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Apocalypse 6
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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Et je vis l’Agneau qui ouvrit le premier des sept sceaux, et j’entendis l’un des quatre animaux qui disait comme d’une voix de tonnerre : « Viens ! »
Et je vis paraître un cheval blanc. Celui qui le montait avait un arc ; on lui donna une couronne, et il partit en vainqueur et pour vaincre.
Et quand il eut ouvert le deuxième sceau, j’entendis le second animal qui disait : « Viens ! »
Et il sortit un autre cheval qui était roux. Celui qui le montait reçut le pouvoir d’ôter la paix de la terre, afin que les hommes s’égorgeassent les uns les autres, et on lui donna une grande épée.
Et quand il eut ouvert le troisième sceau, j’entendis le troisième animal qui disait : « Viens ! » Et je vis paraître un cheval noir. Celui qui le montait tenait à la main une balance ;
et j’entendis au milieu des quatre animaux comme une voix qui disait : « Une mesure de blé pour un denier ! Trois mesures d’orge pour un denier ! » Et : « Ne gâte pas l’huile et le vin ! »
Et quand il eut ouvert le quatrième sceau, j’entendis la voix du quatrième animal qui disait : « Viens ! »
Et je vis paraître un cheval de couleur pâle. Celui qui le montait se nommait la Mort, et l’Enfer le suivait. On leur donna pouvoir sur la quatrième partie de la terre, pour faire tuer par l’épée, par la famine, par la mortalité et par les bêtes féroces de la terre.
Et quand il eut ouvert le cinquième sceau, je vis sous l’autel les âmes de ceux qui avaient été immolés pour la parole de Dieu et pour le témoignage qu’ils avaient eu à rendre.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Sous l’autel. Jésus-Christ, en tant qu’homme, est cet autel sous lequel les âmes des martyrs vivent dans le ciel, comme leurs corps sont ici déposés sous nos autels.
Et ils crièrent d’une voix forte, en disant : « Jusques à quand, ô Maître Saint et Véritable, ne ferez-vous pas justice et ne redemanderez-vous pas notre sang à ceux qui habitent sur la terre ? »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Le saint et le véritable. Comparer à Apocalypse, 3, 7. ― Ne ferez-vous point, etc. Les saints ne demandent pas cela par haine de leurs ennemis, mais par zèle pour la gloire de Dieu, désirant que le Seigneur hâte le jugement universel, et la béatitude complète de ses élus.
Alors on leur donna à chacun une robe blanche, et on leur dit de se tenir en repos encore un peu de temps, jusqu’à ce que fût complet le nombre de leurs compagnons de service et de leurs frères qui devaient être mis à mort comme eux.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Une robe blanche, stolê. Voir Luc, 12, 22.
Et je vis, quand il eut ouvert le sixième sceau, qu’il se fit un grand tremblement de terre, et le soleil devint noir comme un sac de crin, la lune entière parut comme du sang,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Noir comme un sac de poils. Les sacs de deuil dont se servaient ordinairement les prophètes étaient faits de poils noirs ou bruns, soit de chèvre, soit de chameau.
et les étoiles du ciel tombèrent vers la terre, comme les figues vertes tombent d’un figuier secoué par un gros vent.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ses figues. Les figues sont ordinairement nombreuses sur les figuiers, et un grand vent les fait tomber en abondance.
Et le ciel se retira comme un livre qu’on roule, et toutes les montagnes et les îles furent remuées de leur place.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Comme un livre roulé. Les livres anciens étaient de grands rouleaux de papier ou de vélin.
Et les rois de la terre, et les grands, et les généraux, et les riches, et les puissants, et tout esclave ou homme libre se cachèrent dans les cavernes et les rochers des montagnes,
et ils disaient aux montagnes et aux rochers : « Tombez sur nous et dérobez-nous à la face de Celui qui est assis sur le trône et à la colère de l’Agneau ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Isaïe, 2, 19 ; Osée, 10, 8 ; Luc, 23, 30.
car il est venu le grand jour de sa colère, et qui peut subsister ? »
Commentaire (versets 2 à 8) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 2 à 8 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Ce guerrier monté sur un cheval blanc représente Jésus-Christ allant soumettre le monde à son Evangile ; les quatre chevaux, les jugements et les châtiments qui devaient tomber sur les ennemis de Jésus-Christ et de son Eglise ; le cheval roux signifie les guerres ; le noir, la famine et le pâle monté par la Mort, les plaies et la peste.