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2 Corinthiens 13
VOICI donc la troisième fois que je me dispose à vous aller voir. Tout se jugera sur le témoignage de deux ou trois témoins.
Je vous l’ai déjà dit, et je vous le dis encore maintenant, quoique absent, mais comme devant être bientôt parmi vous, que si j’y viens encore une fois, je ne pardonnerai ni à ceux qui avaient péché auparavant, ni à tous les autres.
Est-ce que vous voulez éprouver la puissance de Jésus-Christ qui parle par ma bouche, qui n’a point paru faible, mais très-puissant parmi vous ?
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Eprouver le Christ ; c’est-à-dire la puissance du Christ.
Car encore qu’il ait été crucifié selon la faiblesse de la chair, il vit néanmoins maintenant par la vertu de Dieu. Nous sommes faibles aussi avec lui ; mais nous vivrons avec lui par la vertu de Dieu qui éclate parmi vous.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Selon la faiblesse de la chair dont il était revêtu comme homme, et surtout comme victime volontaire pour les péchés du monde. ― Par la vertu de Dieu qui l’a ressuscité et glorifié ; qui se manifestera parmi vous ou contre vous, ce que semble favoriser le texte grec, et le sens du verset 10. Pensée : Paul, dans son union au Christ, est, comme lui, tout à la fois faible et fort.
Examinez-vous vous-mêmes, pour reconnaître si vous êtes dans la foi ; éprouvez-vous vous-mêmes. Ne connaissez-vous pas vous-mêmes que Jésus-Christ est en vous ? si ce n’est, peut-être, que vous fussiez déchus de ce que vous étiez.
Mais j’espère que vous connaîtrez que pour nous, nous ne sommes point déchus de ce que nous étions.
Ce que nous demandons à Dieu, est que vous ne commettiez aucun mal, et non pas que nous paraissions n’être point déchus de ce que nous étions ; mais que vous fassiez ce qui est de votre devoir, quand même nous devrions paraître déchus de ce que nous étions.
Commentaire (versets 5 à 7) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 5 à 7 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Dignes d’être rejetés, comme des hommes qui ne sont pas purs, sincères. C’est le sens de la Vulgate aussi bien que du texte grec ; et le mot approuvé exprime l’idée contraire.
Car nous ne pouvons rien contre la vérité, mais seulement pour la vérité.
Et nous nous réjouissons de ce que nous paraissons faibles pendant que vous êtes forts ; et nous demandons aussi à Dieu, qu’il vous rende parfaits.
Je vous écris ceci étant absent, afin de n’avoir pas lieu, lorsque je serai présent, d’user avec sévérité de la puissance que le Seigneur m’a donnée pour édifier, et non pour détruire.
Enfin, mes frères, soyez dans la joie, travaillez à être parfaits, consolez-vous, soyez unis d’esprit et de cœur, vivez dans la paix ; et le Dieu d’amour et de paix sera avec vous.
Saluez-vous les uns les autres par un saint baiser. Tous les saints vous saluent.
Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu, et la communication du Saint-Esprit, demeure avec vous tous ! Amen !
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Deutéronome, 19, 15 ; Matthieu, 18, 16 ; Jean, 8, 17 ; Hébreux, 10, 28.