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Romains 7

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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Ignorez-vous, mes frères — car je parle à des hommes qui connaissent la Loi, — que l’homme est sous l’empire de la loi aussi longtemps qu’il vit ?

Ainsi une femme mariée est liée par la loi à son mari tant qu’il est vivant ; mais si le mari meurt, elle est dégagée de la loi qui la liait à son mari.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Corinthiens, 7, 39.

Si donc, du vivant de son mari, elle épouse un autre homme, elle sera appelée adultère ; mais si son mari meurt, elle est affranchie de la loi, en sorte qu’elle n’est plus adultère en devenant la femme d’un autre mari.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Elle sera appelée adultère ; c’est-à-dire : Elle sera adultère. Nous avons déjà fait remarquer plusieurs fois que les Hébreux disaient être appelé pour être.

Ainsi, mes frères, vous aussi vous êtes morts à la Loi, par le corps de Jésus-Christ, pour que vous soyez à un autre, à celui qui est ressuscité des morts, afin que nous portions des fruits pour Dieu.

Car, lorsque nous étions dans la chair, les passions qui engendrent les péchés, excitées par la Loi, agissaient dans nos membres, de manière à produire des fruits pour la mort.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Lorsque nous étions dans la chair ; c’est-à-dire sous la loi charnelle.

Mais maintenant nous avons été dégagés de la Loi, étant morts à la Loi, sous l’autorité de laquelle nous étions tenus, de sorte que nous servons Dieu dans un esprit nouveau, et non selon une lettre surannée.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Dans la nouveauté de l’esprit ; dans un esprit nouveau, dans des sentiments et des inclinations inspirés par l’Esprit-Saint.

Que dirons-nous donc ? La loi est-elle péché ? Loin de là ! Mais je n’ai connu le péché que par la Loi ; par exemple, je n’aurais pas connu la convoitise, si la Loi ne disait : « Tu ne convoiteras point. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Exode, 20, 17 ; Deutéronome, 5, 21. ― Avant la loi mosaïque, on n’ignorait pas le péché, mais on n’y attachait pas la même importance ; on n’en sentait que très imparfaitement la gravité ; parce que d’un côté le mauvais penchant d’une nature corrompue aveuglait les esprits, et que de l’autre on manquait de cette règle extérieure, de cette censure visible, qui reprochait au pécheur le plus étourdi par la passion, ses dérèglements.

Puis le péché, saisissant l’occasion, a fait naître en moi, par le commandement, toutes sortes de convoitises ; car, sans la Loi, le péché est mort.

Pour moi, je vivais autrefois sans la Loi ; mais le commandement étant venu, le péché a pris vie,

et moi, je suis mort. Ainsi le commandement qui devait conduire à la vie, s’est trouvé pour moi conduire à la mort.

Car le péché, saisissant l’occasion qu’offrait le commandement, m’a séduit et par lui m’a donné la mort.

Ainsi donc la Loi est sainte, et le commandement est saint, juste et bon.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Timothée, 1, 8.

Une chose bonne a donc été pour moi une cause de mort ? Loin de là ! Mais c’est le péché qui m’a donné la mort, afin de se montrer péché en me donnant la mort par le moyen d’une chose bonne, et de se développer à l’excès comme péché par le moyen du commandement.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Pour paraître péché ; c’est-à-dire pour montrer toute sa corruption.

Nous savons, en effet, que la Loi est spirituelle ; mais moi, je suis charnel, vendu au péché.

Car je ne sais pas ce que je fais : je ne fais pas ce que je veux, et je fais ce que je hais.

Or, si je fais ce que je ne voudrais pas, je reconnais par là que la Loi est bonne.

Mais alors ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi.

Commentaire (versets 15 à 17) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 15 à 17 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Saint Paul semble contredire ici ce qu’il a avancé plus haut (voir Romains, 6, 14), que le péché ne dominera plus ; mais cette contradiction n’est qu’apparente. En effet, le grand apôtre reconnaît deux captivités auxquelles nous pouvons être assujettis : celle des sens, qui étant accoutumés à trouver leur satisfaction dans l’assouvissement des besoins, contractent l’habitude de préférer le plaisir au devoir ; celle de la volonté, qui ne regarde comme bon et préférable que ce que les sens lui présentent comme plus doux. La grâce de Notre-Seigneur nous délivre de cette seconde captivité, qui est la seule réelle ; et c’est ce que saint Paul veut dire par ses paroles : Le péché ne vous dominera plus… vous êtes sous la grâce. Cette même grâce du Sauveur nous laisse au contraire sujets à la première, qui n’est pas un mal, mais une fragilité ; et c’est ce que signifient ces mots : Ce n’est plus moi qui fais cela, mais le péché qui habite en moi (voir verset 17).

Car je sais que le bien n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair ; le vouloir est à ma portée, mais non le pouvoir de l’accomplir.

Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas.

Or, si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui le fais, c’est le péché qui habite en moi.

Je trouve donc cette loi en moi : quand je veux faire le bien, le mal est près de moi.

Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

L’homme intérieur, signifie l’intelligence et la raison éclairées par la grâce, et fortifiées par l’Esprit-Saint.

mais je vois dans mes membres une autre loi qui lutte contre la loi de ma raison, et qui me rend captif de la loi du péché qui est dans mes membres.

Malheureux que je suis ! Qui me délivrera de ce corps de mort ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Du corps de cette mort ; du corps qui est la cause de cette mort dont je viens de vous parler (voir verset 10 et suivants). Comparer à Actes des Apôtres, 5, 20 ; 13, 26.

Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ Notre-Seigneur ! Ainsi donc moi-même, par l’esprit, je suis l’esclave de la loi de Dieu, et par la chair l’esclave de la loi du péché.