Confort de lecture
Ces réglages restent sur cet appareil et valent pour toutes les pages de lecture du site.
Jacques 5
MAIS vous, riches, pleurez ; poussez des cris et comme des hurlements, dans la vue des misères qui doivent fondre sur vous.
La pourriture consume les richesses que vous gardez ; les vers mangent les vêtements que vous avez en réserve.
La rouille gâte l’or et l’argent que vous cachez, et cette rouille s’élèvera en témoignage contre vous, et dévorera votre chair comme un feu. C’est là le trésor de colère que vous vous amassez pour les derniers jours.
Sachez que le salaire que vous faites perdre aux ouvriers qui ont fait la récolte de vos champs, crie contre vous, et que leurs cris sont montés jusqu’aux oreilles du Dieu des armées.
Vous avez vécu sur la terre dans les délices et dans le luxe ; vous vous êtes engraissés comme des victimes préparées pour le jour du sacrifice.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Comme. Ce mot est évidemment sous-entendu ; il se trouve d’ailleurs dans le grec. « Jour de sacrifice : comme les animaux qu’on engraisse pour le sacrifice ; ou bien : comme les animaux qui mangent et boivent à l’ordinaire le jour même où ils sont offerts en sacrifice. » (CRAMPON)
Vous avez condamné et tué le juste, sans qu’il vous ait fait de résistance.
Mais vous, mes frères, persévérez dans la patience jusqu’à l’avènement du Seigneur. Vous voyez que le laboureur, dans l’espérance de recueillir le fruit précieux de la terre, attend patiemment que Dieu envoie les pluies de la première et de l’arrière-saison.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Celui (le fruit) de la première, etc. C’est le seul sens dont soit susceptible la Vulgate, et c’est aussi le plus favorable au contexte. D’autres, conformément aux exemplaires grecs qui portent, comme la version syriaque, le mot pluie, traduisent : Jusqu’à ce qu’il reçoive la pluie de la première, etc.
Soyez ainsi patients, et affermissez vos cœurs : car l’avènement du Seigneur est proche.
Ne poussez point de plaintes et de cris les uns contre les autres ; afin que vous ne soyez point condamnés. Voila le juge qui est à la porte.
Prenez, mes frères, pour exemple de patience dans les afflictions, les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur.
Vous voyez que nous appelons heureux, ceux qui ont souffert avec patience. Vous avez appris quelle a été la patience de Job ; et vous avez vu la fin du Seigneur : car le Seigneur est plein de compassion et de miséricorde.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La fin du Seigneur ; c’est-à-dire, selon saint Augustin et beaucoup d’interprètes après lui, la passion et la mort du Sauveur sur la croix. D’autres l’entendent de la fin heureuse que le Seigneur accorda à Job.
Mais avant toutes choses, mes frères, ne jurez ni par le ciel, ni par la terre, ni par quelque autre chose que ce soit ; mais contentez-vous de dire, Cela est ; ou, Cela n’est pas ; afin que vous ne soyez point condamnés.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Matthieu, 5, 34.
Quelqu’un parmi vous est-il dans la tristesse, qu’il prie. Est-il dans la joie, qu’il chante de saints cantiques.
Quelqu’un parmi vous est-il malade, qu’il appelle les prêtres de l’Église, et qu’ils prient sur lui, l’oignant d’huile au nom du Seigneur.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Sur lui. L’apôtre emploie cette expression, parce que pendant la prière, le prêtre tenait la main étendue sur le malade. (Comparer à Matthieu, 19, 13 ; Actes des Apôtres, 6, 6) ; ou bien, parce qu’en priant, il faisait les onctions sur lui. Ce passage exprime une promulgation claire du sacrement de l’Extrême-Onction institué par Jésus-Christ.
Et la prière de la foi sauvera le malade ; le Seigneur le soulagera ; et s’il a commis des péchés, ils lui seront remis.
Confessez vos fautes l’un à l’autre, et priez l’un pour l’autre, afin que vous soyez guéris : car la fervente prière du juste peut beaucoup.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
L’un à l’autre ; c’est-à-dire le malade au prêtre de l’Eglise, qu’il doit appeler auprès de lui, d’après le verset 14, et qui a le pouvoir d’absoudre.
Élie était un homme sujet comme nous à toutes les misères de la vie ; et cependant ayant prié Dieu avec une grande ferveur afin qu’il ne plût point, il cessa de pleuvoir sur la terre durant trois ans et demi.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir 3 Rois, 17, 1 ; Luc, 4, 25. ― Pria avec instance ; littéralement, pria par la prière ; sorte d’hébraïsme, dont le but est, comme on l’a remarqué plusieurs fois, de donner de la force au discours.
Et ayant prié de nouveau, le ciel donna de la pluie, et la terre produisit son fruit.
Mes frères, si l’un d’entre vous s’égare du chemin de la vérité, et que quelqu’un l’y fasse rentrer,
qu’il sache que celui qui convertira un pécheur et le retirera de son égarement, sauvera une âme de la mort, et couvrira la multitude de ses péchés.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Son âme ; celle du pécheur. ― Couvrira, etc. Il effacera les péchés de celui qu’il convertit en l’amenant à faire pénitence et à se confesser ; et les siens propres, parce qu’en exerçant ainsi la charité, il se rend digne de recevoir la grâce de la rémission de ses fautes.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Sabaoth. Voir, sur la vertu de ce mot, Romains, 9, 29.