Aller au contenu
Quaestio
Confort de lecture
Taille
Espacement
Présentation
Police

Ces réglages restent sur cet appareil et valent pour toutes les pages de lecture du site.

← Apocalypse 21 Apocalypse 22 sur 22 chapitres Fin de la Bible →

Apocalypse 22

Écouter

Crédits

Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Puis il me montra un fleuve d’eau de la vie, clair comme du cristal, jaillissant du trône de Dieu et de l’Agneau,

au milieu de la rue de la ville ; et de part et d’autre du fleuve, des arbres de vie qui donnent douze fois leurs fruits, les rendant une fois par mois, et dont les feuilles servent à la guérison des nations.

Il n’y aura plus aucun anathème ; le trône de Dieu et de l’Agneau sera dans la ville ; ses serviteurs le serviront, et

ils verront sa face, et son nom sera sur leurs fronts.

Il n’y aura plus de nuit, et ils n’auront besoin ni de la lumière de la lampe, ni de la lumière du soleil, parce que le Seigneur Dieu les illuminera ; et ils régneront aux siècles des siècles.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Isaïe, 60, 20. ― « Que peut-on conclure de l’Apocalypse, relativement à la fin du monde, à ses circonstances, à sa date ? Saint Jean cherche moins à satisfaire notre curiosité qu’à fortifier notre foi et à exciter notre vigilance. Il nous apprend peu de choses relativement à la fin du monde. On voit bien dans les derniers chapitres de l’Apocalypse, qu’il y aura une résurrection générale et un jugement universel, que les méchants seront la proie de l’enfer et que les élus entreront en possession du ciel. On y apprend encore que, dans les derniers temps du monde, le démon sortira de l’abîme, qu’il séduira les peuples et reprendra son empire, que la cité des saints ou l’Eglise sera environnée d’ennemis et en butte à toutes sortes d’attaques, et que ses ennemis seront miraculeusement abattus. De plus, on a lieu de croire que ce qui a été dit des dernières persécutions de l’empire romain, et des séductions causées par la fausse sagesse et ses opérations théurgiques, se renouvellera alors avec un scandale encore plus grand. Mais c’est à peu près tout ce qu’on peut conclure. Le reste n’est que conjecture ou imagination. ― Sur la date de la fin du monde, en particulier, l’Apocalypse ne fournit qu’une seule donnée, et il en résulte qu’elle doit avoir lieu bien longtemps après la fin des persécutions et la chute de Rome. Entre l’enchaînement de Satan, qui suit la ruine de l’empire, et le jugement dernier, saint Jean place une période de paix, puis un certain temps durant lequel Satan reprendra son empire et séduira les nations. Or, la période de paix doit durer un millier d’années, c’est-à-dire un espace de temps très long, incomparablement plus long que les persécutions, quoique le nombre rond d’un millier ne doive pas s’entendre d’une manière plus littérale que les nombres sept, douze, trois, etc. Et pour la période de séduction et d’impiété, qu’on croit devoir être celle de l’Antéchrist, il n’est pas dit que le jugement universel doive la suivre immédiatement. » (L. BACUEZ.)

Et l’ange me dit : « Ces paroles sont certaines et véritables ; et le Seigneur, le Dieu des esprits des prophètes, a envoyé son ange pour montrer à ses serviteurs les choses qui doivent arriver bientôt. —

Voici que je viens bientôt. Heureux celui qui garde les paroles de la prophétie de ce livre ! »

C’est moi, Jean, qui ai entendu et vu ces choses. Et après les avoir entendues et vues, je tombai aux pieds de l’ange qui me les montrait pour l’adorer.

Mais il me dit : « Garde-toi de le faire ! Je suis serviteur au même titre que toi, que tes frères, les prophètes, et que ceux qui gardent les paroles de ce livre. Adore Dieu. »

Et il me dit : « Ne scelle point les paroles de la prophétie de ce livre ; car le moment est proche.

Que celui qui est injuste fasse encore le mal ; que l’impur se souille encore ; que le juste pratique encore la justice, et que le saint se sanctifie encore.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Que celui qui fait l’injustice la fasse encore, etc. Ce n’est pas une permission ou un conseil donné au méchant de faire le mal, mais une simple supposition. Le vrai sens est donc : Si l’homme injuste continue ses injustices, il ne tardera pas à en subir la peine ; de même que si celui qui est juste le devient encore davantage, il en recevra bientôt la récompense. Au reste, le verset suivant suffit pour justifier cette interprétation. Ajoutons que notre propre langue fournit des exemples de ce genre de construction.

Et voici que je viens bientôt, et ma rétribution est avec moi, pour rendre à chacun selon son œuvre.

Je suis l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Isaïe, 41, 4 ; 44, 6 ; 48, 12 ; Apocalypse, 1, vv. 8, 17 ; 21, 6.

Heureux ceux qui lavent leurs robes, afin d’avoir droit à l’arbre de la vie, et afin d’entrer dans la ville par les portes !

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Lavent leurs vêtements dans le sang de l’Agneau, « emprunté à Apocalypse, 7, 14 : sanctifient leur vie. Une variante très autorisée porte : pratiquent ces (ses ?) commandements. ― Par les portes : comparer à Genèse, 3, 24. » (CRAMPON)

Dehors les chiens, les magiciens, les impudiques, les meurtriers, les idolâtres, et quiconque aime le mensonge et s’y adonne !

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Loin d’ici les chiens. Chez les Hébreux, le chien passait pour un animal immonde ; on ne pouvait donc marquer un plus profond mépris et une plus grande horreur pour quelqu’un que de l’appeler chien. Voir Philippiens, 3, 2 ; Matthieu, 7, 6. ― Le mensonge : comparer à Apocalypse, 21, 8.

C’est moi, Jésus, qui ai envoyé mon ange vous attester ces choses, pour les Églises. C’est moi qui suis le rejeton et le fils de David, l’étoile brillante du matin. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Je suis la racine ; en tant que créateur et source de la vie. ― La race ; c’est-à-dire le descendant.

Et l’Esprit et l’Épouse disent : « Venez ! » Que celui qui entend dise aussi : « Venez ! Que celui qui a soif, vienne ! Que celui qui le désire, prenne de l’eau de la vie gratuitement ! »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Isaïe, 55, 1. ― L’Esprit de Dieu dans le cœur des fidèles (voir Romains, 8, vv. 15-16, 26) et l’Epouse, c’est-à-dire l’Eglise du Sauveur (voir Apocalypse, 21, vv. 2, 9) lui répondent en soupirant après son glorieux retour : Venez. ― Eau de la vie : comparer à 1 Jean, 4, 14 ; 7, 37 ; Apocalypse, 21, 6 ; 22, 1.

Je déclare aussi à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre que, si quelqu’un y ajoute, Dieu le frappera des fléaux décrits dans ce livre ;

et que, si quelqu’un retranche des paroles de ce livre prophétique, Dieu lui retranchera sa part de l’arbre de la vie et de la cité sainte, qui sont décrits dans ce livre.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

De ce qui est écrit dans ce livre ; c’est-à-dire des promesses qui sont contenues dans ce livre.

Celui qui atteste ces choses, dit : « Oui, je viens bientôt. » Amen ! Venez, Seigneur Jésus !

Que la grâce du Seigneur Jésus [Christ] soit avec [vous] tous ! [Amen !]