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Exode 5

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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

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Ensuite Moïse et Aaron se rendirent auprès de Pharaon et lui dirent : « Ainsi parle Yahweh, le Dieu d’Israël : Laisse aller mon peuple, pour qu’il célèbre une fête en mon honneur dans le désert. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Dirent à Pharaon, Menephtah Ier. Les scènes racontées dans ce chapitre et les suivants se passèrent à Tanis, dans la Basse-Egypte. Cette ville était située à droite, sur le bras du Nil, auquel elle donnait son nom.

Pharaon répondit : « Qui est Yahweh pour que j’obéisse à sa voix, en laissant aller Israël ? Je ne connais pas Yahweh, et je ne laisserai pas aller Israël. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Qui est le Seigneur ? Le texte hébreu porte ici le nom propre de Dieu, Jéhovah. Menephtah dit : Je ne connais point Jéhovah.

Ils dirent : « Le Dieu des Hébreux s’est présenté à nous. Permets-nous de faire trois journées de marche au désert, pour offrir des sacrifices à Yahweh, afin qu’il ne nous frappe pas de la peste ou de l’épée. »

Mais le roi d’Égypte leur dit : « Pourquoi, Moïse et Aaron, détournez-vous le peuple de son ouvrage ? Allez à vos corvées ! »

Pharaon dit : « Voici que le peuple du pays est maintenant nombreux, et vous lui feriez interrompre ses corvées ! »

Ce jour-là même, Pharaon donna cet ordre aux exacteurs du peuple et aux scribes :

« Vous ne donnerez plus, comme on l’a fait jusqu’ici, de paille au peuple pour faire des briques ; qu’ils aillent eux-mêmes ramasser de la paille.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

On pouvait employer cette paille, en la mêlant avec le mortier, pour donner aux briques plus de consistance, ou seulement pour les ouvriers, de peur qu’étant promptement séchées par l’ardeur du soleil, elles ne fendissent.

Néanmoins vous lui imposerez la quantité de briques qu’ils faisaient auparavant, sans en rien retrancher, car ce sont des paresseux ; voilà pourquoi ils crient, en disant : Nous voudrions aller faire des sacrifices à notre Dieu.

Qu’on charge de travail ces gens-là ; qu’ils soient à la besogne et qu’ils ne prêtent plus l’oreille à des paroles de mensonge. »

Les exacteurs du peuple et les scribes vinrent donc dire au peuple : « Ainsi parle Pharaon : Je ne vous donne plus de paille ;

allez vous-mêmes prendre de la paille où vous en trouverez, car on ne retranchera rien de votre tâche. »

Le peuple se répandit dans tout le pays d’Égypte pour ramasser du chaume pour en faire de la paille hachée.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le texte original porte : Le peuple se répandit dans toute la terre d’Egypte pour y amasser des roseaux au lieu de paille. Ce verset signifie que, ne trouvant plus de paille, les Israélites recueillirent à la place et pour en tenir lieu, dans la fabrication des briques, les roseaux qui croissent en abondance sur les bords du Nil et des canaux qui en dérivent. Le sens précis de l’hébreu n’avait pas été bien compris, parce que Moïse, dans son récit, pour désigner le roseau qui pousse en Egypte sur les bords du Nil et des étangs, l’a appelé de son égyptien, qasch.

Les exacteurs les pressaient, en disant : « Achevez vos travaux, ce qui est fixé pour chaque jour, comme lorsqu’on avait de la paille. »

On battit les scribes des enfants d’Israël, que les exacteurs de Pharaon avaient établis sur eux ; on disait : « Pourquoi n’avez-vous pas achevé hier et aujourd’hui votre tâche de briques, comme précédemment ? »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ces exacteurs, ou officiers de Pharaon préposés aux travaux, avaient eux-mêmes sous leur propre surveillance des Hébreux chargés de les faire exécuter par leurs frères.

Les scribes des enfants d’Israël allèrent se plaindre à Pharaon, en disant : « Pourquoi en agis-tu ainsi envers tes serviteurs ?

On ne fournit pas de paille à tes serviteurs, et l’on nous dit : Faites des briques ! Et voici, tes serviteurs sont battus, et ton peuple se trouve en faute ».

Pharaon répondit : « Vous êtes des paresseux, des paresseux ! Voilà pourquoi vous dites : Nous voudrions aller offrir des sacrifices à Yahweh.

Et maintenant, allez travailler ; on ne vous donnera pas de paille, et vous livrerez la même quantité de briques. »

Les scribes des enfants d’Israël virent leur cruelle situation, puisqu’on leur disait : « Vous ne retrancherez rien de vos briques ; chaque jour la tâche du jour ! »

Ayant trouvé Moïse et Aaron, qui se tenaient là pour les attendre à leur sortie de chez Pharaon,

ils leur dirent : « Que Yahweh vous voie, et qu’il juge, vous qui avez changé en aversion notre faveur aux yeux de Pharaon et de ses serviteurs, et qui avez mis dans leurs mains une épée pour nous tuer. »

Alors Moïse retourna vers Yahweh, et dit : « Seigneur, pourquoi avez-vous fait du mal à ce peuple ? pourquoi donc m’avez-vous envoyé ?

Depuis que je suis allé vers Pharaon pour parler en votre nom, il maltraite ce peuple, et vous n’avez en aucune manière délivré votre peuple. »