Aller au contenu
Quaestio
Confort de lecture
Taille
Espacement
Présentation
Police

Ces réglages restent sur cet appareil et valent pour toutes les pages de lecture du site.

← 1 Rois 20 1 Rois 21 sur 22 chapitres 1 Rois 22 →

1 Rois 21

Écouter

Crédits

Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Après ces événements, comme Naboth de Jezrahel avait une vigne à Jezrahel, à côté du palais d’Achab, roi de Samarie,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Une vigne qui, laquelle. Les éditions ordinaires de la Vulgate portent lequel (Naboth) ; mais celle de Turin, que nous suivons, comme étant la seule approuvée par le Saint-Siège, lit conformément au contexte, laquelle. [Nous exposerons dans notre grand commentaire les raisons qui militent en faveur de cette dernière leçon.] ― Jezrahel, ville frontière d’Issachar, à l’extrémité orientale de la plaine d’Esdrelon, au nord d’Engannim, au sud de Sunem et de Naïm.

Achab parla à Naboth en ces termes : « Cède-moi ta vigne pour qu’elle me serve de jardin potager, car elle est tout près de ma maison ; je te donnerai à la place une vigne meilleure, ou, si cela te convient, de l’argent pour sa valeur. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Que le Seigneur, etc., c’est-à-dire que le Seigneur me garde de donner, etc.

Naboth répondit à Achab : « Que Yahweh me garde de te donner l’héritage de mes pères ! »

Achab rentra dans sa maison sombre et irrité à cause de cette parole que lui avait dite Naboth de Jezrahel : « Je ne donnerai pas l’héritage de mes pères. » Et, se couchant sur son lit, il détourna le visage et ne mangea pas.

Jézabel, sa femme, vint auprès de lui et lui dit : « Pourquoi as-tu l’âme sombre et ne manges-tu pas ? »

Il lui répondit : « J’ai parlé à Naboth de Jezrahel et je lui ai dit : Cède-moi ta vigne pour de l’argent ; ou, si tu l’aimes mieux, je te donnerai une autre vigne à la place. Mais il a dit : Je ne te donnerai pas ma vigne. »

Alors Jézabel, sa femme, lui dit : « Est-ce toi qui exerces maintenant la royauté sur Israël ? Lève-toi, prends de la nourriture, et que ton cœur se réjouisse ; je te donnerai, moi, la vigne de Naboth de Jezrahel. »

Et elle écrivit au nom d’Achab une lettre qu’elle scella du sceau du roi, et elle envoya la lettre aux anciens et aux magistrats qui étaient dans la ville et habitaient avec Naboth.

Voici ce qu’elle écrivit dans la lettre : « Publiez un jeûne ; placez Naboth en tête du peuple,

et mettez en face du lui deux hommes de Bélial qui déposeront contre lui en ces termes : Tu as maudit Dieu et le roi ! Puis menez-le dehors, lapidez-le, et qu’il meure. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Fils de Bélial ; appelés un peu plus bas (verset 13) fils du diable. Voir Juges, 19, 22 et 2 Corinthiens, 6, 15. ― Il a blasphémé ; littéralement il a béni ; mais bénir se dit souvent dans l’Ecriture par antiphrase.

Les gens de la ville de Naboth, les anciens et les magistrats qui habitaient dans sa ville, firent selon que leur avait envoyé dire Jézabel, selon qu’il était écrit dans la lettre qu’elle leur avait envoyée.

Ils publièrent un jeûne, et ils placèrent Naboth en tête du peuple,

et les deux hommes, fils de Bélial, vinrent se mettre en face de lui. Ces hommes de Bélial déposèrent contre Naboth devant le peuple en ces termes : « Naboth a maudit Dieu et le roi ! » Puis ils le menèrent hors de la ville et le lapidèrent, et il mourut.

Et ils envoyèrent dire à Jézabel : « Naboth a été lapidé, et il est mort. »

Lorsque Jézabel eut appris que Naboth avait été lapidé et qu’il était mort, elle dit à Achab : « Lève-toi, prends possession de la vigne de Naboth de Jezrahel, qui a refusé de te la céder pour de l’argent ; car Naboth n’est plus en vie, car il est mort. »

Lorsqu’Achab eut appris que Naboth était mort, il se leva pour descendre à la vigne de Naboth de Jezrahel, afin d’en prendre possession.

Alors la parole de Yahweh fut adressée à Élie, le Thesbite, en ces termes :

« Lève-toi, descends au devant d’Achab, roi d’Israël, qui règne à Samarie ; le voilà dans la vigne de Naboth, où il est descendu pour en prendre possession.

Tu lui parleras en ces termes : Ainsi dit Yahweh : « N’as-tu pas tué et pris un héritage ? » Et tu lui parleras en ces termes : « Ainsi dit Yahweh : Au lieu même où les chiens ont léché le sang de Naboth, les chiens lécheront aussi ton propre sang. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 3 Rois, 22, 38.

Achab dit à Élie : « M’as-tu trouvé, ô mon ennemi ? » Il répondit : « Je t’ai trouvé, parce que tu t’es vendu pour faire ce qui est mal aux yeux de Yahweh.

Voici que je ferai venir le malheur sur toi ; je te balaierai ; j’exterminerai tout mâle appartenant à Achab, celui qui est esclave et celui qui est libre en Israël,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 4 Rois, 9, 8. ― Voilà que, etc. Ce sont les paroles du Seigneur qu’Elie reprend. ― Celui qui urine, etc. Voir 1 Rois, 25, 22. ― Le dernier, des descendants d’Achab.

et je rendrai ta maison semblable à la maison de Jéroboam, fils de Nabat, et à la maison de Baasa, fils d’Ahias, parce que tu m’as provoqué à la colère et que tu as fait pécher Israël. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 3 Rois, 15, 29 ; 16, 3.

Yahweh parla aussi contre Jézabel en ces termes : « Les chiens mangeront Jézabel près du fossé de Jezrahel.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 4 Rois, 9, 36.

Celui de la maison d’Achab qui mourra dans la ville sera mangé par les chiens, et celui qui mourra dans les champs sera mangé par les oiseaux du ciel. »

Il n’y a eu vraiment personne qui se soit vendu comme Achab pour faire ce qui est mal aux yeux de Yahweh ; parce que Jézabel, sa femme, l’excitait.

Il s’est conduit de la manière la plus abominable, en allant après les idoles, selon tout ce que faisaient les Amorrhéens que Yahweh chassa devant les enfants d’Israël.

Lorsqu’Achab eut entendu les paroles d’Élie, il déchira ses vêtements et, ayant mis un sac sur son corps, il jeûna ; il couchait avec le sac et il marchait avec lenteur.

Et la parole de Yahweh fut adressée à Élie le Thesbite, en ces termes :

« As-tu vu comment Achab s’est humilié devant moi ? Parce qu’il s’est humilié devant moi, je ne ferai pas venir le malheur pendant sa vie ; ce sera pendant la vie de son fils que je ferai venir le malheur sur sa maison. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 4 Rois, 9, 26.