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Colossiens 1
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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Paul, apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, et son frère Timothée,
aux saints qui sont à Colosses, nos fidèles frères dans le Christ :
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Aux saints. Voir Actes des Apôtres, 9, 13.
que la grâce et la paix soient sur vous de la part de Dieu notre Père [et du Seigneur Jésus-Christ] ! Nous ne cessons de rendre grâces à Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, dans nos prières pour vous,
depuis que nous avons entendu parler de votre foi en Jésus-Christ et de votre charité envers tous les saints,
en vue de l’espérance qui vous est réservée dans les cieux et dont vous avez eu connaissance par la prédication de la vérité évangélique.
Elle est parvenue à vous, ainsi qu’au monde entier ; elle porte des fruits et gagne du terrain, comme cela a eu lieu parmi vous, depuis le jour où vous l’avez entendue, et où vous avez connu la grâce de Dieu dans la vérité,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Dans la vérité se rapporte à connu : d’après des renseignements vrais (verset 7), par opposition aux erreurs des faux docteurs.
d’après les instructions que vous avez reçues d’Épaphras notre bien-aimé compagnon au service de Dieu, et près de vous le fidèle ministre du Christ ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Dans le service de Dieu. Comparer à Colossiens, 4, 7. ― Epaphras était de Colosses et l’un des premiers qui avaient prêché l’Evangile dans cette ville. Il fut prisonnier avec saint Paul à Rome.
c’est lui qui nous a appris votre charité toute spirituelle.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Toute spirituelle ; c’est-à-dire produite uniquement par l’inspiration du Saint-Esprit.
C’est pourquoi, depuis le jour où nous en avons été informés, nous ne cessons de prier Dieu pour vous, et de demander que vous ayez la pleine connaissance de sa volonté en toute sagesse et intelligence spirituelle,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
En toute sagesse, etc., ou avec toute sagesse ; en vous donnant toute sagesse, etc.
pour vous conduire d’une manière digne du Seigneur et lui plaire en toutes choses, produisant du fruit en toutes sortes de bonnes œuvres et faisant des progrès dans la connaissance de Dieu ;
fortifiés à tous égards par sa puissance glorieuse, pour tout supporter avec patience et avec joie ; —
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Par la puissance de sa gloire, pour sa puissance glorieuse. Nous avons déjà fait remarquer que les Hébreux, aussi bien que les Grecs et les Latins, employaient fréquemment le substantif au lieu de l’adjectif, pour donner plus de force à l’expression.
rendant grâces à [Dieu] le Père, qui nous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière,
en nous délivrant de la puissance des ténèbres, pour nous transporter dans le royaume de son Fils bien-aimé,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La puissance des ténèbres, de Satan. ― Le royaume du Fils de son amour, de son Fils bien-aimé, par opposition au royaume détesté de Satan.
par le sang duquel nous avons la rédemption, la rémission des péchés.
Il est l’image du Dieu invisible, né avant toute créature ;
car c’est en lui que toutes choses ont été créées, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la terre, les choses visibles et les choses invisibles, Trônes, Dominations, Principautés, Puissances ; tout a été créé par lui et pour lui.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Jean, 1, 3.
Il est, lui, avant toutes choses, et toutes choses subsistent en lui.
Il est la tête du corps de l’Église, lui qui est le principe, le premier-né d’entre les morts, afin qu’en toutes choses, il tienne, lui, la première place.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir 1 Corinthiens, 15, 20 ; Apocalypse, 1, 5.
Car Dieu a voulu que toute la plénitude habitât en lui ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Au Père. Le contexte prouve que ces mots sous-entendus. Voir le verset 12.
et il a voulu réconcilier par lui toutes choses avec lui-même, celles qui sont sur la terre, et celles qui sont dans les cieux, en faisant la paix par le sang de sa croix.
Vous aussi, qui étiez autrefois loin de lui et ennemis par vos pensées et par vos œuvres mauvaises,
il vous a maintenant réconciliés par la mort de son Fils en son corps charnel, pour vous faire paraître devant lui saints, sans tâche et sans reproche,
si du moins vous demeurez fondés et affermis dans la foi, et inébranlables dans l’espérance donnée par l’Évangile que vous avez entendu, qui a été prêché à toute créature sous le ciel, et dont moi, Paul, j’ai été fait ministre.
Maintenant je suis plein de joie dans mes souffrances pour vous, et ce qui manque aux souffrances du Christ en ma propre chair, je l’achève pour son corps, qui est l’Église.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La passion de Jésus-Christ, considérée en elle-même, n’a rien d’imparfait, rien qui demande qu’on y supplée. Le Sauveur a parfaitement accompli l’œuvre de la réconciliation, et il n’a rendu l’esprit sur la croix qu’après avoir dit que tout était consommé. Mais si l’on l’envisage par rapport à l’homme, il en est autrement. Jésus-Christ en souffrant pour nous n’a pas prétendu nous dispenser de souffrir, de porter notre croix, d’expier nos fautes par la pénitence ; puisque, au contraire, il nous en a fait un commandement. Aussi saint Pierre nous a-t-il avertis que le Sauveur a souffert pour nous donner l’exemple, afin que nous suivions ses traces (voir 1 Pierre, 2, 21). On peut donc dire en ce sens, qu’il reste encore à Jésus-Christ quelque chose à souffrir, non dans sa personne, mais dans ses membres.
J’en ai été fait ministre, en vue de la charge que Dieu m’a donnée auprès de vous, afin d’annoncer pleinement la parole de Dieu,
le mystère caché aux siècles et aux générations passées, mais manifesté maintenant à ses saints,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Le mystère, le dessein de racheter l’humanité déchue par Jésus-Christ.
à qui Dieu a voulu faire connaître combien est grande pour les Gentils la gloire de ce mystère qui est le Christ, en qui vous avez l’espérance de la gloire.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Quelles sont les richesses de la gloire messianique, du règne glorieux, de l’éternelle béatitude, de ce mystère, contenue dans ce mystère (comparer à l’espérance de l’Evangile, verset 23), fruit de l’incarnation et de la mort du Fils de Dieu, que les fidèles ont dès maintenant en espérance, et qu’ils posséderont en réalité après le second avènement de Jésus-Christ.
C’est lui que nous annonçons, avertissant tous les hommes, les instruisant en toute sagesse, afin que nous rendions tout homme parfait dans le Christ Jésus.
C’est pour cela que je travaille, et que je lutte selon la force qu’il me donne, et qui agit en moi avec puissance.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Timothée se trouvait alors auprès de Paul à Rome. Peut-être est-ce lui qui écrivit l’épître sous la dictée de l’Apôtre (voir Colossiens, 4, 18).