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Juges 15
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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Quelque temps après, à l’époque de la moisson des blés, Samson alla voir sa femme, en apportant un chevreau. Il dit : « Je veux entrer auprès de ma femme dans sa chambre. » Mais son père ne lui accorda pas l’entrée ;
et son père dit : « J’ai pensé que tu avais pour elle de la haine, et je l’ai donnée à ton ami. Est-ce que sa jeune sœur n’est pas plus belle qu’elle ? Qu’elle soit ta femme à sa place. »
Samson leur dit : « Cette fois je serai innocent envers les Philistins, si je leur fais du mal. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Il n’y aura plus, etc. ; c’est-à-dire je ne serai point coupable envers les Philistins.
Et Samson s’en alla. Il attrapa trois cents renards et, ayant pris des torches, il tourna les renards queue contre queue, et mit une torche entre les deux queues, au milieu.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Les renards dont il est ici question sont les schacals, espèce d’animaux qui tiennent le milieu entre le renard ordinaire, le chien et le loup. On les rencontre par troupes dans la Palestine ; ils cherchent la société des hommes, et se laissent prendre facilement.
Il alluma ensuite les torches et lâcha les renards dans les moissons des Philistins ; il embrasa depuis les tas de gerbes jusqu’aux blés sur pied et aux plantations d’oliviers.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Dans les moissons des Philistins. Les cinq villes des Philistins étaient situées dans une vaste plaine que le texte hébreu appelle Séphéla ou le pays bas. Sur le rivage de la mer Méditerranée s’étend une large bande de sable stérile, mais tout le reste de la plaine n’est qu’un immense champ de blé, d’un rapport merveilleux, parsemé çà et là de légers mamelons, couverts de jardins verdoyants et de riches vergers.
Les Philistins dirent : « Qui a fait cela ? » On répondit : « C’est Samson, le gendre du Thamnéen, parce que celui-ci lui a pris sa femme et l’a donnée à son ami. » Et les Philistins étant montés, ils la brûlèrent, elle et son père.
Samson leur dit : « C’est ainsi que vous agissez ! Eh bien, je ne cesserai qu’après m’être vengé de vous. »
Et il les battit rudement, cuisse et hanche ; il descendit ensuite et demeura dans la caverne du rocher d’Etam.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
On met souvent la jambe sur la cuisse, quand on est pensif, inquiet, interdit. L’hébreu porte : Et il les frappa jambe sur cuisse ; ce qui peut être une expression proverbiale désignant une défaite entière. ― Dans la caverne du rocher d’Etam. Cette caverne était probablement une des nombreuses excavations qu’on trouve à l’extrémité orientale de la plaine de la Séphéla, dans les derniers contreforts des montagnes de Juda, vers Lekiéh et Deir-Dubban.
Alors les Philistins montèrent et campèrent en Juda, se répandant en Léchi.
Les hommes de Juda dirent : « Pourquoi êtes-vous tournés contre nous ? » Ils répondirent : « Nous sommes montés pour lier Samson, afin de le traiter comme il nous a traités. »
Trois mille hommes de Juda descendirent à la caverne du rocher d’Etam, et dirent à Samson : « Ne sais-tu pas que les Philistins sont nos maîtres ? Qu’est-ce que tu nous as fait là ? » Il leur répondit : « Je les ai traités comme ils m’ont traité. »
Ils lui dirent : « Nous sommes descendus pour te lier, afin de te livrer entre les mains des Philistins. » Samson leur dit : « Jurez-moi que vous ne voulez pas me tuer. »
Ils lui répondirent en disant : « Non ; nous voulons seulement te lier et te livrer entre leurs mains, mais nous ne te ferons pas mourir. » Et l’ayant lié de deux cordes neuves, ils le firent monter du rocher.
Lorsqu’il arriva à Léchi, les Philistins poussèrent à sa rencontre des cris de joie. Alors l’Esprit de Yahweh le saisit, et les cordes qu’il avait aux bras devinrent comme des fils de lin brûlés par le feu, et ses liens tombèrent de ses mains.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
A l’odeur du feu ; aux approches, au moindre contact du feu.
Trouvant une mâchoire d’âne fraîche, il étendit la main, la saisit et en frappa mille hommes.
Et Samson dit : « Avec une mâchoire d’âne, je les ai bien asinés (rossés), avec une mâchoire d’âne, j’ai frappé mille hommes. »
Quand il eut achevé de parler, il jeta de sa main la mâchoire, et nomma ce lieu Ramath-Léchi.
Dévoré par la soif, il invoqua Yahweh, et dit : « C’est vous qui avez accordé par la main de votre serviteur cette grande délivrance ; et maintenant, faut-il que je meure de soif et que je tombe entre les mains des incirconcis ? »
Et Dieu fendit le rocher creux qui est à Léchi, et il en sortit de l’eau. Samson but, son esprit se ranima et il reprit vie. C’est pourquoi on a appelé cette source En-Hakkoré ; elle existe à Léchi, jusqu’à ce jour.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Fontaine de l’invoquant Elle ne devait pas être éloignée d’Etam.
Samson jugea Israël, au temps des Philistins, pendant vingt ans.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Il lui apporta un chevreau. Voir 1 Rois, note 16.20.