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1 Samuel 13

SAÜL était comme un enfant d’un an lorsqu’il commença de régner, et il régna deux ans sur Israël.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Avait un an ; littéralement était fils d’un an. On lèvera facilement les difficultés, autrement insolubles, qu’offre ce verset, si on le traduit, conformément à l’hébreu, par : Saül était fils ou âgé d’un an dans son règne ; et il avait régné deux ans ; et si ensuite on rattache la première partie aux événements rapportés dans les chapitres précédents, et la seconde à ce qui suit dans celui-ci ; car, dans cette supposition, le sens sera : Saül avait régné un an, quand, après la défaite des Ammonites et la levée du siège de Jabès, il fut reconnu de tout le peuple à Galgala ; et il avait régné deux ans, lorsqu’il choisit trois mille d’hommes d’Israël, etc.

Il choisit trois mille hommes du peuple d’Israël, dont il y en avait deux mille avec lui à Machmas, et sur la montagne de Béthel, et mille avec Jonathas à Gabaa, dans la tribu de Benjamin ; et il renvoya le reste du peuple chacun chez soi.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Gabaa-Benjamin ; Gabaa de la tribu de Benjamin ― Machmas, au nord-est de Jérusalem, aujourd’hui Moukmas. ― Béthel. Voir Genèse, 12, 8. ― Gaba de Benjamin. Voir 1 Rois, 11, 4.

Jonathas avec ses mille hommes battit la garnison des Philistins qui étaient à Gabaa. De quoi les Philistins furent aussitôt avertis ; et Saül le fit publier à son de trompe dans tout le pays, en disant : Que les Hébreux entendent ceci.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Gabaa, en hébreu Geba, n’est Gabaa de Saül, mais l’actuel Djeba, vis-à-vis de Machmas.

Ainsi le bruit se répandit dans tout Israël : Que Saül avait battu la garnison des Philistins, et qu’Israël s’était élevé contre eux : et le peuple s’assembla avec de grands cris auprès de Saül à Galgala.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le peuple, etc. ; c’est-à-dire le peuple suivit Saül à Galgala en criant, ou bien, selon le texte original, il s’assembla auprès de Saül à Galgala. ― A Galgala dans la plaine du Jourdain.

Les Philistins s’assemblèrent aussi pour combattre contre Israël, ayant trente mille chariots, six mille chevaux, et une multitude de gens de pied aussi nombreuse que le sable qui est sur le rivage de la mer. Et ils vinrent se camper à Machmas, vers l’orient de Beth-aven.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Béthaven était à l’est de Béthel.

Les Israélites se voyant ainsi réduits à l’extrémité, le peuple fut tout abattu, et ils allèrent se cacher dans les cavernes, dans les lieux les plus secrets, dans les rochers, dans les antres et dans les citernes.

Les autres Hébreux passèrent le Jourdain, et vinrent au pays de Gad et de Galaad. Saül était encore à Galgala ; mais tout le peuple qui le suivait était dans l’effroi.

Il attendit sept jours, comme Samuel lui avait ordonné. Cependant Samuel ne venait point à Galgala, et peu à peu tout le peuple l’abandonnait.

Saül dit donc : Apportez-moi l’holocauste et les pacifiques. Et il offrit l’holocauste.

Lorsqu’il achevait d’offrir l’holocauste, Samuel arriva. Et Saül alla au-devant de lui pour le saluer.

Samuel lui dit : Qu’avez-vous fait ? Saül lui répondit ; Voyant que le peuple me quittait ; que vous n’étiez point venu au jour que vous aviez dit ; et que les Philistins s’étaient assemblés à Machmas ;

j’ai dit en moi-même : Les Philistins vont venir m’attaquer à Galgala, et je n’ai point encore apaisé le Seigneur. Etant donc contraint par cette nécessité, j’ai offert l’holocauste.

Samuel dit à Saül : Vous avez fait une folie, et vous n’avez point gardé les ordres que le Seigneur, votre Dieu, vous avait donnés. Si vous n’aviez point fait cette faute, le Seigneur aurait maintenant affermi pour jamais votre règne sur Israël.

Mais votre règne ne subsistera point à l’avenir. Le Seigneur s’est pourvu d’un homme selon son cœur, et il a ordonné qu’il soit le chef de son peuple : parce que vous n’avez point observé les ordres qu’il vous a donnés.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Actes des Apôtres, 13, 22.

Samuel s’en alla ensuite, et passa de Galgala à Gabaa de la tribu de Benjamin ; et le reste du peuple marchant avec Saül contre les troupes qui les attaquaient, passa aussi de Galgala à Gabaa, sur la colline de Benjamin. Saül ayant fait la revue du peuple qui était demeuré avec lui, trouva environ six cents hommes.

Saül et Jonathas, son fils, étaient donc à Gabaa de Benjamin avec ceux qui les avaient suivis ; et les Philistins étaient campés à Machmas.

Il sortit alors trois partis du camp des Philistins pour aller piller : l’un prit le chemin d’Ephra vers le pays de Suai ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ephra, à l’est de Béthel. ― Sual, ainsi nommé probablement des chacals qui y abondaient, n’a pas été retrouvé.

l’autre marcha comme pour aller à Beth-horon ; et le troisième tourna vers le chemin du coteau qui borne la vallée de Séboïm du côté du désert.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Béthoron, ville d’Ephraïm, sur la route qui conduisait au pays des Philistins et en Egypte. ― Séboïm, inconnu.

Or il ne se trouvait point de forgeron dans toutes les terres d’Israël. Car les Philistins avaient pris cette précaution, pour empêcher que les Hébreux ne forgeassent ni épées ni lances.

Et tous les Israélites étaient obligés d’aller chez les Philistins pour faire aiguiser le soc de leurs charrues, leurs hoyaux, leurs cognées et leurs serfouettes.

C’est pourquoi le tranchant des socs de leurs charrues, des boyaux, des fourches et des cognées était usé, sans qu’ils eussent seulement de quoi aiguiser une pointe.

Et lorsque le jour du combat fut venu, hors Saül et Jonathas, son fils, il ne se trouva personne de tous ceux qui les avaient suivis, qui eût une lance ou une épée à la main.

Et la garde avancée des Philistins étant sortie de Machinas, s’avança vers Gabaa.