Aller au contenu
Quaestio
Confort de lecture
Taille
Espacement
Présentation
Police

Ces réglages restent sur cet appareil et valent pour toutes les pages de lecture du site.

← Exode 20 Exode 21 sur 40 chapitres Exode 22 →

Exode 21

VOICI les ordonnances de justice que vous proposerez au peuple :

Si vous achetez un esclave hébreu, il vous servira durant six ans ; et au septième il sortira libre sans vous rien donner.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Deutéronome, 15, 12 ; Jérémie, 34, 14.

Il s’en ira de chez vous avec le même habit qu’il y est entré ; et s’il avait une femme, elle sortira aussi avec lui.

Mais si son maître lui en a fait épouser une dont il ait eu des fils et des filles, sa femme et ses enfants seront à son maître, et pour lui il sortira avec son habit.

Si l’esclave dit : J’aime mon maître, et ma femme et mes enfants ; je ne veux point sortir pour être libre :

son maître le présentera devant les juges, et ensuite l’ayant fait approcher des poteaux de la porte de sa maison, il lui percera l’oreille avec une alêne, et il demeurera son esclave pour jamais.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Aux dieux ; hébraïsme pour aux magistrats, qui rendent la justice au nom et à la place de Dieu. ― L’esclave était attaché un moment à la porte par l’oreille, voir Deutéronome, 15, 17, selon une coutume commune dans l’antiquité, pour marquer qu’il faisait désormais partie de la maison pour toujours.

Si quelqu’un a vendu sa fille pour être servante, elle ne sortira point comme les autres servantes ont accoutumé de sortir.

Si elle déplaît au maître à qui elle avait été donnée, il la laissera aller : mais l’ayant ainsi méprisée, il n’aura pas le pouvoir de la vendre à un peuple étranger.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

S’il l’a méprisée ; s’il la corrompue, s’il en a abusé, ou bien, s’il ne veut pas la retenir pour lui-même.

S’il la fait épouser à son fils, il la traitera comme l’on traite d’ordinaire les filles libres.

Mais s’il fait épouser à son fils une autre femme, il donnera à la fille ce qui lui est dû pour son mariage, et des vêtements, et il ne lui refusera pas le prix qui est dû à sa virginité.

S’il ne fait point ces trois choses, elle sortira libre, sans qu’il puisse en tirer d’argent.

Si quelqu’un frappe un homme avec dessein de le tuer, qu’il soit puni de mort.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Lévitique, 24, 17.

Quant à celui qui ne lui a point dressé d’embûches, mais entre les mains duquel Dieu l’a fait tomber par une rencontre imprévue, je vous marquerai un lieu où il pourra se réfugier.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Deutéronome, 19, 2.

Si quelqu’un tue son prochain de dessein prémédité, et lui ayant dressé des embûches, vous l’arracherez même de mon autel pour le faire mourir.

Celui qui aura frappé son père ou sa mère, sera puni de mort.

Celui qui aura enlevé un homme, et l’aura vendu, s’il est convaincu de ce crime, sera puni de mort.

Celui qui aura maudit son père ou sa mère, sera puni de mort.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Lévitique, 20, 9 ; Proverbes, 20, 20 ; Matthieu, 15, 4 ; Marc, 7, 10.

Si deux hommes se querellent, et que l’un frappe l’autre avec une pierre ou avec le poing, et que le blesse n’en meure pas, mais qu’il soit obligé de garder le lit ;

s’il se lève ensuite, et qu’il marche dehors s’appuyant sur son bâton, celui qui l’avait blessé sera regardé comme innocent de sa mort ; mais il sera obligé de le dédommager pour le temps où il n’aura pu s’appliquer à son travail, et de lui rendre tout ce qu’il aura donné à ses médecins.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les dépenses des médecins. Le texte original ne mentionne point les médecins, parce que la médecine n’était pas alors une profession parmi les Hébreux ; il dit seulement que celui qui a frappé dédommagera sa victime pour ce qu’il lui a fait perdre.

Si un homme frappe son esclave ou sa servante avec une verge, et qu’ils meurent entre ses mains, il sera coupable de crime.

Mais s’ils survivent un ou deux jours, il n’en sera point puni, parce qu’il les a achetés de son argent.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Parce que c’est avec son argent qu’il les a achetés.

Si des hommes se querellent, et que l’un d’eux ayant frappé une femme grosse, elle accouche d’un enfant mort sans qu’elle en meure elle-même, il sera obligé de payer ce que le mari de la femme voudra, et ce qui aura été ordonné par des arbitres.

Mais si la femme en meurt, il rendra vie pour vie ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ame pour âme ; c’est-à-dire vie pour vie.

et en général on rendra œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Lévitique 24, 20 ; Deutéronome, 19, 21 ; Matthieu, 5, 38.

brûlure pour brûlure, plaie pour plaie, meurtrissure pour meurtrissure.

Si un homme donne un coup dans l’œil à son esclave ou à sa servante, et qu’ensuite ils en perdent l’œil, il les renverra libres pour l’œil qu’il leur a fait perdre.

Il renverra encore libres son esclave ou sa servante, s’il leur fait sortir une dent de la bouche.

Si un bœuf frappe de sa corne un homme ou une femme, et qu’ils en meurent, le bœuf sera lapidé, et on ne mangera point de sa chair ; mais le maître du bœuf sera jugé innocent.

S’il y a déjà quelque temps que le bœuf frappait de la corne, et que le maître ne l’ait point renfermé après en avoir été averti, en sorte qu’ensuite il tue un homme ou une femme, le bœuf sera lapidé, et le maître puni de mort.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Depuis hier et avant-hier. Voir Exode, 4, 10.

Si on le taxe a une somme d’argent, il donnera pour racheter sa vie tout ce qu’on lui demandera.

Si son bœuf frappe aussi un garçon ou une fille, le même jugement aura lieu.

Si son bœuf frappe un esclave ou une servante, il payera à leur maître trente sicles d’argent, et le bœuf sera lapidé.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le sicle d’argent valait environ 1 franc 60 (en 1 900 ?).

Si quelqu’un a ouvert sa citerne, ou creusé la terre sans la couvrir, et qu’il y tombe un bœuf ou un âne,

le maître de la citerne rendra le prix de ces bêtes, et la bête qui sera morte sera pour lui.

Si le bœuf d’un homme blesse le bœuf d’un autre, et qu’il en meure, ils vendront le bœuf qui est vivant, et ils en partageront le prix entre eux : ils partageront de même le bœuf mort.

Si le maître sachant qu’il y avait déjà quelque temps que son bœuf frappait de la corne, n’a pas eu soin de le garder, il rendra bœuf pour bœuf, et tout le bœuf mort sera pour lui.