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2 Corinthiens 4
C’EST pourquoi ayant reçu un tel ministère selon la miséricorde qui nous a été faite, nous ne nous laissons point abattre ;
mais nous rejetons loin de nous les passions qui se cachent comme étant honteuses, ne nous conduisant point avec artifice, et n’altérant point la parole de Dieu ; mais n’employant pour notre recommandation envers tous les hommes qui jugeront de nous selon le sentiment de leur conscience, que la sincérité avec laquelle nous prêchons devant Dieu la vérité de son Évangile.
Si l’Évangile que nous prêchons, est encore voilé, c’est pour ceux qui périssent qu’il est voilé ;
pour ces infidèles dont le dieu de ce siècle a aveuglé les esprits, afin qu’ils ne soient point éclairés par la lumière de l’Évangile de la gloire de Jésus-Christ, qui est l’image de Dieu.
Car nous ne nous prêchons pas nous-mêmes ; mais nous prêchons Jésus-Christ notre Seigneur ; et quant à nous, nous nous regardons comme vos serviteurs pour Jésus :
parce que le même Dieu qui a commandé que la lumière sortît des ténèbres, est celui qui a fait luire sa clarté dans nos cœurs, afin que nous puissions éclairer les autres, en leur donnant la connaissance de la gloire de Dieu, selon qu’elle paraît en Jésus-Christ.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
De la gloire de Dieu, empreinte, resplendissante, sur la face du Christ Jésus.
Or nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin qu’on reconnaisse que la grandeur de la puissance qui est en nous, est de Dieu, et non pas de nous.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Afin que la grandeur et la gloire de notre ministère soient attribuées à Dieu, et nullement à nous.
Nous sommes pressés de toutes sortes d’afflictions, mais nous n’en sommes pas accablés ; nous nous trouvons dans des difficultés insurmontables, mais nous n’y succombons pas ;
nous sommes persécutés, mais non pas abandonnés ; nous sommes abattus, mais non pas entièrement perdus ;
portant toujours en notre corps la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus paraisse aussi dans notre corps.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La mort de Jésus (comparer à Romains, 4, 19), même sens que les souffrances du Christ (voir 2 Corinthiens, 1, 5) : exposé, en prêchant l’Evangile, à la même mort que Jésus a soufferte. ― Afin que notre délivrance et notre conservation soient comme la manifestation de la vie de Jésus ressuscité. D’autres : De même que nos souffrances nous font entrer en quelque sorte dans la mort de Jésus, ainsi que notre victoire nous fait participer à sa résurrection et à sa vie glorieuse. (CRAMPON)
Car nous qui vivons, nous sommes à toute heure livrés à la mort pour Jésus, afin que la vie de Jésus paraisse aussi dans notre chair mortelle.
Ainsi sa mort imprime ses effets en nous, et sa vie en vous.
Et parce que nous avons un même esprit de foi, selon qu’il est écrit, J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé ; nous croyons aussi nous autres, et c’est aussi pourquoi nous parlons ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Psaumes, 115, 1.
sachant que celui qui a ressuscité Jésus, nous ressuscitera aussi avec Jésus, et nous fera comparaître avec vous en sa présence.
Car toutes choses sont pour vous, afin que plus la grâce se répand avec abondance, il en revienne aussi à Dieu plus de gloire par les témoignages de reconnaissance qui lui en seront rendus par plusieurs.
C’est pourquoi nous ne perdons point courage ; mais encore que dans nous l’homme extérieur se détruise, néanmoins l’homme intérieur se renouvelle de jour en jour :
car le moment si court et si léger des afflictions que nous souffrons en cette vie, produit en nous le poids éternel d’une souveraine et incomparable gloire :
ainsi nous ne considérons point les choses visibles, mais les invisibles ; parce que les choses visibles sont temporelles, mais les invisibles sont éternelles.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Saint Paul fait connaître et relève le ministère qu’il a reçu de Dieu, afin de combattre avec plus de succès les faux apôtres qui cherchaient à détruire son autorité et les fruits de sa prédication.