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2 Machabées 2

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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

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Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

On trouve dans les archives publiques que le prophète Jérémie ordonna à ceux qu’on déportait, de prendre le feu sacré, ainsi qu’il a été dit ; et comment le prophète fit des recommandations aux déportés,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Dans les écrits, etc. Ces écrits étaient encore entre les mains des Juifs, lorsqu’ils écrivirent cette lettre ; mais on ne les trouve plus depuis fort longtemps dans les écrits qui nous restent de Jérémie.

en leur remettant un exemplaire de la loi, afin qu’ils n’oubliassent pas les préceptes du Seigneur, et qu’ils ne s’égarassent pas dans leurs pensées en voyant des idoles d’or et d’argent et les ornements dont elles étaient revêtues.

Entre autres discours de ce genre qu’il leur tint, il les exhorta à n’éloigner jamais la loi de leur cœur.

On lisait dans les mêmes écrits comment le prophète, sur un ordre reçu de Dieu, fit transporter avec lui le tabernacle et l’arche, et qu’il se rendit ainsi à la montagne que gravit Moïse et d’où il contempla l’héritage de Dieu.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Sur laquelle Moïse, etc. Voir Deutéronome, 34, 1.

Arrivé là, Jérémie trouva une habitation en forme d’antre, et il y déposa le tabernacle et l’arche, ainsi que l’autel des parfums, et en boucha l’entrée.

Quelques-uns de ses compagnons étant venus ensuite pour marquer le chemin par des signes, ils ne purent le trouver.

Jérémie le sut et il les blâma : « Ce lieu, leur dit-il, doit rester caché jusqu’à ce que Dieu ait rassemblé son peuple et lui ait fait miséricorde.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ce lieu. Le mot quod, qui précède dans la Vulgate, est un pur hébraïsme. Comparer à quoniam dans 1 Machabées, 14, 28.

Alors le Seigneur révélera ces objets sacrés, la gloire du Seigneur apparaîtra, ainsi que la nuée, comme elle apparut au temps de Moïse, et lorsque Salomon fit une prière pour que le temple fût glorieusement sanctifié. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Comme lorsque Salomon, etc. Voir 3 Rois, 8, 11 ; 2 Paralipomènes, 6, 14. ? Il les manifestait, c’est-à-dire, le Seigneur manifestait ces choses (hæc), les choses mentionnées au commencement du verset.

Il était encore raconté dans ces écrits que ce roi, possédant la sagesse, offrît le sacrifice de la dédicace et de l’achèvement du sanctuaire.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

De la consommation du temple. Le temple ne fut pour ainsi dire complètement achevé, que lorsqu’il fut dédié, parce qu’alors seulement Dieu put y être honoré selon tous les rites.

Et comme Moïse pria le Seigneur et qu’un feu tomba du ciel et consuma le sacrifice, ainsi Salomon pria, et le feu descendit et consuma les holocaustes.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Moïse priait, etc. Voir Lévitique, 9, 24. ? Salomon pria, etc. Voir 2 Paralipomènes, 7, 1.

Moïse dit : « Parce que la victime pour le péché n’a pas été mangée, elle a été consumée. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Moïse dit, etc. Voir Lévitique, 10, 16-17.

Et Salomon célébra pareillement les huit jours de la dédicace.

Ces mêmes choses se trouvent donc racontées dans les archives, et dans les mémoires de Néhémie ; on y voit encore comment Néhémie fonda une bibliothèque et y recueillit les livres concernant les rois et les prophètes, ceux de David, et les lettres des rois de Perse au sujet de leurs présents.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Dans les mémoires de Néhémie, aujourd’hui perdus.

De même Judas a recueilli tous les livres qui avaient été dispersés pendant la guerre que nous avons eu à soutenir, et ils sont entre nos mains.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Pareillement, comme l’avait fait Néhémie.

Si donc vous avez besoin d’en avoir des exemplaires, envoyez-nous des messagers qui vous les porteront.

C’est pourquoi, comme nous allons célébrer la fête de la purification, nous vous adressons cette lettre ; vous ferez donc bien de solenniser ces jours avec nous.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La purification ; c’est la fête dont il est parlé à 2 Machabées, 1, 18.

