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1 Corinthiens 15

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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Je vous rappelle, frères, l’Évangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu, dans lequel vous avez persévéré,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Galates, 1, 11.

et par lequel aussi vous êtes sauvés, si vous le retenez tel que je vous l’ai annoncé ; à moins que vous n’ayez cru en vain.

Je vous ai enseigné avant tout, comme je l’ai appris moi-même, que le Christ est mort pour nos péchés, conformément aux Écritures ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Isaïe, 53, 5.

qu’il a été enseveli et qu’il est ressuscité le troisième jour, conformément aux Écritures ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Jonas, 2, 1.

et qu’il est apparu à Céphas, puis aux Douze.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Jean, 20, 19. ― De Céphas, etc. ; c’est-à-dire de Pierre et des onze apôtres. Saint Paul considère ici le nombre ancien et ordinaire des apôtres avant l’apostasie de Judas.

Après cela, il est apparu en une seule fois à plus de cinq cents frères, dont la plupart sont encore vivants, et quelques-uns se sont endormis.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Se sont endormis ; sont morts. Comparer à 1 Corinthiens, 7, 39. ― Cette apparition n’est pas racontée dans les Evangiles.

Ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les apôtres.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

De Jacques le Mineur, cousin de Notre Seigneur, premier évêque de Jérusalem.

Après eux tous, il m’est aussi apparu à moi, comme à l’avorton.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Actes des Apôtres, 9, 3.

Car je suis le moindre des Apôtres, moi qui ne suis pas digne d’être appelé apôtre, parce que j’ai persécuté l’Église de Dieu.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Ephésiens, 3, 8.

C’est par la grâce de Dieu que je suis ce que je suis, et sa grâce envers moi n’a pas été vaine ; loin de là, j’ai travaillé plus qu’eux tous, non pas moi pourtant, mais la grâce de Dieu qui est avec moi.

Ainsi donc, soit moi, soit eux, voilà ce que nous prêchons, et voilà ce que vous avez cru.

Or, si l’on prêche que le Christ est ressuscité des morts, comment quelques-uns parmi vous disent-ils qu’il n’y a point de résurrection des morts ?

S’il n’y a point de résurrection des morts, le Christ non plus n’est pas ressuscité.

Et si le Christ n’est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, vaine aussi est votre foi.

Il se trouve même que nous sommes de faux témoins à l’égard de Dieu, puisque nous avons témoigné contre lui qu’il a ressuscité le Christ, tandis qu’il ne l’aurait pas ressuscité, s’il est vrai que les morts ne ressuscitent pas.

Car si les morts ne ressuscitent pas, le Christ non plus n’est pas ressuscité.

Et si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi est vaine, vous êtes encore dans vos péchés,

et par conséquent aussi, ceux qui se sont endormis dans le Christ sont perdus.

Si nous n’avons d’espérance dans le Christ que pour cette vie seulement, nous sommes les plus malheureux de tous les hommes.

Mais maintenant le Christ est ressuscité des morts, il est les prémices de ceux qui se sont endormis.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Colossiens, 1, 18 ; Apocalypse, 1, 5.

Car, puisque par un homme est venue la mort, c’est par un homme aussi que vient la résurrection des morts.

Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous seront vivifiés dans le Christ,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

En Adam, par suite de la punition infligée à Adam, à cause de son péché.

mais chacun en son rang : comme prémices le Christ, ensuite ceux qui appartiennent au Christ, lors de son avènement.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Thessaloniciens, 4, 15.

Puis ce sera la fin, quand il remettra le royaume à Dieu et au Père, après avoir anéanti toute principauté, toute puissance et toute force.

Car il faut qu’il règne : « jusqu’à ce qu’il ait mis tous ses ennemis sous ses pieds. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Psaumes, 109, 1 ; Hébreux, 1, 13 ; 10, 13.

Le dernier ennemi qui sera détruit, c’est la mort,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Psaumes, 8, 8 ; Hébreux, 2, 8.

car Dieu « a tout mis sous ses pieds. » Mais lorsque l’Écriture dit que tout lui a été soumis, il est évident que celui-là est excepté, qui lui a soumis toutes choses.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Tout lui a été soumis. C’est la répétition, mais en d’autres termes, de la citation de Psaumes, 109, 1 faite au verset 25.

Et lorsque tout lui aura été soumis, alors le Fils lui-même fera hommage à celui qui lui aura soumis toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous.

Autrement, que feraient ceux qui se font baptiser pour les morts ? Si les morts ne ressuscitent en aucune manière, pourquoi se font-ils baptiser pour eux ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Du temps de saint Paul, il y avait des hérétiques et peut-être même des fidèles peu instruits qui se faisaient baptiser pour les morts qui n’avaient pas reçu le baptême pendant leur vie. Sans approuver cette pratique, l’Apôtre en tire une preuve contre eux, en montrant qu’elle suppose nécessairement l’immortalité de l’âme, et par conséquent la résurrection des corps, parce que ces deux dogmes sont inséparables.

Et nous-mêmes, pourquoi sommes-nous à toute heure en péril ?

Chaque jour je suis exposé à la mort, aussi vrai, mes frères, que vous êtes ma gloire en Jésus-Christ notre Seigneur.

