Aller au contenu
Quaestio
Confort de lecture
Taille
Espacement
Présentation
Police

Ces réglages restent sur cet appareil et valent pour toutes les pages de lecture du site.

← 2 Machabées 4 2 Machabées 5 sur 15 chapitres 2 Machabées 6 →

2 Machabées 5

Écouter

Crédits

Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Vers ce temps-là, Antiochus organisa sa seconde expédition en Égypte.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Dans le même temps, c’est-à-dire, lorsque le jeune roi Ptolémée Philométor était monté sur le trône d’Egypte. Voir 2 Machabées, 4, 21. ? Voir aussi, 1 Machabées, 1, 17.

Or il arriva que, dans toute la ville, pendant près de quarante jours, apparurent, courant dans les airs, des cavaliers ayant des vêtements d’or et armés de lances à la manière des cohortes,

ainsi que des escadrons de chevaux rangés en ordre de bataille, des attaques et des charges de part et d’autre, des agitations de boucliers et une multitude de piques, des épées tirées du fourreau, des traits lancés, un vif éclat d’armures d’or et de cuirasses de toutes sortes.

C’est pourquoi tous priaient pour que ces apparitions leur fussent favorables.

Un faux bruit de la mort d’Antiochus s’étant répandu, Jason ne prit pas moins d’un millier d’hommes et vint attaquer la ville à l’improviste. Les citoyens coururent aux murailles, mais la ville finit par être prise, et Ménélas se réfugia dans la citadelle.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Jason. Voir plus haut, 2 Machabées, 4, 7.

Jason se livra sans pitié au massacre de ses propres concitoyens, ne réfléchissant pas qu’une journée gagnée sur des compatriotes est la journée la plus tristement perdue, mais s’imaginant remporter des trophées sur des ennemis, et non sur des gens de la même nation.

D’une part, il ne réussit pas à s’emparer du pouvoir, et, de l’autre, ses intrigues aboutirent pour lui à la confusion ; il dut regagner en fugitif le pays des Ammonites.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ammanites. Voir 2 Machabées, 4, 26.

Comme terme de sa vie criminelle, on le vit serré de près chez Arétas, roi des Arabes, fuyant de ville en ville, poursuivi par tous, détesté comme transgresseur des lois, exécré comme le bourreau de sa patrie et de ses concitoyens, ignominieusement chassé jusqu’en Égypte.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Arétas, tyran ou roi des Arabes Nabatéens, qui s’étaient emparés de l’Idumée et dont la capitale était Pétra. On connait quatre Arétas, roi des Nabatéens. Celui-ci est Arétas Ier (169 avant Jésus-Christ). Celui que nomme saint Paul, voir 2 Corinthiens, 11, 32, est Arétas IV Ænéas Philodème.

Lui qui avait banni tant de personnes de leur patrie, il périt sur la terre étrangère, après s’être rendu à Lacédémone dans l’espoir d’y trouver un refuge, en considération de la commune origine.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

A cause de la parenté que les Lacédémoniens prétendaient avoir des Juifs, se croyant issus d’Abraham aussi bien qu’eux. Comparer à 1 Machabées, 12, 21.

Lui qui avait jeté tant d’hommes sur le sol sans sépulture, nul ne le pleura et ne lui rendit aucun des derniers devoirs ; il ne fut pas enseveli dans le tombeau de ses pères.

Ces événements étant arrivés à la connaissance du roi, il crut que la Judée faisait défection. Il partit donc d’Égypte, furieux comme une bête féroce, et s’empara de la ville à main armée.

Il ordonna aux soldats de tuer sans pitié ceux qui tomberaient entre leurs mains, et d’égorger ceux qui monteraient sur les toits des maisons.

Ainsi furent tués des jeunes gens et des vieillards ; ainsi périrent des hommes faits, des femmes et des enfants ; ainsi furent égorgés des jeunes filles et des nourrissons.

Le nombre des victimes pendant ces trois jours, fut de quatre-vingt mille, dont quarante mille furent massacrés et autant furent vendus comme esclaves.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Enchaînés (vincti) ; c’est-à-dire, faits captifs ou prisonniers. ? Vendus comme esclaves.

