Aller au contenu
Quaestio
Confort de lecture
Taille
Espacement
Présentation
Police

Ces réglages restent sur cet appareil et valent pour toutes les pages de lecture du site.

← 2 Samuel 1 2 Samuel 2 sur 24 chapitres 2 Samuel 3 →

2 Samuel 2

APRÈS cela David consulta le Seigneur, et lui dit : Irai-je dans quelqu’une des villes de Juda ? Le Seigneur lui dit : Allez. David lui demanda : Où irai-je ? Le Seigneur lui répondit : Allez à Hébron.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

A Hébron. Voir Genèse, note 13.18.

David y alla donc avec ses deux femmes, Achinoam de Jezrahel, et Abigaïl, veuve de Nabal du Carmel.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Abigaïl. Voir 1 Rois, chapitre 25.

David y mena aussi les gens qui étaient avec lui, dont chacun y vint avec sa famille : et ils demeurèrent dans les villes d’Hébron.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Dans les villes d’Hébron ; c’est-à-dire dans la ville d’Hébron et dans les villages qui en dépendaient.

Alors ceux de la tribu de Juda étant venus à Hébron, y sacrèrent David de l’huile sainte, afin qu’il régnât sur la maison de Juda. En même temps on rapporta à David, que ceux de Jabès en Galaad avaient enseveli Saul.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Machabées, 2, 57. ― Jabès-Galaad. Voir Juges, 21, 8.

Il y envoya aussitôt des gens, et leur fit dire : Bénis soyez-vous du Seigneur, de ce que vous avez usé de cette humanité envers Saul, votre seigneur, et que vous l’avez enseveli.

Maintenant donc le Seigneur vous le rendra selon sa miséricorde et sa vérité ; et moi-même je vous récompenserai de cette action que vous avez faite.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Cette action ; littéralement : cette parole. Voir 2 Rois, 1, 4.

Ne vous laissez point abattre, et soyez gens de cœur : car encore que Saül, votre roi, soit mort, néanmoins la maison de Juda m’a sacré pour être son roi.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Fils de courage ; hébraïsme, pour courageux.

D’un autre côté Abner, fils de Ner, général de l’armée de Saül, prit Isboseth, fils de Saül, et l’ayant fait mener dans tout le camp,

l’établit roi sur Galaad, sur Gessuri, sur Jezrahel, sur Ephraïm, sur Benjamin, et sur tout Israël.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Sur Galaad, sur Gessuri ; voir l’Introduction au Livre de Josué, partie B. ― Sur Jezraël, ville d’Issachar, aujourd’hui Zerin, dans une forte position, à l’extrémité de la vallée formée par le Naba-Djaloud entre le petit Hermon et les montagnes de Gelboé. Elle commande toute la plaine d’Esdrelon.

Isboseth, fils de Saül, avait quarante ans lorsqu’il commença à régner sur Israël ; et il régna deux ans. Il n’y avait alors que la seule maison de Juda qui suivît David.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Il régna deux ans ; en paix. Cette restriction est d’autant plus nécessaire qu’Isboseth régna tant que David résida à Hébron, c’est-à-dire sept ans et demi (voir verset 11). Elle se trouve d’ailleurs expliquée, par le verset 1er du chapitre 3, où on lit qu’il y eut une longue guerre entre la maison de Saül et celle de David. On peut ajouter que les cinq dernières années d’Isboseth furent plutôt les années d’Abner que les siennes ; car ce général ne lui laissa que le nom de roi.

Et il demeura à Hébron sept ans et demi, n’étant roi que de la tribu de Juda.

Alors Abner, fils de Ner, sortit de son camp, et vint à Gabaon avec les gens d’Isboseth, fils de Saül.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

A Gabaon. Voir 3 Rois, note 3.4.

Joab, fils de Sarvia, marcha contre lui avec les troupes de David, et ils se rencontrèrent près de la piscine de Gabaon. Les armées s’étant approchées, s’arrêtèrent l’une devant l’autre : l’une était d’un côté de la piscine, et l’autre de l’autre.

Alors Abner dit à Joab : Que quelques jeunes gens s’avancent, et qu’ils s’exercent devant nous. Joab répondit : Qu’ils s’avancent.

Aussitôt douze hommes de Benjamin du côté d’Isboseth, fils de Saül, parurent, et se présentèrent : il en vint aussi douze du côté de David.

Et chacun d’eux ayant pris par la tête celui qui se présenta devant lui, ils se passèrent tous l’épée au travers du corps, et tombèrent morts tous ensemble : et ce lieu s’appela, le Champ des vaillants, à Gabaon.

Il se donna aussitôt un rude combat ; et Abner fut défait avec ceux d’Israël par les troupes de David.

Les trois fils de Sarvia, Joab, Abisaï et Asaël, étaient dans ce combat. Or Asaël était extrêmement agile et léger à la course, en quoi il égalait les chevreuils qui sont dans les bois.

Il s’attacha donc à poursuivre Abner, sans se détourner ni à droite ni à gauche, et sans le quitter jamais.

Abner regardant derrière lui, lui dit : Etes-vous Asaël ? Il lui répondit : Oui, je le suis.

Abner lui dit : Allez ou à droite ou à gauche, et attaquez quelqu’un de ces jeunes gens, et prenez ses dépouilles. Mais Asaël ne voulut point cesser de le poursuivre.

Abner parla donc encore à Asaël, et lui dit : Retirez-vous, ne me suivez pas davantage, de peur que je ne sois obligé de vous percer de ma lance, et qu’après cela je ne puisse plus paraître devant Joab, votre frère.

Mais Asaël méprisa ce qu’il lui disait, et ne voulut point se détourner. Abner lui porta donc de l’arrière-main dans l’aine un coup de la pointe de sa lance, qui le perça, et le tua sur la place. Tous ceux qui passaient par ce lieu où Asaël était tombé mort, s’arrêtaient.

Mais Joab et Abisaï continuant à poursuivre Abner qui s’enfuyait, le soleil se coucha lorsqu’ils arrivèrent à la colline de l’Aqueduc, qui est vis-à-vis de la vallée, au chemin du désert de Gabaon :

et les enfants de Benjamin se rallièrent auprès d’Abner ; et ayant fait un gros, s’arrêtèrent sur le sommet d’une éminence.

Alors Abner cria à Joab : Votre épée ne se rassasiera-t-elle donc point de sang et de meurtres ? Ignorez-vous qu’il est dangereux de jeter son ennemi dans le désespoir ? N’est-il pas temps enfin de dire au peuple qu’il cesse de poursuivre ses frères ?

Joab lui répondit : Vive le Seigneur ! si vous l’eussiez plus tôt dit, le peuple se fût retiré dès le matin, et il eût cessé de poursuivre ses frères.

Joab fit donc sonner la retraite ; et toute l’armée s’arrêta, et cessa de poursuivre Israël, et de le combattre.

Abner avec ses gens marcha par la campagne toute cette nuit ; et ayant passé le Jourdain et traversé tout Béthoron, il revint au camp.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Béthoron, ville d’Ephraïm, sur la route qui conduisait au pays des Philistins.

Joab ayant cessé de poursuivre Abner, et étant revenu, assembla toute l’armée ; et on ne trouva de morts du côté de David, que dix-neuf hommes, sans compter Asaël.

Mais les gens de David tuèrent de Benjamin et de ceux qui étaient avec Abner, trois cent soixante hommes qui moururent en cette défaite.

On emporta le corps d’Asaël, et on le mit dans le sépulcre de son père à Bethléhem. Et Joab ayant marché toute la nuit avec les gens qui étaient avec lui, arriva à Hébron au point du jour.