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Judith 14

Alors Judith dit à tout le peuple : Écoutez-moi, mes frères ; suspendez cette tête au haut de nos murailles,

Et aussitôt que le soleil sera levé, que chacun prenne ses armes, et sortez tous avec grand bruit, non pour descendre jusqu’aux ennemis, mais comme vous disposant à les attaquer.

Alors il faudra nécessairement que les coureurs fuient, et s’en aillent éveiller leur général pour le combat.

Et lorsque leurs chefs auront couru à la tente d’Holoferne, et qu’ils n’y auront trouvé qu’un corps sans tête nageant dans son sang, la frayeur les saisira.

Et lorsque vous les verrez fuir, allez hardiment après eux, parce que le Seigneur les foulera sous vos pieds.

Alors Achior, voyant ce que la toute-puissance de Dieu avait fait en faveur d’Israël, abandonna le culte du paganisme, crut en Dieu, se circoncit, et fut incorporé au peuple d’Israël, lui et toute la suite de sa race jusqu’à ce jour.

Aussitôt donc que le jour parut, ceux de Béthulie suspendirent au haut de leurs murs la tête d’Holoferne ; et chacun ayant pris ses armes, ils sortirent tous, en faisant un grand bruit, et jetant de grands cris.

Les coureurs voyant cela, coururent à la tente d’Holoferne.

Ceux qui étaient dans la tente vinrent à la porte de sa chambre ; et ils tâchaient, en y faisant quelque bruit, d’interrompre son sommeil, afin qu’Holoferne fût plutôt éveillé par ce bruit confus qu’il entendrait, que par quelqu’un de ses gens.

Car nul n’osait ni frapper à la porte, ni entrer dans la chambre du général des Assyriens.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Du général ; littéralement De la puissance ; ellipse pour, du chef de la puissance, c’est-à-dire du chef de l’armée. Comparer au verset 17.

Mais les chefs, les capitaines et les principaux officiers de l’armée d’Assyrie étant venus à sa tente, dirent aux officiers de sa chambre :

Entrez, et éveillez-le, parce que ces rats sont sortis de leurs trous, et ont osé nous défier au combat.

Alors Vagao, étant entré dans sa chambre, se tint devant le rideau, et il frappa des mains, s’imaginant qu’il dormait avec Judith.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Devant le rideau, probablement une tenture qui isolait la partie de la tente où était le lit.

Mais prêtant l’oreille, et n’entendant aucun mouvement d’un homme qui dort, il s’approcha plus près du rideau, et le levant, il vit le corps mort d’Holoferne étendu par terre, sans tête, et tout couvert de son sang Aussitôt il jeta un grand cri, avec larmes, et déchira ses vêtements.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Prêtant l’oreille ; littéralement par le sens des oreilles.

Puis étant allé à la tente de Judith, et ne l’ayant point trouvée, il sortit devant le peuple, et dit :

Une seule femme du peuple hébreu a mis la confusion dans la maison du roi Nabuchodonosor ; car voici Holoferne étendu par terre, et sa tête n’est plus avec son corps.

Les chefs de l’armée des Assyriens ayant entendu ces paroles, déchirèrent tous leurs vêtements ; ils furent surpris d’une crainte et d’une frayeur extrême, le trouble saisit leurs esprits ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

De l’armée ; littéralement de la puissance. Comparer au verset 10.

Et tout le camp retentit de cris effroyables.