Confort de lecture
Ces réglages restent sur cet appareil et valent pour toutes les pages de lecture du site.
Romains 4
Écouter
Crédits
Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :
- aucune utilisation commerciale ;
- aucune modification du contenu des fichiers ;
- paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.
Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.
Quel avantage dirons-nous donc qu’Abraham, notre père, ait obtenu selon la chair ?
Si Abraham a été justifié par les œuvres, il a sujet de se glorifier. Mais il n’en a pas sujet devant Dieu.
En effet, que dit l’Écriture ? « Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Genèse, 15, 6 ; Galates, 3, 6 ; Jacques, 2, 23.
Or, à celui qui fait une œuvre, le salaire est imputé, non comme une grâce, mais comme une chose due ;
et à celui qui ne fait aucune œuvre, mais qui croit en celui qui justifie l’impie, sa foi lui est imputée à justice.
C’est ainsi que David proclame la béatitude de l’homme à qui Dieu impute la justice indépendamment des œuvres :
Heureux ceux dont les iniquités sont pardonnées, et dont les péchés ont été couverts !
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Psaumes, 31, 1-2 ; 50, 11. ― Couverts ; c’est-à-dire qui ne paraissaient plus, parce qu’ils n’existent plus, ayant été détruits par la justice et l’innocence obtenues par la foi.
Heureux l’homme à qui le Seigneur n’impute pas son péché ! »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
A qui le Seigneur n’a pas imputé de péché ; c’est-à-dire à qui il a pardonné ses péchés.
Ce bonheur n’est-il que pour les circoncis, ou est-il également pour les incirconcis ?
Car nous disons que la foi fut imputée à justice à Abraham. Comment donc lui fut-elle imputée ? Était-ce en l’état de circoncision, ou en l’état d’incirconcision ? Ce ne fut pas dans l’état de circoncision, il était encore incirconcis.
Il reçut ensuite le signe de la circoncision comme sceau de la justice qu’il avait obtenue par la foi quand il était incirconcis, afin d’être le père de tous ceux qui ont la foi bien qu’incirconcis, pour que la justice leur soit aussi imputée,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Genèse, 17, 10-11.
et le père des circoncis, de ceux qui ne sont pas seulement circoncis, mais qui marchent en même temps sur les traces de la foi qu’avait notre père Abraham lorsqu’il était incirconcis.
En effet, ce n’est point par la Loi que l’héritage du monde a été promis à Abraham et à sa postérité ; c’est par la justice de la foi.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Galates, 3, 18 ; Hébreux, 11, 9.
Car si ceux qui ont la Loi sont héritiers, la foi est vaine et la promesse est sans effet, parce que la loi produit la colère,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ceux qui ont reçu la loi de Moïse ; c’est-à-dire les Juifs.
et que là où il n’y a pas de loi, il n’y a pas non plus de transgression.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La loi, si elle n’est pas accompagnée de la foi et de la grâce, produit la colère divine par occasion, puisqu’elle est une occasion de plusieurs transgressions qui provoquent la colère de Dieu.
Donc c’est bien par la foi, afin que ce soit par grâce, pour que la promesse soit assurée à toute la postérité, non seulement à ceux qui relèvent de la Loi, mais encore à ceux qui relèvent de la foi d’Abraham, notre père à tous, selon qu’il est écrit :
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Assurée, certaine, puisqu’elle dépend, non de l’accomplissement de la Loi (qu’aucun Juif n’a observée parfaitement, voir le chapitre 2), mais de la grâce et de la pure bonté de Dieu, qui peut ainsi faire arriver la bénédiction promise et aux juifs transgresseurs de la loi et aux gentils idolâtres.
« Je t’ai fait père d’un grand nombre de nations. » Il l’est devant celui auquel il a cru, devant Dieu, qui donne la vie aux morts et qui appelle les choses qui ne sont point comme si elles étaient.
Espérant contre toute espérance, il crut, en sorte qu’il devint le père d’un grand nombre de nations, selon ce qui lui avait été dit :
Commentaire (versets 17 à 18) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 17 à 18 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Abraham espéra contre l’espérance même, parce qu’il eut foi en des promesses dans lesquelles il ne devait avoir aucune espérance, à supposer qu’il ne se confiât qu’aux lumières naturelles. Voir Genèse, 15, 5.
« Telle sera ta postérité. » Et, inébranlable dans sa foi, il ne considéra pas que son corps était déjà éteint, puisqu’il avait près de cent ans, ni que le sein de Sara était épuisé.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Sara avait 90 ans, quand elle devint mère d’Isaac.
Devant la promesse de Dieu, il n’eut ni hésitation ni défiance ; mais puisant sa force dans la foi, il rendit gloire à Dieu,
pleinement convaincu qu’il saura accomplir la promesse qu’il a faite.
Et voilà pourquoi sa foi lui fut imputée à justice.
Or ce n’est pas pour lui seul qu’il est écrit qu’elle lui fut imputée à justice mais c’est aussi pour nous,
à qui elle doit être imputée, pour nous qui croyons en celui qui a ressuscité d’entre les morts Jésus-Christ, Notre-Seigneur,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir 1 Pierre, 1, 21.
lequel a été livré pour nos offenses, et est ressuscité pour notre justification.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Abraham ne pouvait être justifié par ses propres forces, sans la grâce de Dieu et la foi au Messie. Des œuvres purement naturelles pouvaient le faire louer des hommes, mais n’avaient pas la valeur nécessaire pour le rendre juste aux yeux de Dieu.