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1 Rois 10

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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

La reine de Saba, ayant appris la renommée de Salomon, au nom de Yahweh, vint pour l’éprouver par des énigmes.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 2 Paralipomènes, 9, 1 ; Matthieu, 12, 42 ; Luc, 11, 31. ― La renommée de Salomon au nom du Seigneur ; c’est-à-dire la renommée de Salomon acquise par tout ce qu’il avait fait pour le nom du Seigneur. ― Saba, capitale des Sabéens, dans l’Arabie heureuse, où l’on trouve de l’or, des pierres précieuses, de l’encens et des parfums en abondance.

Elle vint à Jérusalem avec un équipage très considérable, des chameaux portant des aromates, de l’or en très grande quantité, et des pierres précieuses. Elle se rendit auprès de Salomon, et elle lui dit tout ce qu’elle avait dans le cœur.

Salomon répondit à toutes ses questions : il n’y eut rien qui restât caché au roi, sans qu’il pût répondre.

Quand la reine de Saba eut vu toute la sagesse de Salomon, et la maison qu’il avait bâtie,

et les mets de sa table, et les appartements de ses serviteurs, et les chambres et les vêtements de ses domestiques, ses échansons, et l’escalier par où il montait dans la maison de Yahweh, elle fut hors d’elle-même,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

N’avait plus son esprit ; était ravie, hors d’elle-même.

et elle dit au roi : « C’était donc vrai ce que j’ai appris dans mon pays de ce qui te concerne et de ta sagesse !

Je n’en croyais pas le récit avant d’être venue et d’avoir vu de mes yeux, et voici qu’on ne m’en avait pas dit la moitié ! Tu surpasses en sagesse et en magnificence ce que la renommée m’avait fait connaître.

Heureux tes gens, heureux tes serviteurs, qui sont continuellement devant toi, qui entendent ta sagesse !

Béni soit Yahweh, ton Dieu, qui s’est complu en toi et t’a placé sur le trône d’Israël ! C’est parce que Yahweh aime à jamais Israël, qu’il t’a établi roi pour que tu fasses droit et justice. »

Elle donna au roi cent vingt talents d’or, une grande quantité d’aromates et des pierres précieuses. Il ne vint plus jamais autant d’aromates que la reine de Saba en donna au roi Salomon.

Les vaisseaux de Hiram, qui apportaient de l’or d’Ophir, amenèrent aussi d’Ophir une très grande quantité de bois de santal et des pierres précieuses.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 2 Paralipomènes, 9, 10 ― Des bois odorants, du bois de santal.

Le roi fit avec le bois de santal des balustrades pour la maison de Yahweh et pour la maison du roi, et des harpes et des lyres pour les chantres. Il ne vint plus de ce bois de santal, et on n’en a plus vu jusqu’à ce jour.

Le roi Salomon donna à la reine de Saba tout ce qu’elle désira, ce qu’elle demanda, sans parler des présents, en rapport avec la puissance d’un roi tel que Salomon. Puis elle s’en retourna et alla dans son pays, elle et ses serviteurs.

Le poids de l’or qui arrivait à Salomon en une année était de six cent soixante-six talents d’or,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Six cent soixante-six talents d’or, environ 283 000 kilogrammes ou 87 800 000 francs. Le calife Haroun al-Rashid avait un revenu annuel d’environ 289 000 000 de francs.

outre ce qu’il recevait des marchands ambulants et du trafic des négociants, de tous les rois d’Arabie et des gouverneurs du pays.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Arabie, le pays qui s’étend au sud et à l’est de la Palestine jusqu’à la mer Rouge.

Le roi Salomon fit deux cents grands boucliers d’or battu, employant six cents sicles d’or pour chaque bouclier,

et trois cents petits boucliers d’or battu, employant trois mines d’or pour chaque bouclier ; et le roi les mit dans la maison de la forêt du Liban.

Commentaire (versets 16 à 17) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 16 à 17 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Salomon fit aussi deux grands boucliers d’or… et trois cents petits boucliers. Dans l’antiquité, il y avait des boucliers de deux formes et de deux grandeurs ; les grands, en quadrilatère voûtés ; les petits, plus ou moins arrondis. Les uns et les autres étaient sans doute de bois et revêtus de plaques d’or du poids de six cents sicles pour les uns, de trois mines pour les autres. Ces boucliers contenaient pour plus de dix millions de francs d’or. Un talent équivaut à soixante mines, une mine à cinquante sicles, et un sicle à quatorze grammes vingt centigrammes. La mine d’or valait 630 francs 60 centimes (en 1900 ?). ― Dans la maison du bois du Liban. Voir 3 Rois, 7, 2.

