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Juges 21
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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Les hommes d’Israël avaient juré à Maspha, en disant : « Aucun de nous ne donnera sa fille pour femme à un Benjamite. »
Le peuple vint à Béthel, et il y resta devant Dieu jusqu’au soir. Élevant la voix, ils firent de grandes lamentations, et ils dirent :
« Pourquoi, ô Yahweh, Dieu d’Israël, est-il arrivé en Israël qu’il manque aujourd’hui une tribu d’Israël ? »
Le lendemain, le peuple s’étant levé dès le matin, ils bâtirent là un autel, et ils offrirent des holocaustes et des sacrifices pacifiques.
Et les enfants d’Israël dirent : « Quel est celui d’entre toutes les tribus d’Israël qui n’est pas monté à l’assemblée devant Yahweh ? » Car on avait fait un serment solennel contre celui qui ne monterait pas vers Yahweh à Maspha, en disant : « Il sera puni de mort. »
Les enfants d’Israël avaient compassion de Benjamin, leur frère, et ils disaient : « Une tribu a été retranchée aujourd’hui d’Israël !
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Leur frère Benjamin ; c’est-à-dire leurs frères de la tribu de Benjamin. Ici, comme souvent ailleurs, le fondateur de la tribu se prend pour la tribu elle-même.
Que ferons-nous pour eux, pour procurer des femmes à ceux qui restent ? Car nous avons juré par Yahweh de ne pas leur donner de nos filles pour femmes »
Ils dirent donc : « Y a-t-il une seule d’entre les tribus d’Israël qui ne soit pas montée vers Yahweh à Maspha ? » Et voici, personne de Jabès en Galaad n’était venu au camp, à l’assemblée.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Jabès-Galaad, ville de Galaad, dans le voisinage de Pella. La situation exacte de cette ville n’est pas connue. Peut-être était-elle située à Ed-Deir, près de l’ouadi Yabès, à cinq heures de marche au sud de Bethsan.
On fit le recensement du peuple, et voici qu’il n’y avait là aucun des habitants de Jabès en Galaad.
Alors l’assemblée envoya contre eux douze mille hommes d’entre les vaillants, en leur donnant cet ordre : « Allez, et frappez du tranchant de l’épée les habitants de Jabès en Galaad, avec les femmes et les enfants.
Voici ce que vous ferez : vous dévouerez à l’anathème tout homme, et toute femme qui a connu la couche d’un homme. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Nombres, 31, 17-18.
Ils trouvèrent parmi les habitants de Jabès en Galaad quatre cents jeunes filles vierges, qui n’avaient pas connu d’homme en partageant sa couche, et ils les amenèrent dans le camp à Silo, qui est au pays de Chanaan.
Alors toute l’assemblée envoya des messagers pour parler aux fils de Benjamin qui étaient réfugiés au rocher de Remmon, et pour leur annoncer la paix.
Les Benjamites revinrent en ce temps-là, et on leur donna les femmes à qui on avait laissé la vie parmi les femmes de Jabès en Galaad ; mais il ne s’en trouva pas assez pour eux.
Le peuple avait compassion de Benjamin, car Yahweh avait fait une brèche dans les tribus d’Israël.
Les anciens de l’assemblée dirent : « Que ferons-nous pour procurer des femmes à ceux qui restent, puisque les femmes de Benjamin ont été détruites ? »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Sont tombées à la fois, sous les coups du glaive. Voir les versets 10 et 11.
Et ils dirent : « Que l’héritage de ceux qui ont échappé demeure à Benjamin, afin qu’une tribu ne soit pas effacée d’Israël.
Mais nous, nous ne pouvons pas leur donner de nos filles pour femmes, car les enfants d’Israël ont juré, en disant : « Maudit soit celui qui donnera sa fille pour femme à un Benjamite ? »
Et ils dirent : « Voici une fête de Yahweh, qui se célèbre chaque année à Silo, ville située au nord de Béthel, à l’orient de la route qui monte de Béthel à Sichem, et au midi de Lébona. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Béthel. Voir Genèse, 12, 8. ― Lébona, ville au nord de Silo.
Puis ils donnèrent cet ordre aux fils de Benjamin : « Allez, et placez-vous en embuscade dans les vignes.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Cachez-vous dans les vignes. Les vignes qui, du temps de Josué et des Juges, étaient aux environs de Silo, ont aujourd’hui disparu. Avec la ruine du village, la désolation s’est répandue sur les collines d’alentour.
Vous regarderez, et, lorsque les filles de Silo sortiront pour danser en chœur, vous sortirez des vignes, et vous enlèverez chacun votre femme d’entre les filles de Silo, et vous vous en irez dans le pays de Benjamin.
Si leurs pères ou leurs frères viennent réclamer auprès de nous, nous leur dirons : Laissez-les-nous, car nous n’avons pas pris une femme pour chacun dans la guerre. Et ce n’est pas vous qui les leur avez données ; en ce cas, vous seriez coupables. »
Les fils de Benjamin firent ainsi : ils prirent des femmes selon leur nombre parmi les danseuses, qu’ils enlevèrent, et, s’étant mis en route, ils retournèrent dans leur héritage ; ils rebâtirent les villes et ils y habitèrent.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Rebâtissant. C’est le sens qu’exige l’article qui se trouve en hébreu devant le mot villes. Les villes dont il est ici question existaient déjà ; et d’ailleurs, comme nous l’avons remarqué dans un autre endroit (voir Nombres, 32, 34), le verbe hébreu bâtir, signifie souvent par extension rebâtir, reconstruire, restaurer, embellir son édifice.
En ce temps-là, les enfants d’Israël s’en allèrent de là, chacun dans sa tribu et dans sa famille, et ils retournèrent de là, chacun dans son héritage.
En ces jours-là, il n’y avait pas de roi en Israël ; chacun faisait ce qui était bon…
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Jurèrent aussi à Maspha ; ce mot aussi de la Vulgate donne au prétérit jurèrent le sens du plus-que-parfait qui se trouve dans le texte original, et qui rattache ainsi ce serment à l’assemblée que les Israélites avaient tenu à Maspha. Voir Juges, chapitre 20.