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2 Samuel 21

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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

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Au temps de David, il y eut une famine, et elle dura trois ans continus. David consulta la face de Yahweh, et Yahweh dit : « C’est à cause de Saül et de sa maison, parce qu’il y a du sang, parce qu’il a mis à mort des Gabaonites. »

Le roi appela les Gabaonites et leur dit : — Les Gabaonites n’étaient pas d’entre les enfants d’Israël, mais ils étaient du reste des Amorrhéens, et les enfants d’Israël s’étaient liés envers eux par serment. Et néanmoins, Saül avait voulu les frapper, par zèle pour les enfants d’Israël et de Juda. —

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Josué, 9, 25. ― Leur avaient fait serment de leur conserver la vie.

David dit aux Gabaonites : « Que ferai-je pour vous, et avec quoi ferai-je l’expiation, afin que vous bénissiez l’héritage de Yahweh ? »

Les Gabaonites lui dirent : « Ce n’est pas pour nous une question d’argent et d’or avec Saül et avec sa maison, et il n’est pas question pour nous de faire mourir personne en Israël. » Et le roi dit : « Que voulez-vous donc que je fasse pour vous ? »

Ils répondirent au roi : « Cet homme nous a détruits et il avait formé le projet de nous exterminer, pour que nous ne subsistions pas dans tout le territoire d’Israël :

qu’on nous livre sept hommes d’entre ses fils, pour que nous les pendions devant Yahweh à Gabaa de Saül, l’élu de Yahweh. » Et le roi dit : « Je les livrerai. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Gabaa de Saül ; c’est-à-dire Gabaa, résidence de Saül. Saül, en effet, y avait résidé avant et après son élévation au trône. ― Voir 1 Rois, 11, 4.

Le roi épargna Miphiboseth, fils de Jonathas, fils de Saül, à cause du serment par Yahweh qui était entre eux, entre David et Jonathas, fils de Saül.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Rois, 18, 3.

Le roi prit les deux fils que Respha, fille d’Aia, avait enfantés à Saül, Armoni et Miphiboseth, et les cinq fils que Michol, fille de Saül, avait enfantés à Hadriel, fils de Bersellaï, de Molathi,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les cinq fils de Michol, etc. Le mot Michol paraît être une faute de copiste ; car on lit plus haut (voir 1 Rois, 18, 19) que ce fut Mérob, sœur de Michol, qui épousa Hadriel, le Molathite, que Michol eut pour mari Phalti, fils de Laïs (voir 1 Rois, 25, 44), et qu’elle mourut sans enfants (voir 2 Rois, 6, 23). Les Juifs et la plupart des commentateurs chrétiens croient, d’après la version chaldaïque, que ce fut Mérob qui enfanta ces cinq fils à Hadriel, et que Michol les lui éleva.

et il les livra entre les mains des Gabaonites, qui les pendirent sur la montagne, devant Yahweh. Tous les sept périrent ensemble ; ils furent mis à mort dans les premiers jours de la moisson, au commencement de la moisson des orges.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Sur la montagne voisine de Gabaa. ― Devant le Seigneur, probablement en présence de l’autel qui était sur cette montagne. ― Dans les premiers jours de la moisson… de l’orge, au mois d’avril.

Respha, fille d’Aia, ayant pris un sac, l’étendit pour elle sur le rocher, depuis le commencement de la moisson jusqu’à ce que la pluie se répandit du ciel sur eux ; et elle empêcha les oiseaux du ciel de se poser sur eux pendant le jour, et les bêtes des champs pendant la nuit.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Son cilice, vêtement en étoffe grossière et en forme de sac. ― Jusqu’à ce que l’eau du ciel tombât sur eux, en octobre.

On apprit à David ce qu’avait fait Respha, fille d’Aia, concubine de Saül.

Et David alla prendre les os de Saül et les os de Jonathas, son fils, chez les habitants de Jabès en Galaad, qui les avaient enlevés de la place de Bethsan, où les Philistins les avaient suspendus, au jour où les Philistins avaient battu Saül à Gelboé.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Rois, 31, 12. ― Jabès-Galaad. Voir Juges, 21, 8.

Il emporta de là les os de Saül et les os de Jonathas, son fils, et l’on recueillit aussi les os de ceux qui avaient été pendus.

On enterra les os de Saül et de son fils Jonathas dans le pays de Benjamin, à Séla, dans le sépulcre de Cis, père de Saül, et l’on fit tout ce que le roi avait ordonné. Après cela, Dieu fut apaisé envers le pays.

Il y eut encore guerre entre les Philistins et Israël, et David descendit avec ses serviteurs, et ils combattirent les Philistins : David fut fatigué.

Et Jesbi-Benob, l’un des fils de Rapha, — le poids de sa lance était de trois cents sicles d’airain, et il était ceint d’une épée neuve, — parlait de frapper David.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Rois, 17, 7. ― De la race d’Arapha, des Raphaïm ou géants. ― Trois cent onces, hébreu : trois cents sicles ou environ 40 kilogrammes.

Abisaï, fils de Sarvia, vint au secours de David ; il frappa le Philistin et le tua. Alors les gens de David lui firent serment, en lui disant : « Tu ne sortiras plus avec nous pour combattre, et tu n’éteindras point le flambeau d’Israël. »

Après cela, il y eut encore une bataille à Gob avec les Philistins. Alors Sabochaï, le Husathite, tua Saph, qui était parmi les fils de Rapha.

Il y eut encore une bataille à Gob avec les Philistins ; et Elchanan, fils de Jaaré-Oreghim, de Bethléem, tua Goliath de Geth ; le bois de sa lance était semblable à une ensouple de tisserand.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Adéodatus, Dieudonné est la traduction de l’hébreu Elkhanan. ― Saltus, nom propre traduit : en hébreu Jaïr.

Il y eut encore une bataille à Geth. Il s’y trouva un homme de haute taille, et les doigts de ses mains et les doigts de ses pieds étaient au nombre respectif de six, vingt-quatre en tout, et lui aussi descendait de Rapha.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Geth, une des cinq grandes villes des Philistins.

Il insulta Israël, et Jonathan, fils de Samaa, frère de David, le tua.

Ces quatre hommes étaient des fils de Rapha, à Geth ; ils périrent par la main de David et par la main de ses serviteurs.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Etaient nés d’Arapha ; c’est-à-dire qu’ils étaient de la race d’Arapha.