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Exode 3

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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
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  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Moïse faisait paître le troupeau de Jéthro, son beau-père, prêtre de Madian. Il mena le troupeau au delà du désert, et arriva à la montagne de Dieu, à Horeb.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Jéthro. Voir Exode, 2, 18. ― Horeb est appelée montagne de Dieu par anticipation ; car elle n’a reçu ce nom qu’à cause de l’apparition de Dieu à Moïse. ― Le mont Horeb est le mont Sinaï proprement dit, sur lequel Dieu, après la sortie d’Egypte, donna sa loi à son peuple.

L’ange de Yahweh lui apparut en flamme de feu, du milieu du buisson. Et Moïse vit, et voici, le buisson était tout en feu, et le buisson ne se consumait pas.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Actes des Apôtres, 7, 30.

Moïse dit : « Je veux faire un détour pour considérer cette grande vision, et voir pourquoi le buisson ne se consume point. »

Yahweh vit qu’il se détournait pour regarder ; et Dieu l’appela du milieu du buisson, et dit : « Moïse ! Moïse ! » Il répondit : « Me voici. »

Dieu dit : « N’approche pas d’ici, ôte tes sandales de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est une terre sainte. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ote la chaussure de tes pieds, en signe de respect, selon un usage encore en vigueur dans l’Orient.

Il ajouta : « Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob. » Moïse se cacha le visage, car il craignait de regarder Dieu.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 22, 32 ; Marc, 12, 26 ; Luc, 20, 37.

Yahweh dit : « J’ai vu la souffrance de mon peuple qui est en Égypte, et j’ai entendu le cri que lui font pousser ses exacteurs, car je connais ses douleurs.

Je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens et pour le faire monter de ce pays dans une terre fertile et spacieuse, dans une terre où coulent le lait et le miel, au lieu qu’habitent les Chananéens, les Héthéens, les Amorrhéens, les Phérézéens, les Hévéens et les Jébuséens.

Et maintenant voici, le cri des enfants d’Israël est venu jusqu’à moi, et j’ai vu l’oppression que font peser sur eux les Égyptiens.

Et maintenant, va, je t’envoie auprès de Pharaon, pour faire sortir mon peuple, les enfants d’Israël. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Vers Pharaon, Menephtah Ier.

Moïse dit à Dieu : « Qui suis-je, pour aller vers Pharaon et pour faire sortir d’Égypte les enfants d’Israël ? »

Dieu dit : « Je serai avec toi ; et ceci sera pour toi le signe que c’est moi qui t’ai envoyé : Quand tu auras fait sortir le peuple d’Égypte, vous servirez Dieu sur cette montagne. »

Moïse dit à Dieu : « Voici, j’irai vers les enfants d’Israël, et je leur dirai : Le Dieu de vos pères m’envoie vers vous. S’ils me demandent quel est son nom, que leur répondrai-je ? »

Et Dieu dit à Moïse : « Je suis celui qui suis. » Et il ajouta : « C’est ainsi, que tu répondras aux enfants d’Israël : Celui qui est m’envoie vers vous. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le nom par lequel Dieu manifeste ici sa nature à Moïse est celui qu’on prononce ordinairement Jéhovah. La prononciation Jéhovah n’est certainement pas la véritable prononciation du tétragramme divin ; les voyelles de ce nom sont celles du mot Adonaï que les Hébreux lisaient à la place du nom incommunicable. La plupart des orientalistes croient aujourd’hui que la braie prononciation est Jahvéh ou Yahvéh. ― Je suis celui qui suis. « Cette définition parfaite, dit saint Hilaire, rend la notion de la nature divine par l’expression la mieux appropriée à l’intelligence des hommes. En effet, rien ne se conçoit comme plus essentiel à Dieu que d’être, parce que celui qui est l’existence même ne peut avoir de fin ni de commencement, et que dans la continuité d’une béatitude inaltérable, il n’a pu et ne pourra jamais ne pas être. »

Dieu dit encore à Moïse : « Tu parleras ainsi aux enfants d’Israël : Yahweh, le Dieu de vos pères, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob, m’envoie vers vous. C’est là mon nom pour l’éternité ; c’est là mon souvenir de génération en génération.

Va, rassemble les anciens d’Israël et dis-leur : Yahweh, le Dieu de vos pères, m’est apparu, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, en disant : Je vous ai visités, j’ai vu ce qu’on vous fait en Égypte,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les anciens d’Israël ; probablement les chefs des tribus, les principaux du peuple. ― Visitant, etc., c’est-à-dire je vous ai visités avec le plus grand soin. En hébreu, comme en bien d’autres langues, ces sortes de répétitions donnent de l’intensité à l’idée exprimée par le verbe.

et j’ai dit : Je vous ferai monter de l’Égypte, où l’on vous opprime, dans le pays des Chananéens, des Héthéens, des Amorrhéens, des Phérézéens, des Hévéens et des Jébuséens, dans un pays où coulent le lait et le miel.

Ils écouteront ta voix, et tu iras, toi et les anciens d’Israël, vers le roi d’Égypte, et vous lui direz : Yahweh, le Dieu des Hébreux, s’est présenté à nous. Et maintenant, laisse-nous aller à trois journées de marche dans le désert, pour offrir des sacrifices à Yahweh notre Dieu.

Je sais que le roi d’Égypte ne vous permettra pas d’aller, si ce n’est forcé par une main puissante.

J’étendrai ma main et je frapperai l’Égypte par toutes sortes de prodiges que je ferai au milieu d’elle ; après quoi, il vous laissera aller.

Je ferai même que ce peuple trouve grâce aux yeux des Égyptiens et, quand vous partirez, vous ne partirez point les mains vides.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Exode, 11, 2 ; 12, 36.

Mais chaque femme demandera à sa voisine et à celle qui demeure dans sa maison des objets d’argent, des objets d’or et des vêtements que vous mettrez sur vos fils et vos filles. Et vous dépouillerez l’Égypte. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Dieu, maître souverain de toutes choses, donne cet ordre aux Israélites pour les dédommager de tous les maux que les Egyptiens leur avaient faits, et pour les payer des services qu’ils avaient rendu à l’Egypte Comparer à Sagesse, 10, vv. 17, 19.