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Apocalypse 2

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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

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  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

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Écris à l’ange de l’Église d’Éphèse : Voici ce que dit Celui qui tient les sept étoiles dans sa main droite, Celui qui marche au milieu des sept chandeliers d’or :

Je connais tes œuvres, ton labeur et ta patience ; je sais que tu ne peux supporter les méchants ; que tu as éprouvé ceux qui se disent apôtres et ne le sont pas, et que tu les as trouvés menteurs ;

que tu as de la patience, que tu as eu à supporter pour mon nom, et que tu ne t’es point lassé.

Mais j’ai contre toi que tu t’es relâché de ton premier amour.

Souviens-toi donc d’où tu es tombé, repens-toi et reviens à tes premières œuvres ; sinon, je viendrai à toi, et j’ôterai ton chandelier de sa place, à moins que tu ne te repentes.

Pourtant tu as en ta faveur que tu hais les œuvres des Nicolaïtes, œuvres que moi aussi je hais.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Nicolaïtes ; hérétiques qui avaient pris leur nom de Nicolas, l’un des sept diacres de Jérusalem, qui fut l’auteur, ou plutôt l’occasion de cette secte.

Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises ! À celui qui vaincra, je lui donnerai à manger de l’arbre de vie, qui est dans le paradis de [mon] Dieu.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Cet arbre de vie au milieu du paradis, c’est Jésus-Christ présent dans le ciel ; le fruit de cet arbre, c’est la possession de Dieu. « L’arbre de vie, planté au milieu du paradis terrestre, et dont les fruits devaient communiquer l’immortalité à nos premiers parents, était le symbole de la communion intime de l’homme avec Dieu, source de la vie véritable : la même image symbolise ici la communication incessamment renouvelée de la vie divine accordée aux élus, l’aliment toujours nouveau de leur éternel amour. » (CRAMPON, 1 885)

Écris encore à l’ange de l’Église de Smyrne : Voici ce que dit le Premier et le Dernier, Celui qui était mort et qui a repris vie :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Smyrne, ville ionienne, port de la mer Egée, dans l’Asie Mineure, à 320 stades romains au nord d’Ephèse, célèbre par son commerce.

Je connais ta tribulation et ta pauvreté, — mais tu es riche, — et les insultes de ceux qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais bien une synagogue de Satan.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Qui se disent, etc. Ils se disaient Juifs, et ne l’étaient pas, parce que le vrai Juif n’est pas celui qui le paraît au dehors, mais celui qui l’est intérieurement. Voir Romains, 2, 28-29.

Ne crains rien de ce que tu auras à souffrir. Voici que le diable va jeter quelques-uns de vous en prison, afin que vous soyez mis à l’épreuve, et vous aurez une tribulation de dix jours. Sois fidèle jusqu’à la mort et je te donnerai la couronne de la vie.

Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises ! Celui qui vaincra ne recevra aucun dommage de la seconde mort.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La seconde mort est la damnation éternelle, comme la première est la mort du corps.

Écris encore à l’ange de l’Église de Pergame : Voici ce que dit Celui qui a le glaive aigu à deux tranchants :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Pergame, ville de la grande Mysie, en Asie Mineure, au confluent du Caïque et du Cétius, renommée pour son temple d’Esculape et pour sa riche bibliothèque, ainsi que pour ses fabriques de parchemin. Le mot parchemin n’est qu’une altération du nom de Pergame.

Je sais où tu habites : là où se trouve le trône de Satan ; mais tu es fermement attaché à mon nom, et tu n’as point renié ma foi, même en ces jours où Antipas, mon témoin fidèle, a été mis à mort chez vous, où Satan habite.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Antipas, d’après certaines hypothèses, aurait été évêque de Pergame avant celui à qui s’adressa saint Jean. Les martyrologes nous apprennent qu’il consomma son martyre dans les flancs d’un taureau d’airain brûlant.

