Confort de lecture
Ces réglages restent sur cet appareil et valent pour toutes les pages de lecture du site.
1 Samuel 23
APRÈS cela on vint dire à David : Voilà les Philistins qui attaquent Céila, et qui pillent les granges.
Sur quoi David consulta le Seigneur, et lui dit : Marcherai-je contre les Philistins, et pourrai-je les défaire ? Le Seigneur répondit à David : Allez ; vous déferez les Philistins, et vous sauverez Céila.
Les gens qui étaient avec David, lui dirent alors : Vous voyez qu’étant ici en Judée, nous n’y sommes pas sans crainte : combien serons-nous plus en danger si nous allons à Céila attaquer les troupes des Philistins !
David consulta encore le Seigneur, qui lui répondit : Allez, marchez à Céila : car je vous livrerai les Philistins entre les mains.
David s’en alla donc avec ses gens à Céila ; il combattit contre les Philistins, en fit un grand carnage, emmena leurs troupeaux, et sauva les habitants de Céila.
Or, quand Abiathar, fils d’Achimélech, se réfugia vers David à Céila, il apporta avec lui l’éphod du grand prêtre.
Lorsque Saül eut appris que David était venu à Céila, il dit : Dieu me l’a livré entre les mains. Il est pris, puisqu’il est entré dans une ville ou il y a des portes et des serrures.
Il commanda donc à tout le peuple de marcher contre Céila, et d’y assiéger David et ses gens.
David fut averti que Saül se préparait secrètement à le perdre : et il dit au prêtre Abiathar : Prenez l’éphod.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Revêtez-vous de l’éphod. Sur l’éphod, voir Exode, note 25.7.
Et David dit : Seigneur Dieu d’Israël ! votre serviteur a entendu dire que Saül se prépare à venir à Céila, pour détruire cette ville à cause de moi.
Les habitants de Céila me livreront-ils entre ses mains ? Et Saül y viendra-t-il comme votre serviteur l’a ouï dire ? Seigneur Dieu d’Israël ! faites-le connaître à votre serviteur. Le Seigneur répondit : Saül viendra.
David dit encore : Ceux de Céila me livreront-ils avec mes gens entre les mains de Saül ? Le Seigneur lui répondit : Ils vous livreront.
Commentaire (versets 11 à 12) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 11 à 12 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Est-ce que ; littéralement si, qui exprime souvent en hébreu une interrogation ou une négation.
David s’en alla donc aussitôt avec ses gens, qui étaient environ six cents ; et étant partis de Céila, ils erraient çà et là, sans savoir où s’arrêter. Saül ayant appris que David s’était retiré de Céila, et s’était sauvé, il ne parla plus d’y aller.
Or David demeurait dans le désert, en des lieux très-forts ; et il se retira sur la montagne du désert de Ziph, qui était fort couverte d’arbres. Saül le cherchait sans cesse ; mais Dieu ne le livra point entre ses mains.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ombragée, par les arbres dont elle était couverte. ― Dans le désert de Juda, qui s’étend entre les montagnes de Juda et la rive occidentale de la mer Morte. ― La solitude de Ziph était la partie du désert de Juda située dans les environs de la ville de Ziph, au sud-est d’Hébron, au nord de Carmel et de Maon.
David sut que Saül s’était mis en campagne pour trouver moyen de le perdre : c’est pourquoi il demeura toujours au désert de Ziph dans la forêt.
Jonathas, fils de Saül, vint l’y trouver, et le fortifia en Dieu, en lui disant :
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Fortifia ses mains, etc. Il l’encouragea soit par le souvenir des promesses de Dieu, soit par le renouvellement de leur alliance faite au nom de Dieu.
Ne craignez point : car Saül, mon père, quoi qu’il fasse, ne vous trouvera point. Vous serez roi d’Israël, et je serai le second après vous ; et mon père le sait bien lui-même.
Ils firent donc tous deux alliance devant le Seigneur. Et David demeura dans la forêt, et Jonathas retourna en sa maison.
Cependant ceux de Ziph vinrent trouver Saül à Gabaa, et lui dirent : Ne savez-vous pas que David est caché parmi nous, dans l’endroit le plus fort de la forêt, vers la colline d’Hachila, qui est à la droite du désert ?
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir 1 Rois, 26, 1. ― A Gabaa, Tell el-Foul. Voir 1 Rois, 11, 4. ― Sur la colline d’Hachila. Elle se trouvait entre Ziph et Maon. ― Qui est à la droite, c’est-à-dire au midi du désert de Ziph.
Puis donc que vous désirez de le trouver, vous n’avez qu’à venir, et ce sera à nous à le livrer entre les mains du roi.
Saül leur répondit : Bénis soyez-vous du Seigneur, vous qui avez été touchés de mes maux.
Allez donc, je vous prie ; faites toute sorte de diligence ; cherchez avec tout le soin possible ; considérez bien où il peut être, ou qui peut l’avoir vu : car il se doute bien que je l’observe, et que je l’épie pour le surprendre.
Examinez et remarquez tous les lieux où il a accoutumé de se cacher : et lorsque vous vous serez bien assurés de tout, revenez me trouver, afin que j’aille avec vous. Quand il se serait caché au fond de la terre, j’irai l’y chercher avec tout ce qu’il y a d’hommes dans Juda.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Parmi tous les mille, etc. ; c’est-à-dire parmi tous les hommes de Juda ; ou bien avec tous les hommes, toutes les troupes de Juda. Les tribus étaient divisées par maisons et familles formant ensemble mille hommes.
Ceux de Ziph s’en retournèrent ensuite chez eux avant Saül. Or David et ses gens étaient alors dans le désert de Maon dans la plaine, à la droite de Jésimon.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Maon. La ville de ce nom, à deux heures au sud de Ziph, donnait son nom au désert qui l’entourait. ― A la droite (au midi) de Jésimon, nom commun en hébreu, qui signifie désert ; ici le désert de Ziph, comme au verset 19.
Saül accompagné de tous ses gens alla donc l’y chercher. David en ayant eu avis, se retira aussitôt au rocher du désert de Maon, dans lequel il demeurait. Saül en fut averti, et il entra dans le désert de Maon pour l’y poursuivre.
Saül côtoyait la montagne d’un côté, et David avec ses gens la côtoyait de l’autre. David désespérait de pouvoir échapper des mains de Saül : car Saül et ses gens tenaient David, et ceux qui étaient avec lui, environnés comme dans un cercle pour les prendre.
Mais en même temps un courrier vint dire à Saül : Hâtez-vous de venir, car les Philistins sont entrés en grand nombre sur les terres d’Israël.
Saül cessa donc de poursuivre David, pour aller faire tête aux Philistins. C’est pourquoi l’on a appelé ce lieu-là, le Rocher de séparation.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Le Rocher qui divise, ou qui divisa ; parce qu’en cet endroit l’esprit de Saül et de ses gens se trouva divisé, partagé, pour savoir s’il devait aller au secours de son pays, ou continuer à poursuivre David. Ou plutôt : Le Rocher qui sépara, le lieu où Saül fut obligé de se séparer et d’abandonner la poursuite de David ; ou bien tout simplement le rocher qui séparait Saül de David, puisqu’il ne fallait que le passer pour s’emparer de David.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Céila était dans le voisinage du pays des Philistins. Voir Josué, 15, 44.