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Colossiens 2

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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

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Je veux, en effet, que vous sachiez quels combats je soutiens pour vous et pour ceux de Laodicée, et pour tous ceux qui ne m’ont pas vu de leurs yeux,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Qui n’ont pas vu ma face dans la chair ; c’est-à-dire qui ne me connaissent pas de visage, qui ne m’ont jamais vu. ― Laodicée, ainsi nommée de Laodice, femme d’Antiochus II, roi de Syrie, était une ville d’Asie Mineure, en Phrygie, sur le Lycus, à l’ouest de Colosses et au sud d’Hiérapolis. Elle était très commerçante. Vers l’époque où saint Paul écrivit aux Colossiens, Laodicée avait eu beaucoup à souffrir d’un tremblement de terre.

afin que leurs cœurs soient réconfortés, et qu’étant étroitement unis dans la charité, ils soient enrichis d’une pleine conviction de l’intelligence, et connaissent le mystère de Dieu, du Christ,

en qui sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la science.

Je dis cela, afin que personne ne vous trompe par des discours subtils.

Car, si je suis absent de corps, je suis avec vous en esprit, heureux de voir le bon ordre qui règne parmi vous et la solidité de votre foi dans le Christ.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Corinthiens, 5, 3.

Ainsi donc, comme vous avez reçu le Christ Jésus, le Seigneur, marchez en lui,

enracinés et édifiés en lui, affermis par la foi, telle qu’on vous l’a enseignée et y faisant des progrès, avec actions de grâces.

Prenez garde que personne ne vous surprenne par la philosophie et par des enseignements trompeurs, selon une tradition toute humaine et les rudiments du monde, et non selon le Christ.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Les éléments du monde. Voir Galates, 4, 3. ― Selon la tradition des hommes. Voir Matthieu, 15, 2. ― La philosophie dont il est ici question est vraisemblablement la théosophie d’origine juive, mêlée de toute espèce de superstitions orientales, qui était surtout répandue en Phrygie et que le peuple appelait philosophie.

Car en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité.

En lui vous avez tout pleinement, lui qui est le chef de toute principauté et de toute puissance.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Remplis en lui. Comparer à Ephésiens, 3, 19.

En lui vous avez été circoncis d’une circoncision non faite de main d’homme, de la circoncision du Christ, par le dépouillement de ce corps de chair.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Saint Paul ne dit pas que Jésus-Christ n’ait pas reçu la circoncision de la chair ; il dit seulement que la circoncision que ce divin Sauveur exige de nous est une circoncision spirituelle, qui consiste dans le retranchement de nos affections déréglées, de nos inclinations criminelles et de nos mauvaises habitudes, comme tout le contexte le prouve.

Ensevelis avec lui dans le baptême, vous avez été dans le même baptême ressuscités avec lui par votre foi à l’action de Dieu, qui l’a ressuscité d’entre les morts.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Dans le baptême, dans lequel, etc. Selon d’autre : Et dans lequel (Jésus-Christ), etc. ; mais cette construction semble moins naturelle.

Vous qui étiez morts par vos péchés et par l’incirconcision de votre chair, il vous a rendus à la vie avec lui, après nous avoir pardonné toutes nos offenses.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Ephésiens, 2, 1.

Il a détruit l’acte qui était écrit contre nous et nous était contraire avec ses ordonnances, et il l’a fait disparaître en le clouant à la croix ;

il a dépouillé les principautés et les puissances, et les a livrées hardiment en spectacle, en triomphant d’elles par la croix.

Que personne donc ne vous condamne sur le manger et le boire, ou au sujet d’une fête, d’une nouvelle lune ou d’un sabbat :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

L’Apôtre veut dire que personne ne doit donner du scrupule aux Colossiens, sur certaines observances de la loi mosaïque, en prétendant qu’elles sont obligatoires pour les chrétiens.

ce n’est là que l’ombre des choses à venir, mais la réalité se trouve dans le Christ.

Qu’aucun homme ne vous fasse perdre la palme du combat, par affectation d’humilité et de culte des anges, tandis qu’il s’égare en des choses qu’il n’a pas vues, et qu’il s’enfle d’un vain orgueil par les pensées de la chair,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 24, 4. ― Le culte des anges. Depuis le retour de la captivité, les Juifs, curieux de bien connaître les anges, de les distinguer par leurs noms et par leurs fonctions, en vinrent jusqu’à leur rendre un culte superstitieux. ― Des pensées de sa chair ; c’est-à-dire des pensées charnelles.

sans s’attacher au chef, duquel tout le corps, à l’aide des liens et des jointures, s’entretient et grandit par l’accroissement que Dieu lui donne.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

De l’accroissement de Dieu ; c’est-à-dire de l’accroissement que Dieu leur donne.

Si vous êtes morts avec le Christ aux rudiments du monde, pourquoi, comme si vous viviez dans le monde, vous soumettez-vous à ces prescriptions :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Aux éléments de ce monde. Voir Galates, 4, 3.

« Ne prends pas ! Ne goûte pas ! Ne touche pas ? »

— Toutes ces choses vont à la corruption par l’usage même qu’on en fait. — Ces défenses ne sont que des préceptes et des enseignements humains.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Qui périssent, ou bien qui donnent la mort ; ce qui paraît moins conforme au contexte.

Elles ont quelque apparence de sagesse avec leur culte volontaire, leur humilité, et leur mépris pour le corps, mais elles sont sans valeur réelle, et ne servent qu’à la satisfaction de la chair.