Mais j’ai contre toi quelques griefs ; c’est que tu as là des gens attachés à la doctrine de Balaam, qui conseillait à Balac de mettre devant les fils d’Israël une pierre d’achoppement, pour les amener à manger des viandes immolées aux idoles et à se livrer à l’impudicité.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Nombres, 24, 3 ; 25, 2.

De même toi aussi, tu as des gens attachés pareillement à la doctrine des Nicolaïtes.

Repens-toi ! sinon, je viendrai à toi promptement, et je leur ferai la guerre avec le glaive de ma bouche.

Que celui qui a des oreilles entende ce que dit l’Esprit aux Églises ! À celui qui vaincra, je donnerai de la manne cachée ; et je lui donnerai une pierre blanche, et sur cette pierre est écrit un nom nouveau, que personne ne connaît, si ce n’est celui qui le reçoit.

Écris encore à l’ange de l’Église de Thyatire : Voici ce que dit le Fils de Dieu, Celui qui a les yeux comme une flamme de feu, et dont les pieds sont semblables à l’airain :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Thyatire. Voir Actes des Apôtres, 16, 14.

Je connais tes œuvres, ton amour, ta foi, ta bienfaisance, ta patience et tes dernières œuvres plus nombreuses que les premières.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Tes aumônes ; littéralement, ton ministère ; mot qui, comme on l’a déjà vu, signifie quelquefois la dispensation, la distribution des aumônes. Comparer à 2 Corinthiens, 8, 4 ; 9, vv. 1, 12-13.

Mais j’ai contre toi quelques griefs : c’est que tu laisses la femme Jézabel, se disant prophétesse, enseigner et séduire mes serviteurs, pour qu’ils se livrent à l’impudicité et mangent des viandes immolées aux idoles.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Jézabel était sans doute une femme chrétienne influente qu’on avait entraînée dans le parti de l’erreur. Ce nom de Jézabel pourrait du reste n’être pas véritable, mais bien une appellation déguisée, empruntée à la femme impie d’Achab, roi d’Israël. Crampon dit : « soit une secte personnifiée (celles des Nicolaïtes ?), soit un personnage réel, dont le nom est emprunté à la fameuse reine d’Israël, si ardente à propager l’idolâtrie et à persécuter les serviteurs de Dieu (voir 1 Rois, chapitre 19 et suivants). »

Je lui ai donné du temps pour faire pénitence, et elle ne veut pas se repentir de son impudicité.

Voici que je vais la jeter sur un lit, et plonger dans une grande tristesse ses compagnons d’adultère, s’ils ne se repentent des œuvres qu’elle leur a enseignées.

Je frapperai de mort ses enfants, et toutes les Églises connaîtront que je suis celui qui sonde les reins et les cœurs ; et je rendrai à chacun de vous selon vos œuvres.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Samuel, 16, 7 ; Psaumes, 7, 10 ; Jérémie, 11, 20 ; 17, 10 ; 20, 12.

Mais à vous, aux autres fidèles de Thyatire, qui ne reçoivent pas cette doctrine, qui n’ont pas connu les profondeurs de Satan (comme ils les appellent), je vous dis : Je ne vous imposerai pas d’autre fardeau ;

seulement, tenez ferme ce que vous avez, jusqu’à ce que je vienne.

Et à celui qui vaincra et qui gardera jusqu’à la fin mes œuvres, je lui donnerai pouvoir sur les nations ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

On voit ici que les saints après leurs morts vivent avec Dieu, et ont puissance sur les contrées et les nations.

il les gouvernera avec un sceptre de fer, ainsi que l’on brise les vases d’argile,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Psaumes, 2, 9.

comme moi-même j’en ai reçu le pouvoir de mon Père, et je lui donnerai l’étoile du matin.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

C’est Jésus-Christ lui-même qui est l’étoile du matin (voir Apocalypse, 22, 16), qui se lèvera dans nos cœurs (voir 2 Pierre, 1, 19), en se manifestant à nous, et qui se donnera à nous, en nous communiquant l’éclat de sa gloire.

Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Églises !