Le roi fit un grand trône d’ivoire et le revêtit d’or pur.

Ce trône avait six degrés, et la partie supérieure du trône était arrondie par derrière ; il y avait des bras de chaque côté du siège ; deux lions se tenaient près des bras,

et douze lions se tenaient là, sur les six degrés, six de chaque côté. Il ne s’est rien fait de pareil dans aucun royaume.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Aucun. C’est le vrai sens du mot tout en hébreu, quand il est joint à une négation.

Tous les vases à boire du roi Salomon étaient d’or, et toute la vaisselle de la maison de la forêt du Liban était d’or fin. Rien n’était d’argent ; on n’en faisait nul cas du temps de Salomon.

Car le roi avait en mer des vaisseaux de Tharsis avec les vaisseaux de Hiram ; une fois tous les trois ans, les vaisseaux de Tharsis arrivaient, apportant de l’or et de l’argent, de l’ivoire, des singes et des paons.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La flotte du roi… allait… en Tharsis. Le texte hébreu porte simplement que les vaisseaux de la flotte étaient des vaisseaux de Tharsis, c’est-à-dire des vaisseaux de fort tonnage, de ceux dont se servaient les Phéniciens pour aller à Tartessus en Espagne, de même que les Anglais appellent aujourd’hui Indiamen leurs grands vaisseaux, qu’ils aillent ou non dans l’Inde. Quelques-uns ont cru, il est vrai, que Salomon avait envoyé des vaisseaux et à Ophir et à Tartessus, mais le texte ne le dit point, et n’est pas d’ailleurs vraisemblable que les Phéniciens aient fait bénéficier les Hébreux du commerce qu’ils faisaient en Espagne. Les Phéniciens en rapportaient de l’argent et de l’étain, et ces métaux ne sont point nommés parmi les objets reçus par Salomon. 2 Paralipomènes, 9, 21, semble dire, il est vrai que la flotte de Salomon allait à Tharsis, mais on ne doit entendre par là l’Espagne, puisque dans 2 Paralipomènes, 20, 36, nous lisons que la flotte de Tharsis partait d’Asiongaber, d’où il n’était pas possible de se rendre en Espagne.

Le roi Salomon fut plus grand que tous les rois de la terre par les richesses et par la sagesse.

Tout le monde cherchait à voir Salomon, pour entendre la sagesse que Dieu avait mise dans son cœur.

Et chacun apportait son présent, des objets d’argent et des objets d’or, des vêtements, des armes, des aromates, des chevaux et des mulets, chaque année.

Salomon rassembla des chars et de la cavalerie ; il avait quatorze cents chars et douze mille cavaliers, qu’il plaça dans les villes où étaient déposés ses chars, et près du roi à Jérusalem.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 2 Paralipomènes, 1, 14 ; 3 Rois, 4, 26.

Le roi fit que l’argent était à Jérusalem aussi commun que les pierres, et il fit que les cèdres étaient aussi nombreux que les sycomores qui croissent dans la plaine.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Des sycomores à figues. Voir Luc, note 19.4. ― Dans les plaines des Philistins, la Séphéla. Voir Josué, note 9.1.

C’était de l’Égypte que provenaient les chevaux de Salomon ; une caravane de marchands du roi les allait prendre par troupes à un prix convenu :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Coa, ville ou région inconnue qui devait être sur la frontière de l’Egypte et de la Palestine. D’après d’autres, c’est la Cilicie.

un char montait et sortait d’Égypte pour six cents sicles d’argent, et un cheval pour cent cinquante sicles. Ils en faisaient aussi sortir de la même manière, par eux-mêmes, pour tous les rois des Héthéens et pour les rois de Syrie.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Six cents sicles d’argent, ou près de 1 700 francs (en 1 900 ?). ― Cent cinquante sicles ou 425 francs environ. ― Un attelage de quatre chevaux. Le texte original porte seulement : un char, sans parler des quatre chevaux. ― Héthéens. Les Héthéens étaient alors très puissants en Syrie et leur domination s’étendait jusqu’à l’Euphrate.