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1 Rois 17
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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Élie, le Thesbite, un des habitants de Galaad, dit à Achab : « Yahweh est vivant, le Dieu d’Israël, devant qui je me tiens ! Il n’y aura ces années-ci ni rosée ni pluie, sinon à ma parole. »
Et la parole de Yahweh fut adressée à Élie, en ces termes :
« Pars d’ici, dirige-toi vers l’orient et cache-toi au torrent de Carith, qui est en face du Jourdain.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Le torrent de Karith, d’après l’opinion commune, est l’ouadi Kelt actuel, qui débouche près de Jéricho et est profondément creusé entre deux montagnes sauvages, où abondent les corbeaux.
Tu boiras de l’eau du torrent, et j’ai commandé aux corbeaux de te nourrir là. »
Il partit, et fit selon la parole de Yahweh ; et il alla s’établir au torrent de Carith, qui est en face du Jourdain.
Les corbeaux lui apportaient du pain et de la viande le matin, du pain et de la viande le soir, et il buvait de l’eau du torrent.
Mais, au bout d’un certain temps, le torrent fut à sec, car il n’était pas tombé de pluie dans le pays.
Alors la parole de Yahweh lui fut adressée en ces termes :
« Lève-toi, va à Sarephta, qui appartient à Sidon, et tu y demeureras ; voici que j’ai ordonné là à une femme veuve de te nourrir. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Sarephta ou Sarepta, ville phénicienne, port de la mer Méditerranée, entre Sidon et Tyr ; renommée pour ses vins.
Il se leva et alla à Sarephta. Comme il arrivait à la porte de la ville, voici qu’il y avait là une femme veuve qui ramassait du bois. Il l’appela et lui dit : « Va me prendre, je te prie, un peu d’eau dans ce vase, afin que je boive. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Luc, 4, 26. ― Le vase destiné à cet usage. A moins qu’ici, comme souvent ailleurs, l’article déterminatif ne soit mis pour le pronom possessif, et que le vrai sens ne soit ton vase.
Et elle alla en prendre. Il l’appela de nouveau, et il dit : « Apporte-moi, je te prie, un morceau de pain dans ta main. »
Elle répondit : « Yahweh, ton Dieu, est vivant ! Je n’ai rien de cuit, je n’ai qu’une poignée de farine dans un pot et un peu d’huile dans une cruche. Et voici que je ramasse deux morceaux de bois, afin que, rentrée à la maison, je prépare ce reste pour moi et pour mon fils ; nous le mangerons, et nous mourrons ensuite. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Et que nous mourions ensuite de faim, n’ayant plus rien à manger.
Élie lui dit : « Ne crains point, rentre faire comme tu as dit. Seulement prépare-moi d’abord avec cela un petit gâteau, que tu m’apporteras ; tu en feras ensuite pour toi et pour ton fils.
Car ainsi parle Yahweh, le Dieu d’Israël : Le pot de farine ne s’épuisera point, et la cruche d’huile ne diminuera point, jusqu’au jour où Yahweh fera tomber de la pluie sur la face du sol. »
Elle s’en alla et fit selon la parole d’Élie ; et pendant longtemps elle eut de quoi manger, elle et sa famille, ainsi qu’Élie.
Le pot de farine ne s’épuisa pas, et la cruche d’huile ne diminua pas, selon la parole de Yahweh, qu’il avait dite par l’organe d’Élie.
Après ces événements, le fils de la femme, maîtresse de la maison, devint malade, et sa maladie fut très violente, au point qu’il ne resta plus de souffle en lui.
Alors cette femme dit à Élie : « Qu’ai-je à faire avec toi, homme de Dieu ? Es-tu venu chez moi pour rappeler le souvenir de mes iniquités et pour faire mourir mon fils ? »
Il lui répondit : « Donne-moi ton fils. » Et il le prit du sein de la femme et, l’ayant monté dans la chambre haute où il demeurait, il le coucha sur son lit.
Puis, il invoqua Yahweh, en disant : « Yahweh, mon Dieu, auriez-vous encore fait tomber le malheur sur cette veuve chez laquelle je demeure, jusqu’à faire mourir son fils ? »
Et il s’étendit trois fois sur l’enfant, en invoquant Yahweh et en disant : « Yahweh, mon Dieu, je vous en prie, que l’âme de cet enfant revienne au dedans de lui ! »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Son corps ; littéralement ses entrailles ; hébreu son intérieur.
Yahweh écouta la voix d’Élie, et l’âme de l’enfant revint au dedans de lui, et il fut rendu à la vie.
Élie prit l’enfant, le descendit de la chambre haute dans la maison et le donna à sa mère ; et Élie dit : « Voici que ton fils est vivant. »
La femme dit à Élie : « Je reconnais maintenant que tu es un homme de Dieu, et que la parole de Yahweh dans ta bouche est vérité. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Ecclésiastique, 48, 1. ― Il vit, etc. Voir Juges, 8, 19. ― Pendant ces années-ci ; c’est-à-dire, pendant trois ans et demi, selon saint Luc (4, 25) et saint Jacques (5, 17). ― Le Thesbite, de Thesbé, sur une hauteur à l’ouest du lac Mérom. Il habitait dans le pays de Galaad, à l’est du Jourdain.