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1 Corinthiens 9
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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Ne suis-je pas libre ? Ne suis-je pas apôtre ? N’ai-je pas vu Jésus notre Seigneur ? N’êtes-vous pas mon ouvrage dans le Seigneur ?
Si pour d’autres je ne suis pas apôtre, je le suis au moins pour vous, car vous êtes le sceau de mon apostolat dans le Seigneur.
Voilà ma réponse à mes détracteurs.
N’avons-nous pas le droit de manger et de boire ?
N’avons-nous pas le droit de mener avec nous une sœur, comme font les autres Apôtres, et les frères du Seigneur, et Céphas ?
Ou bien sommes-nous les seuls, Barnabé et moi, qui n’ayons pas le droit de ne point travailler ?
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Barnabé. Voir Actes des Apôtres, 4, 36.
Qui jamais a porté les armes à ses propres frais ? Qui est-ce qui plante une vigne pour n’en pas manger le fruit ? Qui est-ce qui fait paître un troupeau, sans se nourrir de son lait ?
Est-ce selon l’homme que je dis ces choses, et la Loi ne les dit-elle pas aussi ?
Car il est écrit dans la loi de Moïse : « Tu ne muselleras pas la bouche du bœuf qui foule le grain. » Dieu se met-il en peine des bœufs ?
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Deutéronome, 25, 4 ; 1 Timothée, 5, 18.
N’est-ce pas absolument à cause de nous qu’il parle ainsi ? Oui, c’est à cause de nous que cela a été écrit ; celui qui laboure doit labourer avec espérance, et celui qui foule le grain doit le fouler dans l’espérance d’y avoir part.
Si nous avons semé parmi vous les biens spirituels, est-ce une si grosse affaire que nous moissonnions de vos biens matériels ?
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Romains, 15, 27.
Si d’autres usent de ce droit sur vous, pourquoi pas plutôt nous-mêmes ! Cependant nous n’avons pas usé de ce droit ; mais nous supportons tout, afin de ne pas créer d’obstacle à l’Évangile du Christ.
Ne savez-vous pas que ceux qui remplissent les fonctions sacrées vivent du temple, et que ceux qui servent à l’autel ont part à l’autel ?
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Deutéronome, 18, 1.
De même aussi le Seigneur a ordonné à ceux qui annoncent l’Évangile de vivre de l’Évangile.
Pour moi, je n’ai fait valoir aucun de ces droits, et ce n’est pas afin de les réclamer en ma faveur que j’écris ceci : il me vaudrait mieux mourir que de me laisser enlever ce titre de gloire.
Si j’annonce l’Évangile, ce n’est pas pour moi une gloire, c’est une obligation qui m’incombe, et malheur à moi si je n’annonce pas l’Évangile !
Si je le faisais de mon propre gré, je mériterais une récompense ; mais je le fais par ordre, alors c’est une charge qui m’est confiée.
Quelle est donc ma récompense ? C’est que prêchant l’Évangile je l’offre gratuitement, sans user de mon droit de prédicateur de l’Évangile.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
De mon pouvoir dans l’Evangile ; c’est-à-dire du pouvoir qui m’est accordé comme prédicateur de l’Evangile.
Car, quoique libre à l’égard de tous, je me suis fait le serviteur de tous, afin d’en gagner un plus grand nombre.
Avec les Juifs, j’ai été comme Juif, afin de gagner les Juifs ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Comme Juif, me conformant, dans mes relations avec eux, aux observances légales (voir Actes des Apôtres, 16, 3 ; 21, 26), sans les regarder comme obligatoires.
avec ceux qui sont sous la Loi, comme si j’étais sous la Loi (quoique je ne sois pas assujetti à la Loi), afin de gagner ceux qui sont sous la Loi ; avec ceux qui sont sans la loi, comme si j’étais sans la loi, (quoique je ne sois pas sans la loi de Dieu, étant sous la loi du Christ), afin de gagner ceux qui sont sans loi.
Je me suis fait faible avec les faibles, afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous, afin de les sauver tous.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Les faibles, les hommes ignorants ou à préjugés, soit Juifs, soit païens. ― Tous. D’autres manuscrits grecs lisent : afin, de toute manière, d’en sauver quelques-uns.
Je fais tout à cause de l’Évangile, afin d’y avoir part.
Ne le savez-vous pas ? Dans les courses du stade, tous courent, mais un seul emporte le prix. Courez de même, afin de le remporter.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Dans la lice, appelée en grec stade, parce que le champ où l’on courait avait primitivement un stade de longueur (185 mètres). Le stade était l’enceinte où l’on disputait le prix de la course dans les jeux publics. Le premier qui atteignait le but marqué recevait la récompense. Toutes les villes grecques importantes avaient un stade.
Quiconque veut lutter, s’abstient de tout : eux pour une couronne périssable ; nous, pour une impérissable.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
S’abstiennent de toutes choses. « Les athlètes se soumettent à un dur régime afin d’accroître leur force. Ils gardent la continence, sont sobres dans le manger et le boire ; ils se soumettent à toute espèce de privations et de fatigues. » (TERTULLIEN.)
Pour moi, je cours de même, non comme à l’aventure ; je frappe, non pas comme battant l’air.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Je combats. Le verbe employé dans le texte original signifie lutter au pugilat, c’est-à-dire combattre à coups de poings, les mains armées de cestes, espèces de gantelets en cuir de bœuf.
Mais je traite durement mon corps et je le tiens en servitude, de peur qu’après avoir prêché aux autres, je ne sois moi-même réprouvé.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Une femme sœur ; une femme chrétienne ; comme un frère signifie un chrétien. Or, selon l’usage de la nation juive, des femmes pieuses suivaient les prédicateurs de l’Evangile, et fournissaient à tous leurs besoins. ― Et les frères du Seigneur. Voir Matthieu, 12, 46. ― Céphas, saint Pierre.