, sur cette demeure très-ferme que vous vous êtes préparée vous-même, dans votre sanctuaire, Seigneur ! que vos mains ont affermi.
Le Seigneur régnera dans l’éternité, et au delà de tous les siècles.
Car Pharaon est entré à cheval dans la mer avec ses chariots et ses cavaliers : et le Seigneur a fait retourner sur eux les eaux de la mer : mais les enfants d’Israël ont passé à sec au milieu des eaux.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Car Pharaon est entré… Le texte porte : Le cheval (pour les chevaux) de Pharaon sont entrés dans la mer. ― Il faut remarquer qu’il n’y avait pas de cavaliers dans l’armée égyptienne, mais seulement des chariots portant des soldats.
Marie prophétesse, sœur d’Aaron, prit donc un tambour à la main : toutes les femmes marchèrent après elle avec des tambours, formant des chœurs de musique :
et Marie chantait la première, en disant : Chantons des hymnes au Seigneur, parce qu’il a signalé sa grandeur et sa gloire, et qu’il a précipite dans la mer le cheval et le cavalier.
Après donc que Moïse eut fait partir les Israélites de la mer Rouge, ils entrèrent au désert de Sur ; et ayant marché trois jours dans la solitude, ils ne trouvaient point d’eau.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Au désert de Sur. « Le mot Sur signifie en hébreu muraille. Pendant que nous étions à Ayoun Mouça (c’est-à-dire la Fontaine de Moïse, à l’entrée du désert), en regardant, au-delà de la plaine étincelante, les monts er-Rahah et et-Tih, qui la bordent, nous remarquâmes aussitôt que ce qui forme le caractère principal, sinon unique, de cette partie du désert, c’est cette longue chaîne montagneuse en forme de mur, et nous ne fûmes plus surpris que les Israélites eussent appelé ce lieu mémorable, d’après son trait le plus saillant, le désert de Sur ou de la Muraille. » (E. H. PALMER). ― Ils marchèrent trois jours dans la solitude et ils ne trouvaient pas d’eau. « Cette notice laconique met parfaitement en relief le caractère principal de cette contrée à l’époque actuelle. Une plaine morte et stérile, couverte seulement de quelques herbes et de quelques arbustes misérables, des cailloux noircis et rayés par le sable, une monotonie désolante, l’absence totale d’eau, à part celle que fournissent une demi-douzaine de crevasses remplies d’eau saumâtre, sur une superficie de 1 600 kilomètres carrés, tout cela ne produit que trop vivement dans l’esprit du voyageur l’impression d’un désert sans eau. » (H. S. PALMER).
Ils arrivèrent à Mara, et ils ne pouvaient boire des eaux de Mara, parce qu’elles étaient amères. C’est pourquoi on lui donna un nom qui lui était propre, en l’appelant Mara, c’est-à-dire, amertume.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Et ils vinrent à Marah. On s’accorde généralement à l’identifier avec Aïn-Haouarah. La fontaine est au centre d’une petite éminence, établie sur un dépôt calcaire ; elle a environ 1 mètre 80 de circonférence et 60 centimètres de profondeur. La qualité de l’eau varie un peu, selon les saisons, mais elle est toujours mauvaise et amère. Les hommes ne peuvent la boire et les chameaux eux-mêmes ne s’y désaltèrent que quand ils souffrent beaucoup de la soif.
Alors le peuple murmura contre Moïse, en disant : Que boirons-nous ?
Mais Moïse cria au Seigneur, lequel lui montra un certain bois qu’il jeta dans les eaux ; et les eaux, d’amères qu’elles étaient, devinrent douces. Dieu leur donna en ce lieu des préceptes et des ordonnances, et il y éprouva son peuple,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Judith, 5, 15 ; Ecclésiastique, 38, 5. ― Lui ; c’est-à-dire au peuple d’Israël. ― Lui montra un bois. On a supposé que ce bois était une plante appelée gharkad, dont les baies auraient été jetées dans la source. Mais les baies du gharkad n’ont aucune vertu adoucissante, et les Israélites traversaient le désert une saison où la plante ne les avait pas encore produites. Aucun bois connu ne possède la propriété de rendre potable la fontaine de Haouarah.
en disant : Si vous écoutez la voix du Seigneur, votre Dieu, et que vous fassiez ce qui est juste devant ses yeux ; si vous obéissez à ses commandements, et si vous gardez tous ses préceptes, je ne vous frapperai point de toutes les langueurs dont j’ai frappé l’Egypte : parce que je suis le Seigneur qui vous guéris.
Les enfants d’Israël vinrent ensuite à Elim, où il y avait douze fontaines et soixante et dix palmiers ; et ils campèrent auprès des eaux.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Nombres, 33, 9. ― Les enfants d’Israël vinrent à Elim. On s’accorde généralement à placer Elim à l’ouadi Gharandel ; c’est une oasis située à 86 kilomètres d’Ayoun Mouça. On y trouve des palmiers sauvages (nakhl), des tamaris et d’autres plantes du désert, entretenues par un ruisseau perpétuel, où coule une eau limpide. Au printemps, c’est-à-dire à l’époque où les Hébreux se trouvaient en ce lieu-là, ce ruisseau se subdivise, et il forme des étangs, entourés de joncs où abondent des oiseaux aquatiques et non aquatiques.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Sagesse, 10, 20.