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Tobie 9

Alors Tobie appela l’ange qu’il croyait un homme, et lui dit : Mon frère Azarias, je vous prie d’écouter ce que j’ai à vous dire.

Quand je me donnerais à vous pour être votre esclave, je ne pourrais pas reconnaître dignement tous les soins que vous avez pris de moi.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Je ne serais pas, etc. ; ma personne et mes services d’esclave ne seraient pas un prix tout à fait digne des services que tu m’as rendus, c’est-à-dire : je ne pourrais reconnaître dignement, etc.

J’ai néanmoins encore une prière à vous faire ; c’est que vous preniez des montures et l’équipage nécessaire, et que vous alliez vers Gabélus en la ville de Ragès, au pays des Mèdes, pour lui rendre son obligation, et en recevoir de lui le montant, et pour le prier de venir à mes noces.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

A Ragès. Voir Tobie, 1, 16.

Car vous savez bien que mon père compte les jours ; et que, si je suis en retard d’un jour, son âme sera accablée d’ennui.

Vous voyez aussi de quelle manière Raguel m’a conjuré de demeurer ici, et que je ne puis résister à ses instances.

Raphaël prit donc quatre serviteurs de Raguel, et deux chameaux, et s’en alla en la ville de Ragès, au pays des Mèdes, où ayant trouvé Gabélus, il lui rendit son obligation, et en reçut de lui tout le montant.

Il lui raconta aussi tout ce qui était arrivé à Tobie, fils de Tobie ; et il le fit venir avec lui aux noces.

Gabélus étant entré dans la maison de Raguel, trouva Tobie à table, lequel se leva précipitamment : ils s’entre-saluèrent en se baisant ; et Gabélus pleura, et bénit Dieu,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

A table ; littéralement couché. Voir Tobie, 2, 3.

Et dit : Que le Dieu d’Israël vous bénisse, parce que vous êtes fils d’un homme très-vertueux, d’un homme juste qui craint Dieu, et qui fait beaucoup d’aumônes !

Que la bénédiction se répande aussi sur votre femme, et sur votre père et votre mère !

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Que l’on dise, etc. Que l’on prononce les bénédictions sur ta femme, etc. ; c’est-à-dire que l’on proclame heureux ta femme et tes parents.

Puissiez-vous voir tous deux vos fils, et les fils de vos fils, jusqu’à la troisième et quatrième génération ! et que votre race soit bénie du Dieu d’Israël qui règne dans les siècles des siècles !

Et tous ayant répondu, Amen, ils se mirent à table : mais, dans le festin même des noces, ils se conduisirent avec la crainte du Seigneur.