Aller au contenu
Quaestio
Confort de lecture
Taille
Espacement
Présentation
Police

Ces réglages restent sur cet appareil et valent pour toutes les pages de lecture du site.

← 1 Corinthiens 6 1 Corinthiens 7 sur 16 chapitres 1 Corinthiens 8 →

1 Corinthiens 7

Écouter

Crédits

Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Quant aux points sur lesquels vous m’avez écrit, je vous dirai qu’il est bon pour l’homme de ne pas toucher de femme.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Il est avantageux, etc. Saint Paul n’improuve nullement ici le mariage, et par conséquent il n’est pas en contradiction avec cette parole de Dieu dans la Genèse, 2, 18 : Il n’est pas bon que l’homme soit seul, etc. L’Apôtre, en effet, ne considérant ici le mariage que par rapport à l’individu , abstraction faite de l’espèce, veut dire seulement que le mariage apporte des gênes et des dangers aux individus qui le contractent ; inconvénients qu’il évite, si Dieu lui accorde la grâce de conserver la chasteté dans la continence. De plus, saint Paul n’envisage ici que le bien spirituel, tandis que dans le paradis terrestre, quand Dieu dit : Il n’est pas bon, etc., il avait surtout en vue le bien temporel de l’homme.

Toutefois, pour éviter toute impudicité, que chacun ait sa femme, et que chaque femme ait son mari.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Que chaque homme ait sa femme, etc. ; c’est-à-dire vive avec sa femme. Saint Paul n’exhorte pas ici les célibataires à se marier, puisqu’aux versets 7 et 8 il les engage à demeurer dans leur état.

Que le mari rende à sa femme ce qu’il lui doit, et que la femme agisse de même envers son mari.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Pierre, 3, 7.

La femme n’a pas puissance sur son propre corps, mais le mari ; pareillement le mari n’a pas puissance sur son propre corps, mais la femme.

Ne vous soustrayez pas l’un à l’autre, si ce n’est d’un commun accord, pour un temps, afin de vaquer à la prière ; puis remettez-vous ensemble, de peur que Satan ne vous tente par suite de votre incontinence.

Je dis cela par condescendance, je n’en fais pas un ordre.

Je voudrais, au contraire, que tous les hommes fussent comme moi ; mais chacun reçoit de Dieu son don particulier, l’un d’une manière, l’autre d’une autre.

À ceux qui ne sont pas mariés et aux veuves, je dis qu’il leur est bon de rester comme moi-même.

Mais s’ils ne peuvent se contenir, qu’ils se marient ; car il vaut mieux se marier que de brûler.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

L’Apôtre parle ici des personnes qui sont libres ; car celles qui, par vœu, se sont données à Dieu, ne doivent chercher le remède à leurs passions que dans la prière et la pénitence.

Quant aux personnes mariées, j’ordonne, non pas moi, mais le Seigneur, que la femme ne se sépare point de son mari ; —

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 5, 32 ; 19, 9 ; Marc, 10, 9 ; Luc, 16, 18.

si elle en est séparée, qu’elle reste sans se remarier ou qu’elle se réconcilie avec son mari ; pareillement, que le mari ne répudie point sa femme.

Aux autres, je dis, moi, non le Seigneur : Si quelque frère a une femme qui n’a pas la foi, et qu’elle consente à habiter avec lui, qu’il ne la renvoie point ;

et si une femme a un mari qui n’a pas la foi, et qu’il consente à habiter avec elle, qu’elle ne renvoie point son mari.

Car le mari infidèle est sanctifié par la femme, et la femme infidèle est sanctifiée par le mari ; autrement vos enfants seraient impurs, tandis que maintenant ils sont saints.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Car le mari infidèle, etc. Cela ne veut pas dire que la foi du mari ou de la femme soit suffisante pour faire passer le conjoint infidèle à l’état de grâce ou de salut ; mais c’est souvent une occasion de leur sanctification et de leur retour à la vraie foi.

Si l’incrédule se sépare, qu’il se sépare ; le frère ou la sœur ne sont pas asservis dans ces conditions. Dieu nous a appelés dans la paix.

Car que sais-tu, femme, si tu sauveras ton mari ? Ou que sais-tu, mari, si tu sauveras ta femme ?

Seulement, que chacun se conduise selon la position que le Seigneur lui a assignée, et selon que Dieu l’a appelé ; c’est la règle que j’établis dans toutes les Églises.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Que chacun marche. Nous avons déjà fait remarquer que les Hébreux employaient les verbes aller, marcher, dans les sens moral de se conduire, vivre.

Quelqu’un a-t-il été appelé étant circoncis, qu’il ne dissimule pas sa circoncision ; quelqu’un a-t-il été appelé étant incirconcis, qu’il ne se fasse pas circoncire.

