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Genèse 28
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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Isaac appela Jacob et le bénit, et il lui donna cet ordre : « Tu ne prendras pas pour femme une des filles de Chanaan.
Lève-toi, va en Paddan-Aram, chez Bathuel, père de ta mère, et prends-y une femme parmi les filles de Laban, frère de ta mère.
Que Dieu le tout-puissant te bénisse, qu’il te fasse croître et multiplier, afin que tu deviennes une multitude de peuples !
Qu’il te donne la bénédiction d’Abraham, à toi et à ta postérité avec toi, afin que tu possèdes le pays où tu séjournes, et que Dieu a donné à Abraham ! »
Et Isaac congédia Jacob, qui s’en alla en Paddan-Aram, vers Laban, fils de Bathuel l’Araméen, frère de Rebecca, la mère de Jacob et d’Ésaü.
Ésaü vit qu’Isaac avait béni Jacob et qu’il l’avait envoyé en Paddan-Aram pour y prendre une femme, et qu’en le bénissant, il lui avait donné cet ordre : « Tu ne prendras pas pour femme une des filles de Chanaan »,
et que Jacob, obéissant à son père et à sa mère, était parti pour Paddan-Aram.
Ésaü vit donc que les filles de Chanaan déplaisaient à Isaac, son père,
et Ésaü s’en alla vers Ismaël, et il prit pour femme, outre les femmes qu’il avait déjà, Mahéleth, fille d’Ismaël, fils d’Abraham, et sœur de Nabaïoth.
Jacob partit de Bersabée et s’en alla à Haran.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Bersabée. Voir Genèse, note 21.14 ― Vers Haran. Voir Genèse, note 11.31-32.
Il arriva dans un lieu ; et il y passa la nuit, parce que le soleil était couché. Ayant pris une des pierres qui étaient là, il en fit son chevet, et il se coucha dans ce lieu.
Il eut un songe : et voici, une échelle était posée sur la terre et son sommet touchait au ciel ; et voici, sur elle des anges de Dieu montaient et descendaient,
et au haut se tenait Yahweh. Il dit : « Je suis Yahweh, le Dieu d’Abraham, ton père, et le Dieu d’Isaac. Cette terre sur laquelle tu es couché, je te la donnerai, à toi et à ta postérité.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Genèse, 35, 1 ; 48, 3.
Ta postérité sera comme la poussière de la terre ; tu t’étendras à l’occident et à l’orient, au septentrion et au midi, et toutes les familles de la terre seront bénies en toi et en ta postérité.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Genèse, 26, 4 ; Deutéronome, 12, 20 ; 19, 8. ― En toi et en ta postérité. La particule et est ici purement explicative ; le sens est donc : En toi, c’est-à-dire en ta postérité. Ce genre d’hébraïsme, outre qu’il n’est pas rare dans l’Ecriture, se trouve confirmé par deux passages (voir Genèse, 22, 18 ; 26, 4) qui contiennent la même prophétie, et dans lesquels l’expression en toi n’est pas exprimée. Quant au sens de cette prédiction divine, comparer à Genèse, 22, 18.
Voici, je suis avec toi, et je te garderai partout où tu iras et je te ramènerai dans ce pays. Car je ne t’abandonnerai point que je n’aie fait ce que je t’ai dit. »
Jacob s’éveilla de son sommeil et il dit : « Certainement Yahweh est en ce lieu, et moi je ne le savais pas ! »
Saisi de crainte, il ajouta : « Que ce lieu est redoutable ! C’est bien ici la maison de Dieu, c’est ici la porte du ciel. »
S’étant levé de bon matin, Jacob prit la pierre dont il avait fait son chevet, la dressa pour monument et versa de l’huile sur son sommet.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Genèse, 31, 13.
Il nomma ce lieu Béthel ; mais primitivement la ville s’appelait Luz.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Béthel. Voir Genèse, note 12.8.
Et Jacob fit un vœu en disant : « Si Dieu est avec moi et me garde dans ce voyage que je fais ; s’il me donne du pain à manger et des habits pour me vêtir,
et si je retourne heureusement à la maison de mon père, Yahweh sera mon Dieu ;
cette pierre que j’ai dressée pour monument sera une maison de Dieu, et je vous paierai la dîme de tout ce que vous me donnerez. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Osée, 12, 12.