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Judith 14

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Crédits

Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
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  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Alors Judith dit à tout le peuple : « Écoutez-moi, mes frères, suspendez cette tête au haut de nos murailles.

Et, quand le soleil sera levé, que chacun prenne ses armes ; puis sortez avec impétuosité, non pour descendre seulement dans la vallée, mais comme pour faire une attaque générale.

Il faudra bien alors que les avant-postes s’enfuient vers leur général, afin de le réveiller pour le combat.

Et lorsque leurs chefs auront couru à la tente d’Holoferne et qu’ils le trouveront décapité, baigné dans son sang, l’épouvante s’emparera d’eux.

Et lorsque vous les verrez fuir, mettez-vous hardiment à leur poursuite, car le Seigneur les écrasera sous vos yeux. »

Alors Achior, voyant la puissance qu’exerçait le Dieu d’Israël, abandonna le culte des nations ; il crut en Dieu, se circoncit, et fut incorporé au peuple d’Israël, ainsi que tous ses descendants, jusqu’au temps présent.

Dès que le jour parut, les habitants de Béthulie suspendirent aux murailles la tête d’Holoferne, et, chaque homme ayant pris ses armes, ils sortirent de la ville avec un grand tumulte et de grands cris.

Les avant-postes s’en étant aperçus coururent à la tente d’Holoferne.

Ceux qui étaient dans la tente vinrent et firent du bruit à la porte de la chambre à coucher pour l’éveiller, augmentant à dessein le tumulte, afin qu’Holoferne fût tiré de son sommeil par tout ce bruit, sans qu’un des siens eût besoin de le réveiller.

Car personne n’osait, ni en frappant, ni en entrant, ouvrir la porte de la chambre à coucher du plus grand des Assyriens.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Du général ; littéralement De la puissance ; ellipse pour, du chef de la puissance, c’est-à-dire du chef de l’armée. Comparer au verset 17.

Mais ses généraux, ses commandants et tous les officiers de l’armée du roi des Assyriens étant venus, dirent aux chambellans :

« Entrez et éveillez-le, car ces rats sont sortis de leurs trous et ont osé nous provoquer au combat. »

Alors, Vagao, étant entré dans la chambre, s’arrêta devant le rideau, et il frappa des mains, car il s’imaginait que son maître dormait avec Judith.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Devant le rideau, probablement une tenture qui isolait la partie de la tente où était le lit.

Mais quand, prêtant l’oreille, il n’entendit aucun des mouvements d’un homme qui eût été couché là, il s’approcha du rideau et, l’ayant levé, il aperçut le cadavre d’Holoferne étendu par terre, sans tête, et baigné dans son sang. Aussitôt il jeta un grand cri, en pleurant, et déchira ses vêtements.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Prêtant l’oreille ; littéralement par le sens des oreilles.

Et, étant entré dans la tente de Judith, il ne la trouva pas. Il sortit en toute hâte vers le peuple,

et dit : « Une seule femme juive a mis la confusion dans la maison du roi Nabuchodonosor ; voici qu’Holoferne est étendu par terre, et sa tête n’est plus avec son corps ! »

En entendant ces paroles, tous les princes de l’armée des Assyriens déchirèrent leurs vêtements, une crainte et une frayeur extrêmes s’emparèrent d’eux, leurs esprits furent bouleversés,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

De l’armée ; littéralement de la puissance. Comparer au verset 10.

et une clameur indicible retentit au milieu de leur camp.