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1 Corinthiens 3

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Crédits

Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Moi-même, mes frères, ce n’est pas comme à des hommes spirituels que j’ai pu vous parler, mais comme à des hommes charnels, comme à de petits enfants dans le Christ.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Moi-même, moi non plus, je n’ai pu, etc. : nul ne le pouvait, comparer à 1 Corinthiens, 2, 14. ― Vous parler, vous prêcher cette sagesse supérieure, voir 1 Corinthiens, 2, 6. ― Des hommes spirituels. Voir 1 Corinthiens, 2, 14. ― Charnels, si peu changés par l’influence de l’Esprit-Saint, que la chair, foyer du péché et de la concupiscence, domine encore en eux.

Je vous ai donné du lait à boire, non de la nourriture solide, car vous n’en étiez pas capables, et vous ne l’êtes pas même à présent, parce que vous êtes encore charnels.

En effet, puisqu’il y a parmi vous de la jalousie et des disputes, n’êtes-vous pas charnels, et ne marchez-vous pas selon l’homme ?

Quand l’un dit : Moi je suis à Paul ! et un autre : Moi, je suis à Apollos ! n’êtes-vous pas des hommes ? Qu’est-ce donc qu’Apollos ? et qu’est-ce que Paul ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

A Apollo. Voir 1 Corinthiens, 1, 12.

Des ministres par le moyen desquels vous avez cru, selon ce que le Seigneur a donné à chacun.

Moi, j’ai planté, Apollos a arrosé ; mais Dieu a fait croître.

Ainsi ni celui qui plante n’est quelque chose, ni celui qui arrose ; mais Dieu, qui fait croître.

Celui qui plante et celui qui arrose sont égaux ; et chacun recevra sa propre récompense selon son propre travail.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Psaumes, 61, 13 ; Matthieu, 16, 27 ; Romains, 2, 6 ; Galates, 6, 5.

Car nous sommes ouvriers avec Dieu. Vous êtes le champ de Dieu, l’édifice de Dieu.

Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, j’ai, comme un sage architecte, posé le fondement, et un autre bâtit dessus. Seulement que chacun prenne garde comment il bâtit dessus.

Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui est déjà posé, savoir Jésus-Christ.

Si l’on bâtit sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume,

l’ouvrage de chacun sera manifesté ; car le jour du Seigneur le fera connaître, parce qu’il va se révéler dans le feu, et le feu même éprouvera ce qu’est l’ouvrage de chacun.

Si l’ouvrage que l’on aura bâti dessus subsiste, on recevra une récompense ;

si l’ouvrage de quelqu’un est consumé, il perdra sa récompense ; lui pourtant sera sauvé, mais comme au travers du feu.

Commentaire (versets 11 à 15) — Abbé Vigouroux (1902)

Ce commentaire porte sur les versets 11 à 15 pris ensemble, pas sur ce seul verset : c'est pour cela qu'il n'apparaît qu'ici, à la fin du passage qu'il couvre.

Le fondement de l’Eglise de Dieu est Jésus-Christ et sa doctrine, ou la vraie foi en lui agissant par la charité. L’édifice d’or, d’argent, de pierres précieuses, bâti sur ce fondement, c’est la plus parfaite prédication et la pratique de l’Evangile. L’édifice auquel on a mêlé le bois, le foin, la paille, signifie la prédication des docteurs Corinthiens, qui, à la vérité, n’erraient pas dans la foi, mais ajoutaient à leurs discours une vaine pompe de paroles et de questions inutiles. Le jugement de Dieu, soit particulier, soit général, manifestera de quelle sorte aura été l’œuvre de chaque homme, œuvre dont il est difficile de porter un jugement en cette vie. Toute doctrine qui pourra résister à l’épreuve du feu de ce jugement attirera au prédicateur la récompense éternelle de son travail. Toute doctrine contraire sera consumée et anéantie. A la vérité, le prédicateur, s’il est d’ailleurs irréprochable, ne périra pas avec son ouvrage ; il sera sauvé parce qu’il aura bâti sur le vrai fondement. Mais il ne sera que comme un homme qui se sauve à travers un incendie, en conservant sa vie, et en perdant tout le reste. Ainsi, il souffrira la perte de son travail, en ne recevant point la récompense du prédicateur évangélique, il n’entrera même dans le ciel qu’après avoir expié par le feu du purgatoire les fautes qu’il a commises dans l’exercice du ministère évangélique.

Ne savez-vous pas que vous êtes un temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ?

Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira ; car le temple de Dieu est saint, et c’est ce que vous êtes vous-mêmes.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir 1 Corinthiens, 6, 19 ; 2 Corinthiens, 6, 16.

Que nul ne s’abuse soi-même. Si quelqu’un parmi vous pense être sage dans ce siècle, qu’il devienne fou, afin de devenir sage.

En effet, la sagesse de ce monde est folie devant Dieu ; car il est écrit : « Je prendrai les sages dans leurs ruses. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Job, 5, 13.

Et encore : « Le Seigneur connaît les pensées des sages, il sait qu’elles sont vaines. »

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Psaumes, 93, 11.

Que personne donc ne mette sa gloire dans des hommes ;

car tout est à vous, et Paul, et Apollos, et Céphas, et le monde, et la vie, et la mort, et les choses présentes, et les choses à venir. Tout est à vous,

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Apollo, Céphas. Voir 1 Corinthiens, 1, 12.

mais vous vous êtes au Christ, et le Christ est à Dieu.