Confort de lecture
Ces réglages restent sur cet appareil et valent pour toutes les pages de lecture du site.
2 Corinthiens 9
IL serait superflu de vous écrire davantage touchant cette assistance qui se prépare pour les saints de Jérusalem.
Car je sais avec quelle affection vous vous y portez ; et c’est aussi ce qui me donne lieu de me glorifier de vous devant les Macédoniens, leur disant que la province d’Achaïe était disposée à faire cette charité dès l’année passée ; et votre exemple a excité le même zèle dans l’esprit de plusieurs.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Les Macédoniens. Au premier siècle de notre ère, la province romaine de Macédoine comprenait l’ancienne Macédoine, la Thessalie, l’Epire et une partie de l’Illyrie. ― L’Achaïe comprenait le reste de l’ancienne Grèce.
C’est pourquoi j’ai envoyé nos frères vers vous, afin que ce ne soit pas en vain que je me sois loué de vous en ce point, et qu’on vous trouve tout prêts, selon l’assurance que j’en ai donnée ;
de peur que si ceux de Macédoine qui viendront avec moi, trouvaient que vous n’eussiez rien préparé, ce ne fût à nous, pour ne pas dire à vous-mêmes, un sujet de confusion dans cette conjoncture, de nous être loués de vous.
C’est ce qui m’a fait juger nécessaire de prier nos frères d’aller vous trouver avant moi, afin qu’ils aient soin que la charité que vous avez promis de faire, soit toute prête avant notre arrivée ; mais de telle sorte que ce soit un don offert par la charité, et non arraché à l’avarice.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
L’aumône, littéralement, la bénédiction ; mot qui en effet se prend, dans le Nouveau comme dans l’Ancien Testament, pour don, largesse, libéralité. Par extension, il signifie aussi don copieux, largesse abondante, et de là abondance, comme dans le verset suivant.
Or je vous avertis, mes frères, que celui qui sème peu, moissonnera peu ; et que celui qui sème avec abondance, moissonnera aussi avec abondance.
Ainsi que chacun donne ce qu’il aura résolu en lui-même de donner, non avec tristesse, ni comme par force : car Dieu aime celui qui donne avec joie.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Ecclésiastique, 35, 11.
Et Dieu est tout-puissant pour vous combler de toute grâce ; afin qu’ayant en tout temps et en toutes choses tout ce qui suffit pour votre subsistance, vous ayez abondamment de quoi exercer toutes sortes de bonnes œuvres ;
selon ce qui est écrit : Le juste distribue son bien ; il donne aux pauvres ; sa justice demeure éternellement.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Psaumes, 111, 9. ― Justice. Ce mot signifie ici, comme dans Psaumes, 111, 9, d’où cette citation est tirée, et dans plusieurs autres endroits de l’Ecriture, bienfaisance, libéralité, aumône.
Dieu, qui donne la semence à celui qui sème, vous donnera le pain dont vous avez besoin pour vivre, et multipliera ce que vous aurez semé, et fera croître de plus en plus les fruits de votre justice ;
afin que vous soyez riches en tout, pour exercer avec un cœur simple toute sorte de charités : ce qui nous donne sujet de rendre à Dieu de grandes actions de grâces.
Car cette oblation dont nous sommes les ministres, ne supplée pas seulement aux besoins des saints ; mais elle est riche et abondante par le grand nombre d’actions de grâces qu’elle fait rendre à Dieu ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Mais la dispensation. Voir Actes des Apôtres, 8, 4. ― De cette collecte ; littéralement, de cet office, de ce devoir. Il s’agit incontestablement des aumônes qui devaient être recueillies à Corinthe et portées à Jérusalem. ― Aux saints. Voir Actes des Apôtres, 9, 13.
parce que ces saints recevant ces preuves de votre libéralité par notre ministère, se portent à glorifier Dieu de la soumission que vous témoignez à l’Évangile de Jésus-Christ, et de la bonté avec laquelle vous faites part de vos biens, soit à eux, soit à tous les autres ;
et de plus elle est riche et abondante par les prières qu’ils font pour vous, dans l’affection qu’ils vous portent à cause de l’excellente grâce que vous avez reçue de Dieu.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Sens : les judéo-chrétiens de Jérusalem, secourus par vous, prieront pour vous, et dans leur prières leur reconnaissance leur inspirera pour vous une tendre amitié ; ils comprendront que les Juifs et les gentils sont vraiment frères en Jésus-Christ : et cela à cause de la grâce, etc., de la foi, source de la charité, qu’ils verront briller en vous (verset 13).
Dieu soit loué de son ineffable don !
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La dispensation, les aumônes et leur distribution.