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Exode 1
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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Voici les noms des enfants d’Israël venus en Égypte ; — ils y vinrent avec Jacob, chacun avec sa famille — :
Ruben, Siméon, Lévi, Juda,
Issachar, Zabulon, Benjamin,
Dan, Nephtali, Gad et Aser.
Toutes les personnes issues de Jacob étaient au nombre de soixante-dix, et Joseph était déjà en Égypte.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ainsi. Par ce mot le texte sacré reporte le lecteur à ce qu’il a dit, voir Genèse, 46, 27. ― Ames. Comme nous l’avons déjà remarqué, les Hébreux se servaient de ce mot pour exprimer la personne, l’individu. ― Soixante-dix ; en y comprenant Joseph, et Jacob lui-même, ou bien Zaré qui figure comme chef de famille, voir Nombres, 26, 13 ; puisque d’après le texte même, il ne s’agit dans ce nombre que des fils de Jacob, et non de Jacob lui-même.
Joseph mourut, ainsi que tous ses frères et toute cette génération.
Les enfants d’Israël furent féconds et multiplièrent ; ils devinrent nombreux et très puissants, et le pays en fut rempli.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Actes des Apôtres, 7, 17. ― La terre ; c’est-à-dire le pays où ils étaient.
Il s’éleva sur l’Égypte un nouveau roi qui ne connaissait pas Joseph.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Un nouveau roi qui ne connaissait pas Joseph. Ce nouveau roi était très vraisemblablement Ramsès II, de la XIXe dynastie égyptienne, connu des Grecs sous le nom de Sésostris, l’un des pharaons les plus célèbres qui aient régné sur l’Egypte. Il occupa le trône près de soixante-dix ans.
Il dit à son peuple : « Voici que les enfants d’Israël forment un peuple plus nombreux et plus puissant que nous.
Allons ! Prenons des précautions contre lui, de peur qu’il ne s’accroisse, et que, une guerre survenant, il ne se joigne à nos ennemis pour nous combattre, et ne sorte ensuite du pays. »
Les Égyptiens établirent donc sur Israël des chefs de corvée, afin de l’accabler par des travaux pénibles. C’est ainsi qu’il bâtit des villes pour servir de magasins à Pharaon, savoir Pithom et Ramsès.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Les villes des tentes. En hébreu, les villes où se trouvaient les magasins, les greniers publics. ― Phithom, aujourd’hui Tell el-Maskhûta, était entourée d’un mur considérable de briques crues, renfermant dans son circuit quatre hectares de terrain environ. Cette superficie restreinte était occupée, à l’exception du temple de Tum et de son étroite enceinte, par des magasins ou entrepôts, faciles à reconnaître, encore aujourd’hui, au milieu des ruines, parce qu’ils n’ont aucune porte latérale, qu’ils sont sans communication entre eux et n’ont d’accès que par leurs toits voûtés ; c’est par ces ouvertures supérieures qu’on y faisait entrer le grain. Ces entrepôts sont de forme rectangulaire, très solidement bâtis et en murs de briques de deux à trois mètres d’épaisseur. Les arsenaux de Phithom, comme ceux de Ramessès, étaient sans doute destinés à recueillir ou à garder les provisions de tout genre et spécialement de grains, qui étaient nécessaires aux pharaons pour leurs campagnes contre l’Asie. Le Tell el-Maskhûta actuel, l’antique Phithom, était probablement du temps de Moïse une ville frontière, et pour ce motif elle devait être fortifiée, afin de ne pas être exposée à un coup de main de la part des nomades du désert. C’est ce qui explique la construction de ces murs d’enceinte qui ont duré jusqu’à nos jours. ― La ville de Ramessès, bâtie aussi par les Hébreux, était vraisemblablement dans le voisinage de Phithom, puisqu’elle était également un arsenal et une place forte, de la terre de Gessen, mais le site en est inconnu.
Mais plus on l’accablait, plus il multipliait et s’accroissait, et l’on prit en aversion les enfants d’Israël.
Les Égyptiens firent travailler les enfants d’Israël par force ;
ils leur rendaient la vie amère par de rudes travaux, mortier, briques et toute sorte de travaux des champs, tout le travail qu’ils leur imposaient avec dureté.
Le roi d’Égypte parla aussi aux sages-femmes des Hébreux, dont l’une se nommait Séphora, et l’autre Phua.
Il leur dit : « Quand vous accoucherez les femmes des Hébreux, et que vous les verrez sur le double siège, si c’est un fils, faites-le mourir ; si c’est une fille, elle peut vivre. »
Mais les sages-femmes craignirent Dieu, et ne firent pas comme leur avait dit le roi d’Égypte ; elles laissèrent vivre les garçons.
Le roi d’Égypte fit appeler les sages-femmes et leur dit : « Pourquoi avez-vous agi ainsi, et avez-vous laissé vivre les garçons ? »
Les sages-femmes répondirent à Pharaon : « C’est que les femmes des Hébreux ne ressemblent pas aux Égyptiennes : elles sont vigoureuses, et elles accouchent avant l’arrivée de la sage-femme. »
Et Dieu fit du bien aux sages-femmes, et le peuple devint nombreux et extrêmement fort.
Parce que les sages-femmes avaient craint Dieu, Dieu fit prospérer leur maison.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Il leur bâtit des maisons ; c’est-à-dire il leur accorda une nombreuse famille. Dieu, en cela, ne voulut point récompenser leur mensonge, mais la bonté de leur cœur ; car, comme le remarque saint Augustin, il ne laisse rien sans récompense.
Alors Pharaon donna cet ordre à tout son peuple : « Vous jetterez dans le fleuve tout fils qui naîtra et vous laisserez vivre toutes les filles. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Genèse, 46, 8.