Si c’est avec des vues humaines que j’ai combattu contre les bêtes à Éphèse, quel avantage m’en revient-il ? Si les morts ne ressuscitent pas, « mangeons et buvons, car demain nous mourrons. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Sagesse, 2, 6 ; Isaïe, 22, 13 et 56, 12. ― A Ephèse. Voir Actes des Apôtres, 18, 19. Saint Paul écrivit d’Ephèse la présente Epître. ― Contre les bêtes, expression métaphorique pour désigner des hommes aussi cruels que des animaux féroces.

Ne vous laissez pas séduire : « les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs. »

Revenez à vous-mêmes, sérieusement, et ne péchez point ; car il y en a qui sont dans l’ignorance de Dieu, je le dis à votre honte.

Mais, dira quelqu’un : Comment les morts ressuscitent-ils ? avec quel corps reviennent-ils ?

Insensé ! ce que tu sèmes ne reprend pas vie, s’il ne meurt auparavant.

Et ce que tu sèmes, ce n’est pas le corps qui sera un jour ; c’est un simple grain, soit de blé, soit de quelque autre semence :

mais Dieu lui donne un corps comme il l’a voulu, et à chaque semence il donne le corps qui lui est propre.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Comme il veut, « ou comme il l’a voulu, au jour de la création, lorsque sa volonté toute puissante imposa à la nature ses lois. Paul montre ensuite, par la diversité des organismes qui existent dans la nature, qu’il peut y avoir une grande différence entre le corps dans son existence terrestre et le corps ressuscité. » (CRAMPON)

Toute chair n’est pas la même chair ; autre est la chair des hommes, autre celle des quadrupèdes, autre celle des oiseaux, autre celle des poissons.

Il y a aussi des corps célestes et des corps terrestres ; mais l’éclat des corps célestes est d’une autre nature que celui des corps terrestres :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La gloire ; c’est-à-dire l’éclat.

autre est l’éclat du soleil, autre l’éclat de la lune, et autre l’éclat des étoiles ; même une étoile diffère en éclat d’une autre étoile.

Ainsi en est-il pour la résurrection des morts. Semé dans la corruption, le corps ressuscite, incorruptible ;

semé dans l’ignominie, il ressuscite glorieux ; semé dans la faiblesse, il ressuscite plein de force ;

semé corps animal, il ressuscite corps spirituel. S’il y a un corps animal, il y aussi un corps spirituel.

C’est en ce sens qu’il est écrit : « Le premier homme, Adam, a été fait âme vivante » ; le dernier Adam a été fait esprit vivifiant.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Genèse, 2, 7. ― Fait âme vivante ; littéralement, en âme vivante ; hébraïsme. Comparer à 1 Corinthiens, 4, 22. ― Le dernier Adam, Jésus-Christ.

Mais ce n’est pas ce qui est spirituel qui a été fait d’abord, c’est ce qui est animal ; ce qui est spirituel vient ensuite.

Le premier homme, tiré de la terre, est terrestre ; le second vient du ciel.

Tel est le terrestre, tels sont aussi les terrestres ; et tel est le céleste, tels sont aussi les célestes.

Et de même que nous avons porté l’image du terrestre, nous porterons aussi l’image du céleste.

Ce que j’affirme, frères, c’est que ni la chair ni le sang ne peuvent hériter le royaume de Dieu, et que la corruption n’héritera pas l’incorruptibilité.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La chair et le sang signifient l’homme animal, l’homme de péché.

Voici un mystère que je vous révèle : Nous ne nous endormirons pas tous, mais tous nous serons changés,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Mais nous ne serons pas tous changés. En effet, les corps des réprouvés, loin de recevoir la transformation qui fera la gloire de ceux des saints, resteront, comme ils étaient, un objet d’horreur et de dégoût, en même temps qu’un sujet de toutes sortes de douleurs pour les âmes auxquelles ils seront attachés.

en un instant, en un clin d’œil, au son de la dernière trompette, car la trompette retentira et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, nous serons changés.

Car il faut que ce corps corruptible revête l’incorruptibilité, et que ce corps mortel revête l’immortalité.

Lorsque ce corps corruptible aura revêtu l’incorruptibilité, et que ce corps mortel aura revêtu l’immortalité, alors s’accomplira la parole qui est écrite : « La mort a été engloutie pour la victoire. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Osée, 13, 14. ― Cette parole qui est écrite ; cette parole qui fait partie de l’Ecriture sainte, cette parole de l’Ecriture. Ce passage est d’Isaïe, 25, 8. Mais remarquons que la même expression hébraïque que saint Jérôme a traduite dans Isaïe par pour toujours, a été rendue dans la version grecque d’Aquila par pour victoire, en victoire, et que c’est le sens qu’elle a en chaldéen. En mourant pour nous Jésus-Christ a vaincu la mort et l’a détruite pour toujours.

« Ô mort, où est ta victoire ? Ô mort, où est ton aiguillon ? »

Or l’aiguillon de la mort, c’est le péché et la puissance du péché, c’est la loi.

Mais grâces soient rendues à Dieu, qui nous a donné la victoire par Notre-Seigneur Jésus-Christ !

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Jean, 5, 5.

Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, travaillant de plus en plus à l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail n’est pas vain dans le Seigneur.