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Apocalypse 3
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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Écris encore à l’ange de l’Église de Sardes : Voici ce que dit Celui qui a les sept Esprits de Dieu et les sept étoiles : Je connais tes œuvres : tu as la réputation d’être vivant, mais tu es mort.
Sois vigilant, et affermis le reste qui allait mourir ; car je n’ai pas trouvé tes œuvres parfaites devant mon Dieu.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Tous les restes. Il y a dans le texte le genre neutre, ce qui est un pur hébraïsme qui a pour but de marquer une universalité complète, qui n’admet aucune exception.
Souviens-toi donc de l’enseignement que tu as reçu et entendu ; garde-le et repens-toi. Si donc tu ne veilles pas, je viendrai à toi comme un voleur, sans que tu aies su à quelle heure je viendrai à toi.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir 1 Thessaloniciens, 5, 2 ; 2 Pierre, 3, 10 ; Apocalypse, 16, 15.
Pourtant tu as à Sardes quelques personnes qui n’ont pas souillé leurs vêtements ; ceux-là marcheront avec moi en vêtements blancs, parce qu’ils en sont dignes.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Noms. Dans les énumérations, le mot nom se prend pour tête, individu, personne. Comparer à Actes des Apôtres, 1, 15, où la Vulgate elle-même a rendu par hommes le terme grec qui signifie noms.
Celui qui vaincra sera ainsi revêtu de vêtements blancs ; je n’effacerai point son nom du livre de la vie, et je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges.
Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises !
Écris encore à l’ange de l’Église de Philadelphie : Voici ce que dit le saint, le Véritable, Celui qui a la clef de David, Celui qui ouvre et personne ne ferme, qui ferme et personne n’ouvre :
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Isaïe, 22, 22 ; Job, 12, 14. ― Philadelphie était en Lydie, comme Sardes, au pied du mont Tmolus, sur le Caïstre. Elle avait été bâtie par Attale II Philadelphe qui lui avait donné son nom. Depuis l’an 132 avant Jésus-Christ, elle était soumise à la province romaine.
Je connais tes œuvres. Voici que j’ai mis devant toi une porte ouverte, que personne ne peut fermer, parce que tu as peu de puissance, que tu as gardé ma parole et que tu n’as point renié mon nom.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
J’ai posé ; littéralement, j’ai donné. Le verbe hébreu correspondant réunit ces deux significations.
Voici que je te donne quelques-uns de la synagogue de Satan, qui se disent Juifs, et ne le sont point, mais ils mentent ; voici, je les ferai venir se prosterner à tes pieds, et ils connaîtront que je t’ai aimé.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Je produirai, je poserai, j’établirai. Voir le verset 8. ― Qui se disent, etc., Voir Apocalypse, 2, 9. ― Qu’ils adorent. On a déjà vu que dans le style des Hébreux, le mot adoration signifiait souvent un simple hommage de respect.
Parce que tu as gardé ma parole sur la patience, moi aussi je te garderai de l’heure de l’épreuve qui va venir sur le monde entier, pour éprouver les habitants de la terre.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La parole de ma patience. Le mot parole est mis pour précepte. Saint Jean, en effet, emploie souvent la phrase garder la parole, pour garder la loi. De plus, l’expression la parole de ma patience, est une hyperbate hébraïque ; la construction régulière est : Ma parole, ou mon précepte de la patience, touchant la patience.
Voici que je viens bientôt : tiens ferme ce que tu as, afin que personne ne ravisse ta couronne.
Celui qui vaincra, j’en ferai une colonne dans le temple de mon Dieu, et il n’en sortira plus ; et j’écrirai sur lui le nom de mon Dieu, et le nom de la ville de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem, qui descend du ciel d’auprès de mon Dieu, et mon nom nouveau.
Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises !
Écris encore à l’ange de l’Église de Laodicée : Voici ce que dit l’Amen, le Témoin fidèle et véritable, le Principe de la création de Dieu :
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Jean, 14, 6. ― Des créatures. Le texte porte au singulier de la créature, mais c’est évidemment un nom collectif ; ou bien ce mot doit se prendre ici, comme en plusieurs autres passages, dans le sens de création. ― Laodicée. Voir Colossiens, 2, 1.
Je connais tes œuvres : tu n’es ni froid ni chaud. Plût à Dieu que tu fusses froid ou chaud !
Aussi, parce que tu es tiède et que tu n’es ni froid ni chaud, je vais te vomir de ma bouche.
Tu dis : Je suis riche, j’ai acquis de grands biens, je n’ai besoin de rien ; et tu ne sais pas que tu es un malheureux, un misérable, pauvre, aveugle et nu,
je te conseille de m’acheter de l’or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche ; des vêtements blancs pour te vêtir et ne pas laisser paraître la honte de ta nudité ; et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Cet or éprouvé au feu est le symbole de la charité ; ces habits blancs, celui de l’innocence, des vertus chrétiennes, des œuvres saintes (voir Apocalypse, 19, 8), et ce collyre, celui de l’humilité qui nous ouvre les yeux, en nous faisant connaître nos défauts.
Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j’aime ; aie donc du zèle et repens-toi.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Proverbes, 3, 12 ; Hébreux, 12, 6.
Voici que je me tiens à la porte et je frappe : si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez toi, je souperai avec lui et lui avec moi.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Dieu frappe à la porte de notre cœur par les avertissements qu’il nous donne ; il entre en nous par la charité qu’il répand dans nos cœurs ; il soupe avec nous par les grâces dont il nous comble en cette vie, considérée comme le soir qui précède le grand jour de l’éternité.
Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône comme moi aussi j’ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône.
Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises !
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Sardes, métropole de la Lydie, en Asie Mineure, toute adonnée aux plaisirs, sur la pente du Tmolus, baignée par le Pactole, ancienne capitale de Crésus. Il y avait beaucoup de Juifs.