Dieu, qui a délivré tout son peuple et a rendu à tous l’héritage, le royaume, le sacerdoce et la sanctification,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le lieu saint ; littéralement, la sanctification. Comparer à 1 Machabées, 1, 23.

comme il l’a annoncé par la loi, aura bientôt, nous l’espérons, pitié de nous et nous rassemblera, de toutes les régions qui sont sous le ciel, dans le saint lieu ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Deutéronome, 30, vv. 3, 5 ; 2 Machabées, 1, 29.

car il nous a arrachés à de grands maux et il a purifié le temple. [II, 20-33.] ABRÉGÉ DE L’OUVRAGE DE JASON DE CYRÈNE.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Ici finit la lettre des Juifs.

L’histoire de Judas Machabée et de ses frères, la purification du temple auguste et la dédicace de l’autel ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Depuis ce verset jusqu’à la fin du chapitre, préface de l’auteur de ce livre. Ajoutons qu’ici commence une phrase qui ne se termine qu’au verset 24.

comme aussi les combats livrés, contre Antiochus Épiphane et son fils Eupator ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le Noble. Voir 1 Machabées, 10, 1.? Sur Antiochus IV Epiphane, voir 1 Machabées, 1, verset 11 et suivants. ? Sur Antiochus V Eupator, voir 1 Machabées, 3, 32.

les interventions éclatantes du ciel en faveur de ceux qui ont glorieusement combattu pour la défense du judaïsme, de telle sorte que, malgré leur petit nombre, ils ont reconquis tout le pays et mis en fuite une multitude de barbares,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les apparitions. C’est le vrai sens du mot illuminationibus, expliqué par le correspondant du texte grec. Comparer d’ailleurs les chapitres suivants, 2 Machabées, 3, 25-26 ; 5, vv. 2, 5.

recouvré le sanctuaire célèbre dans tout l’univers, délivré la ville et rétabli les lois qu’on tentait d’abolir, le Seigneur les ayant favorisés de toute sa bienveillance :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Le temple, la cité de Jérusalem.

tous ces faits exposés par Jason de Cyrène en cinq livres, nous allons essayer de les résumer en un seul.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Jason le Cyrénéen. Sa personne et sa vie nous sont inconnues. On peut seulement admettre avec vraisemblance qu’étant de Cyrène, ville d’Afrique où les Juifs étaient nombreux et parlaient grec, il avait lui-même écrit en grec. ? Sur Cyrène, voir Actes des Apôtres, 2, 10.

Considérant la masse de chiffres qu’ils renferment, et la difficulté qui existe pour ceux qui veulent suivre dans les détails les récits de l’histoire, par suite de l’abondance de la matière,

nous nous sommes appliqués à rendre la tache agréable à ceux qui se contentent d’une simple lecture, facile à ceux qui ont à cœur de confier les faits à leur mémoire, et profitable à tous indistinctement.

Pour nous, qui avons entrepris ce travail d’abréviation, ce n’est pas une chose aisée, mais un labeur exigeant des sueurs et des veilles,

labeur non moins difficile que celui de l’ordonnateur d’un festin, qui cherche à procurer l’avantage des autres. Cependant, pour mériter la reconnaissance de plusieurs, nous prendrons sur nous avec plaisir cette lourde tâche,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

L’auteur semble faire allusion à la coutume reçue chez les anciens, de choisir dans les festins quelqu’un d’entre eux pour avoir son de préparer tout ce qui était nécessaire pour le festin et de faire ensuite que chacun des conviés fut content.

laissant à l’auteur le soin de traiter exactement chaque chose, pour nous efforcer de suivre les règles du résumé.

Or, de même que l’architecte d’une maison nouvelle doit embrasser dans sa pensée tout l’ensemble de la construction, tandis que celui qui se charge de la décorer et d’y peindre des figures doit se préoccuper de ce qui regarde l’ornementation, ainsi, je pense, en est-il pour nous.

Approfondir le sujet, rendre compte de toutes choses, se donner de la peine pour les moindres détails, voilà le devoir de celui qui compose une histoire ;

mais à celui dont tout le dessein est d’en rédiger un abrégé, il faut accorder de ne poursuivre que la brièveté dans les récits, sans s’attacher à une exposition complète des faits.

Commençons donc ici notre relation, sans rien ajouter à ce qui vient d’être dit ; ce serait folie que de se montrer diffus avant de raconter l’histoire, et concis dans l’histoire elle-même. PREMIÈRE PARTIE. [III, 1 — VII, 42] AVANT LA RÉVOLTE DES MACHABÉES _____________ I. — PRÉLUDES DE LA PERSÉCUTION SYRIENNE. [III, 1 — IV, 50.]