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2 Samuel 22

DAVID prononça ce cantique à la louange du seigneur, après que le Seigneur l’eut délivré de la main de tous ses ennemis, ainsi que de la main de Saül ;

et il dit : Je vous aimerai, Seigneur ! qui êtes ma force : le Seigneur est mon rocher, il est ma force, il est mon Sauveur.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Psaumes, 17, 3.

Mon Dieu est mon soutien, j’espérerai en lui : il est mon bouclier, il est l’appui de mon salut : c’est lui qui m’élève au-dessus de mes ennemis, il est mon refuge : mon Sauveur ! vous me délivrerez de l’iniquité.

J’invoquerai le Seigneur qui est digne de toute louange, et il me délivrera de mes ennemis.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Psaumes, 17, 4.

Car les flots de la mort m’ont assiégé ; les torrents de Bélial m’ont épouvanté.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Bélial ; c’est-à-dire le démon, prince de fer. Voir 2 Corinthiens, 6, 15.

Les liens de l’enfer m’ont environné ; les filets de la mort m’ont enveloppé.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les liens de l’enfer, en hébreu scheôl. Voir sur le scheôl, Genèse, note 37.35.

J’invoquerai le Seigneur dans mon affliction, et je crierai vers mon Dieu ; et il entendra ma voix de son temple, et mes cris viendront jusqu’à ses oreilles.

La terre s’est émue, et a tremblé ; les fondements des montagnes ont été agités et ébranlés ; parce que le Seigneur était en colère contre eux.

La fumée de ses narines s’est élevée en haut ; un feu dévorant est sorti de sa bouche ; et des charbons en ont été allumés.

Il a abaissé les cieux, et il est descendu ; un nuage sombre était sous ses pieds.

Il a monté sur les chérubins, et il a pris son vol ; il a volé sur les ailes des vents.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Sur des ailes de vent. Cette expression peint admirablement bien la promptitude avec laquelle Dieu vint délivrer David de la main de ses ennemis.

Il s’est caché dans les ténèbres qui l’environnaient ; il a fait distiller les eaux des nuées du ciel.

Devant lui brille une lumière qui allume des charbons de feu.

Le Seigneur a tonné du ciel ; le Très-Haut a fait retentir sa voix.

Il a tiré ses flèches, et les a dispersés ; il a lancé ses foudres, et les a consumés.

La mer s’est ouverte jusqu’au fond des abîmes, et les fondements du monde ont été découverts par les menaces du Seigneur, et par le souffle impétueux de sa colère.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les abîmes, le fond. C’est ainsi que l’on traduit généralement, d’après l’hébreu, le mot effusiones, qui signifie plutôt écoulements, débordements.

Il a étendu sa main du haut du ciel ; il m’a pris, et m’a retiré du milieu des eaux.

Il m’a délivré d’un ennemi très-puissant, et de ceux qui me haïssaient, et qui étaient plus forts que moi.

Il m’a prévenu au jour de mon affliction, et le Seigneur a été mon ferme appui.

Il m’a mis au large ; il m’a délivré, parce que je lui ai plu.

Le Seigneur me rendra selon ma justice ; et il me traitera selon la pureté de mes mains.

Car j’ai gardé les voies du Seigneur, et je n’ai point commis d’infidélité contre mon Dieu.

J’ai eu toutes ses ordonnances devant mes yeux, et je ne me suis point détourné de ses préceptes.

Je serai parfait en demeurant avec lui ; je me tiendrai sur mes gardes contre mon iniquité.

Et le Seigneur me rendra selon ma justice, et selon que mes mains seront pures à ses yeux.

Vous serez saint avec les saints, et parfait avec les forts.

Vous serez pur avec les purs, et vous paraîtrez méchant avec les méchants.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Excellent ; vertueux, juste, et selon l’hébreu pur. ― Avec un pervers, etc., c’est-à-dire, d’après l’hébreu, que vous poursuivrez dans les sentiers détournés celui qui s’y engagera.

Vous sauverez le peuple pauvre ; et d’un clin d’œil vous humilierez les superbes.

Seigneur ! vous êtes ma lampe : c’est vous, Seigneur ! qui éclairez mes ténèbres.

Je cours avec vous tout prêt a combattre ; le secours de mon Dieu me fait franchir la muraille.

La voie de Dieu est irrépréhensible ; la parole du Seigneur est pure comme l’or qui a passé par le feu. Il est le bouclier de tous ceux qui espèrent en lui.

Y a-t-il un autre Dieu que le Seigneur ? v a-t-il un autre fort que notre Dieu ?

ce Dieu qui m’a revêtu de force, et qui a aplani la voie parfaite où je marche ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ma voie parfaite, pour : la voie parfaite dans laquelle je marche.

qui a rendu mes pieds aussi vites que ceux des biches, et qui m’a établi dans les lieux hauts où je suis ;

qui instruit mes mains à combattre, et qui rend mes bras fermes comme un arc d’airain.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Psaumes, 143, 1.

Vous m’avez couvert de votre protection, comme d’un bouclier ; votre droite m’a soutenu, et vous m’avez fait grand par votre bonté.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

M’a multiplié, pour faire face à tous mes ennemis qui sont si nombreux.

Vous avez élargi le chemin sous mes pas, et mes pieds n’ont point chancelé.

Je poursuivrai mes ennemis, et je les réduirai en poudre ; je ne retournerai point que je ne les aie détruits.

Je les détruirai, et je les briserai, sans qu’ils puissent se relever ; ils tomberont sous mes pieds.

Vous m’avez revêtu de force pour combattre ; vous avez fait plier sous moi ceux qui s’opposaient à moi.

Vous avez fait tourner le dos à mes ennemis, à ceux qui me haïssaient ; et je les exterminerai.

Ils crieront, et nul ne viendra à leur secours ; ils crieront au Seigneur, et il ne les exaucera point.

Je les dissiperai comme la poussière de la terre ; je les écraserai, et je les foulerai aux pieds comme la boue des rues.

Vous me délivrerez des contradictions de mon peuple ; vous me conserverez pour être le chef des nations : un peuple que j’ignore me servira.

Des enfants étrangers me résisteront ; mais ils m’obéiront quand ils entendront ma voix.

Les enfants étrangers se fondront comme la cire, et ils trembleront de peur dans les lieux où ils se seront cachés.

Vive le Seigneur, et que mon Dieu soit béni ! que le Dieu fort, le Dieu qui me sauve, soit glorifié !

vous, ô Dieu ! qui me vengez, et qui abattez les peuples sous moi ;

qui me délivrez de mes ennemis, qui me mettez au-dessus de ceux qui me résistent, et qui me sauverez de l’homme injuste.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Psaumes, 17, 49.

Je vous en rendrai, Seigneur ! des actions de grâces au milieu des nations, et je chanterai des cantiques en l'honneur de votre nom ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Romains, 15, 9. ― Le nom de Dieu se prend souvent pour Dieu lui-même. Ainsi, c’est ce mot qui est le sujet des verbes exalte, fait miséricorde, du verset suivant.

vous qui signalez votre grandeur en sauvant le roi que vous avez choisi, qui faites miséricorde à David, votre oint, et qui la ferez à sa race éternellement.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les victoires ; littéralement : les saluts, les délivrances, mot qui en hébreu se prend pour les victoires remportées par un secours extraordinaire de Dieu.