Non content de ces atrocités, il osa pénétrer dans le temple le plus saint de toute la terre, ayant pour guide Ménélas, traître envers les lois et envers sa patrie.

Et prenant de ses mains souillées les objets sacrés, et arrachant les offrandes déposées par les autres rois pour rehausser la gloire et la dignité de ce lieu, il les remettait à des mains profanes.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Lieu. Ce mot désigne le temple ici et aux versets 17, 19 et 20.

Antiochus s’enflait d’orgueil dans son esprit, ne considérant pas que le Seigneur était irrité pour peu de temps à cause des péchés des habitants de la ville, et que c’était pour cela qu’il détournait ses regards de ce lieu.

Autrement, s’ils n’avaient pas été coupables d’un grand nombre de péchés, lui aussi, comme Héliodore, envoyé par le roi Séleucus pour inspecter le trésor, il aurait été, dès son arrivée, flagellé et réprimé dans son audace.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 2 Machabées, 3, vv. 25, 27. ? Lui aussi, Antiochus. ? Repoussé, etc., empêché d’exécuter son entreprise audacieuse.

Mais Dieu n’a pas choisi le peuple à cause de ce lieu ; il a choisi ce lieu à cause du peuple.

C’est pourquoi ce lieu a participé aux malheurs du peuple, comme il a été ensuite associé aux bienfaits du Seigneur ; délaissé dans la colère du Tout-Puissant, il a été de nouveau, quand le souverain Seigneur s’est réconcilié avec son peuple, rétabli en toute sa gloire.

Antiochus, ayant donc enlevé au temple dix-huit cents talents, s’en retourna en hâte à Antioche, s’imaginant dans son orgueil, à cause de l’enivrement de son cœur, pouvoir rendre navigable la terre ferme et viable la mer.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Talents. Voir 1 Machabées, 11, 28.

Mais il laissa des préposés pour tourmenter le peuple : à Jérusalem, Philippe, originaire de Phrygie, plus cruel encore que celui qui l’avait établi ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Philippe, Phrygien. Voir 1 Machabées, 6, 14.

à Garizim, Andronique ; et, outre ceux-ci, Ménélas qui, avec plus de méchanceté que les autres, s’élevait insolemment au-dessus de ses concitoyens

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

A Garizim, montagne de la Samarie, vis-à-vis du mont Hébal. Sichem est bâtie dans la vallée qui sépare les deux montagnes. Les Samaritains, après la captivité, élevèrent sur le mont Garizim un temple qu’ils opposèrent à celui de Jérusalem. Voir Jean, note 4.20. ? Andronique, différent de celui dont l’histoire est racontée, voir 2 Machabées, 4, 31, et d’ailleurs inconnu.

et nourrissait des sentiments de haine contre les patriotes Juifs. De plus, Antiochus envoya l’infâme Apollonius à la tête d’une armée de vingt-deux mille hommes, avec ordre de mettre à mort tous les hommes dans la force de l’âge et de vendre les femmes et les enfants.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Apollonius. Voir plus haut, 2 Machabées, 3, 5 et 1 Machabées, 1, 30.

Arrivé à Jérusalem, Apollonius, simulant des intentions pacifiques, se tint tranquille jusqu’au saint jour du sabbat et, lorsqu’il vit les Juifs en train de le célébrer, il fit prendre les armes à ses troupes.

Et tous ceux qui étaient sortis pour le spectacle, il les fit massacrer et, parcourant la ville avec ses soldats, il mit à mort une multitude de personnes.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Comme spectateurs des exercices militaires.

Or, Judas Machabée, lui dixième, se retira dans le désert, vivant à la manière des bêtes fauves sur les montagnes, avec ses compagnons, ne mangeant jamais que des herbes, pour ne pas se souiller.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le dixième, c’est-à-dire avec neuf autres personnes. L’auteur termine ici son récit par la mention de la retraite de Judas Machabée dans le désert de Juda, pour préparer le récit de ses exploits, qu’il commencera au chapitre 8.