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Genèse 29
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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Jacob reprit sa marche et s’en alla au pays des fils de l’Orient.
Il regarda, et voici, il y avait un puits dans la campagne, et voici, il y avait à côté trois troupeaux de brebis qui étaient couchés, car c’était à ce puits qu’on abreuvait les troupeaux, et la pierre qui était sur l’ouverture du puits était grande.
Là se réunissaient tous les troupeaux ; on roulait la pierre de dessus l’ouverture du puits, on faisait boire les troupeaux, et l’on remettait la pierre à sa place sur l’ouverture du puits.
Jacob dit aux bergers : « Mes frères, d’où êtes-vous ? » ils répondirent : « Nous sommes de Haran. »
Il leur dit : « Connaissez-vous Laban, fils de Nachor ? » Ils répondirent : « Nous le connaissons. »
Il leur dit : « Est-il en bonne santé ? » Ils répondirent : « Il est en bonne santé, et voici Rachel, sa fille, qui vient avec les brebis. »
Il dit : « Voici, il est encore grand jour, et ce n’est pas le moment de rassembler les troupeaux ; abreuvez les brebis et retournez les faire paître. »
Ils répondirent : « Nous ne le pouvons pas jusqu’à ce que tous les troupeaux soient rassemblés et qu’on roule la pierre de dessus l’ouverture du puits ; alors nous abreuverons les brebis. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La pierre de l’ouverture du puits. L’orifice du puits est souvent à fleur de terre en Orient et on le bouche avec une pierre qu’il faut enlever pour puiser de l’eau.
Il s’entretenait encore avec eux, lorsque Rachel arriva avec les brebis de son père ; car elle était bergère.
Dès que Jacob vit Rachel, fille de Laban, frère de sa mère, et les brebis de Laban, frère de sa mère, il s’approcha, roula la pierre de dessus l’ouverture du puits, et abreuva les brebis de Laban, frère de sa mère.
Et Jacob baisa Rachel, et il éleva la voix et pleura.
Jacob apprit à Rachel qu’il était frère de son père, qu’il était fils de Rebecca ; et elle courut l’annoncer à son père.
Quand Laban eut entendu parler de Jacob, fils de sa sœur, il courut au-devant de lui, et l’ayant pris dans ses bras, il lui donna des baisers et l’amena dans sa maison. Jacob raconta à Laban toutes ces choses,
et Laban lui dit : « Oui, tu es mes os et ma chair. » Et Jacob demeura avec lui un mois entier.
Alors Laban dit à Jacob : « Est-ce que, parce que tu es mon frère, tu me serviras pour rien ? Dis-moi quel sera ton salaire. »
Or Laban avait deux filles ; l’aînée se nommait Lia, et la cadette Rachel.
Lia avait les yeux malades ; mais Rachel était belle de taille et belle de visage.
Comme Jacob aimait Rachel, il dit : « Je te servirai sept ans pour Rachel, ta fille cadette. »
Et Laban dit : « Mieux vaut te la donner que la donner à un autre ; reste avec moi. »
Et Jacob servit pour Rachel sept années, et elles furent à ses yeux comme quelques jours, parce qu’il l’aimait.
Jacob dit à Laban : « Donne-moi ma femme, car mon temps est accompli, et j’irai vers elle. »
Laban réunit tous les gens du lieu et fit un festin ;
et le soir, prenant Lia, sa fille, il l’amena à Jacob, qui alla vers elle.
Et Laban donna sa servante Zelpha pour servante à Lia, sa fille.
Commentaire (versets 23 à 24) — Abbé Vigouroux (1902)
Ce commentaire porte sur les versets 23 à 24 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.
Selon l’antique usage, le nouveau mari était couché dans une chambre, on lui amenait sa femme couverte d’un voile. Ainsi il fut très facile à Laban de tromper Jacob, en substituant Lia à Rachel.
Le matin venu, voilà que c’était Lia. Et Jacob dit à Laban : « Que m’as-tu fait ? N’est-ce pas pour Rachel que j’ai servi chez toi ? Pourquoi m’as-tu trompé ? »
Laban répondit : « Ce n’est point l’usage dans notre pays de donner la cadette avant l’aînée.
Achève la semaine de celle-ci, et nous te donnerons aussi l’autre pour le service que tu feras encore chez moi pendant sept autres années. »
Jacob fit ainsi, et il acheva la semaine de Lia ; puis Laban lui donna pour femme Rachel, sa fille.
Et Laban donna sa servante Bala pour servante à Rachel, sa fille.
Jacob alla aussi vers Rachel et il l’aima aussi plus que Lia ; il servit encore chez Laban sept autres années.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
L’amour de la seconde à la première, est mis d’une manière elliptique pour : L’amour de la seconde à l’amour de la première.
Yahweh vit que Lia était haïe, et il la rendit féconde, tandis que Rachel était stérile.
Lia conçut et enfanta un fils, et elle le nomma Ruben, car elle dit : « Yahweh a regardé mon affliction ; maintenant mon mari m’aimera. »
Elle conçut encore et enfanta un fils, et elle dit : « Yahweh a entendu que j’étais haïe, et il m’a encore donné celui-là ». Et elle le nomma Siméon.
Elle conçut encore et enfanta un fils, et elle dit : « Cette fois mon mari s’attachera à moi car je lui ai enfanté trois fils. » C’est pourquoi on le nomma Lévi.
Elle conçut encore et enfanta un fils, et elle dit : « Cette foi je louerai Yahweh. » C’est pourquoi elle le nomma Juda. Et elle cessa d’avoir des enfants.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Matthieu, 1, 2.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Dans la terre d’Orient, des fils de l’Orient, porte le texte original, ce qui désigne la terre habitée par des nomades et ici spécialement la Mésopotamie. Il y a des Arabes nomades dans les alentours de Haran.