La circoncision n’est rien, l’incirconcision n’est rien ; ce qui est tout, c’est l’observation des commandements de Dieu.

Que chacun demeure dans l’état où il était lorsqu’il a été appelé.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Ephésiens, 4, 1. ― Dans la vocation ; c’est-à-dire dans l’état, dans la situation. Comparer au verset 24.

As-tu été appelé étant esclave, ne t’en mets point en peine ; mais alors même que tu pourrais devenir libre, mets plutôt ton appel à profit.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Profites-en plutôt ; mets plutôt à profit cette circonstance d’avoir été appelé étant esclave, et reste volontiers dans cette condition, qui est une école d’humilité et de patience (saint Jean Chrysostome, saint Thomas). D’autres : et profites de l’occasion qui s’offre à toi d’être libre.

Car l’esclave qui a été appelé dans le Seigneur est un affranchi du Seigneur ; de même, l’homme libre qui a été appelé est un esclave du Christ.

Vous avez été achetés un grand prix ; ne vous rendez pas esclaves des hommes.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Corinthiens, 6, 20 ; 1 Pierre, 1, 18.

Que chacun, frères, demeure devant Dieu dans l’état où il était lorsqu’il a été appelé.

Pour ce qui est des vierges, je n’ai pas de commandement du Seigneur ; mais je donne un conseil, comme ayant reçu du Seigneur la grâce d’être fidèle.

Je pense donc à cause des difficultés présentes, qu’il est bon à un homme d’être ainsi. —

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La nécessité pressante : « A cause des temps difficiles qui approchent, les temps qui doivent précéder le second avènement de Jésus-Christ (voir Matthieu, 24, 8-34). Les premiers chrétiens regardaient cet avènement comme prochain (voir Matthieu, note 16.28). » (CRAMPON) ― D’être ainsi ; c’est-à-dire de ne point se marier.

Es-tu lié à une femme, ne cherche pas à rompre ce lien ; n’es-tu pas lié à une femme, ne cherche pas de femme.

Si pourtant tu t’es marié, tu n’as pas péché ; et si la vierge s’est mariée, elle n’a pas péché ; mais ces personnes auront des afflictions dans la chair, et moi je voudrais vous les épargner.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Pour moi, je vous pardonne ; je ne vous en fais pas un crime, je suis au contraire touché de compassion des maux auxquels vous vous exposez en entrant dans l’état du mariage.

Mais voici ce que je dis, frères : le temps s’est fait court ; il faut donc que ceux qui ont des femmes soient comme n’en ayant pas,

ceux qui pleurent comme ne pleurant pas, ceux qui se réjouissent comme ne se réjouissant pas, ceux qui achètent comme ne possédant pas,

et ceux qui usent du monde comme n’en usant pas ; car elle passe, la figure de ce monde.

Or je voudrais que vous fussiez sans préoccupation. Celui qui n’est pas marié a souci des choses du Seigneur, il cherche à plaire au Seigneur ;

celui qui est marié a souci des choses du monde, il cherche à plaire à sa femme, et il est partagé.

De même la femme, celle qui n’a pas de mari, et la vierge, ont souci des choses du Seigneur, afin d’être saintes de corps et d’esprit ; mais celle qui est mariée a souci des choses du monde, elle cherche à plaire à son mari.

Je dis cela dans votre intérêt, non pour jeter sur vous le filet, mais en vue de ce qui est bienséant et propre à vous attacher au Seigneur sans tiraillements.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Vous tendre un piège : « image empruntée à la chasse. Sens : pour vous priver de votre liberté chrétienne, ou vous faire tomber, comme dans un filet, dans des tentations qui seraient pires que toutes les tribulations du mariage. ― Sans empêchement : sans les tiraillements qui naissent du souci des choses du monde. » (CRAMPON, 1 885)

Si quelqu’un juge qu’il exposerait sa fille au déshonneur, si elle passait la fleur de l’âge, et qu’il est de son devoir de la marier, qu’il fasse comme il veut, il ne pèche point ; qu’elle se marie.

Mais celui qui, sans y être forcé, étant maître de faire ce qu’il veut, a mis dans son cœur une ferme résolution, et a décidé de garder sa fille vierge, celui-là fait bien.

Ainsi celui qui marie sa fille fait bien, et celui qui ne la marie pas fait mieux.

La femme est liée aussi longtemps que vit son mari ; si le mari vient à mourir, elle est libre de se remarier à qui elle voudra ; seulement que ce soit dans le Seigneur.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Romains, 7, 2. ― S’endort. Dans l’Ecriture, le sommeil se met souvent pour la mort.

Elle est plus heureuse, néanmoins, si elle demeure comme elle est : c’est mon avis ; et je crois avoir, moi aussi, l’Esprit de Dieu.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Comme elle est, c’est-à-dire dans son état de veuve.