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Jacques 5

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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
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  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

À vous maintenant, riches ! Pleurez, éclatez en sanglots à la vue des misères qui vont fondre sur vous.

Vos richesses sont pourries, et vos vêtements sont mangés des vers.

Votre or et votre argent se sont rouillés, et leur rouille rendra témoignage contre vous, et comme un feu dévorera vos chairs. Vous avez thésaurisé dans les derniers jours !

Voici qu’il crie contre vous, le salaire dont vous avez frustré les ouvriers qui ont fauché vos champs, et les cris des moissonneurs sont parvenus aux oreilles du Seigneur Sabaoth.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Sabaoth. Voir, sur la vertu de ce mot, Romains, 9, 29.

Vous avez vécu sur la terre dans les délices et les festins ; vous avez été comme la victime qui se repaît le jour où on doit l’égorger.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Comme. Ce mot est évidemment sous-entendu ; il se trouve d’ailleurs dans le grec. « Jour de sacrifice : comme les animaux qu’on engraisse pour le sacrifice ; ou bien : comme les animaux qui mangent et boivent à l’ordinaire le jour même où ils sont offerts en sacrifice. » (CRAMPON)

Vous avez condamné, vous avez tué le juste : il ne vous résiste point.

Prenez donc patience, mes frères, jusqu’à l’avènement du Seigneur. Voyez : le laboureur, dans l’espérance du précieux fruit de la terre, attend patiemment jusqu’à ce qu’il reçoive la pluie de l’automne et celle du printemps.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Celui (le fruit) de la première, etc. C’est le seul sens dont soit susceptible la Vulgate, et c’est aussi le plus favorable au contexte. D’autres, conformément aux exemplaires grecs qui portent, comme la version syriaque, le mot pluie, traduisent : Jusqu’à ce qu’il reçoive la pluie de la première, etc.

Vous aussi, soyez patients, et affermissez vos cœurs, car l’avènement du Seigneur est proche.

Frères, ne vous répandez point en plaintes les uns contre les autres, de peur que vous ne soyez jugés : voici que le juge est à la porte.

Comme modèle de générosité dans l’épreuve et de patience, prenez, frères, les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur.

Voyez, nous proclamons bienheureux ceux qui ont souffert. Vous avez entendu parler de la patience de Job, et vous avez vu quelle fin le Seigneur lui a ménagée ; car le Seigneur est plein de compassion et de miséricorde.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

La fin du Seigneur ; c’est-à-dire, selon saint Augustin et beaucoup d’interprètes après lui, la passion et la mort du Sauveur sur la croix. D’autres l’entendent de la fin heureuse que le Seigneur accorda à Job.

Surtout, mes frères, ne jurez ni par le ciel, ni par la terre, ni par quelque autre serment ; mais que votre oui soit oui, et que votre non soit non, afin que vous ne tombiez pas sous le coup du jugement.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 5, 34.

Quelqu’un parmi vous est-il dans l’affliction ? qu’il prie. Est-il dans la joie ? qu’il chante des cantiques.

Quelqu’un parmi vous est-il malade ? qu’il appelle les prêtres de l’Église et que ceux-ci prient sur lui, en l’oignant d’huile au nom du Seigneur.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Sur lui. L’apôtre emploie cette expression, parce que pendant la prière, le prêtre tenait la main étendue sur le malade. (Comparer à Matthieu, 19, 13 ; Actes des Apôtres, 6, 6) ; ou bien, parce qu’en priant, il faisait les onctions sur lui. Ce passage exprime une promulgation claire du sacrement de l’Extrême-Onction institué par Jésus-Christ.

Et la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le rétablira, et s’il a commis des péchés, ils lui seront pardonnés.

Confessez donc vos fautes l’un à l’autre, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris ; car la prière fervente du juste a beaucoup de puissance.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

L’un à l’autre ; c’est-à-dire le malade au prêtre de l’Eglise, qu’il doit appeler auprès de lui, d’après le verset 14, et qui a le pouvoir d’absoudre.

Élie était un homme soumis aux mêmes misères que nous : il pria instamment qu’il ne tombât point de pluie, et la pluie ne tomba pas sur la terre pendant trois ans et six mois ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 3 Rois, 17, 1 ; Luc, 4, 25. ― Pria avec instance ; littéralement, pria par la prière ; sorte d’hébraïsme, dont le but est, comme on l’a remarqué plusieurs fois, de donner de la force au discours.

il pria de nouveau, et le ciel donna de la pluie, et la terre produisit ses fruits.

Mes frères, si quelqu’un d’entre vous s’est laissé entraîner loin de la vérité, et qu’un autre l’y ramène,

sachez que celui qui ramène un pécheur de la voie où il s’égare, sauvera une âme de la mort et couvrira une multitude de péchés.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Son âme ; celle du pécheur. ― Couvrira, etc. Il effacera les péchés de celui qu’il convertit en l’amenant à faire pénitence et à se confesser ; et les siens propres, parce qu’en exerçant ainsi la charité, il se rend digne de recevoir la grâce de la rémission de ses fautes.