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1 Corinthiens 11
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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Soyez mes imitateurs, comme je le suis moi-même du Christ.
Je vous loue, [mes frères], de ce que vous vous souvenez de moi à tous égards, et de ce que vous retenez mes instructions telles que je vous les ai données.
Je veux cependant que vous sachiez que le chef de tout homme c’est le Christ, que le chef de la femme, c’est l’homme, et que le chef du Christ, c’est Dieu.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Ephésiens, 5, 23.
Tout homme qui prie ou qui prophétise la tête couverte, déshonore sa tête.
Toute femme qui prie ou qui prophétise la tête non voilée, déshonore sa tête : elle est comme celle qui est rasée.
Si une femme ne se voile pas la tête, qu’elle se coupe aussi les cheveux. Or, s’il est honteux à une femme d’avoir les cheveux coupés ou la tête rasée, qu’elle se voile.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Qu’elle soit tondue : qu’elle soit ou qu’elle consente à passer pour une femme dévergondée.
L’homme ne doit pas se couvrir la tête, parce qu’il est l’image de la gloire de Dieu, tandis que la femme est la gloire de l’homme.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Genèse, 1, 29.
En effet, l’homme n’a pas été tiré de la femme, mais la femme de l’homme ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Adam a été créé directement par Dieu ; Eve a été formée d’une côte d’Adam.
et l’homme n’a pas été créé pour la femme, mais la femme pour l’homme.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Genèse, 2, 23.
C’est pourquoi la femme doit, à cause des anges, avoir sur la tête un signe de sujétion.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Une puissance ; une marque, un symbole de la puissance, que l’homme a sur elle ; c’est-à-dire un voile, par respect pour les saints anges qui sont présents, et seraient blessés par la tenue peu modeste des femmes.
Toutefois, ni la femme n’est sans l’homme, ni l’homme sans la femme, dans le Seigneur.
Car, si la femme a été tirée de l’homme, l’homme aussi naît de la femme, et tout vient de Dieu.
Jugez-en vous-mêmes : est-il bienséant qu’une femme prie Dieu sans être voilée ?
La nature elle-même ne nous enseigne-t-elle pas que c’est une honte à un homme de porter de longs cheveux,
tandis que c’est une gloire pour la femme qu’une longue chevelure, parce que la chevelure lui a été donnée en guise de voile ?
Si quelqu’un se plaît à contester, nous n’avons pas cette habitude, non plus que les Églises de Dieu.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Contester ce que je viens de dire : les arguments de Paul ne sont pas, en effet, pleinement démonstratifs. ― Cette habitude, de contester. D’autres : cette coutume ; chez nous, chrétiens d’origine juive, les femmes n’assistent jamais sans voile aux réunions du culte.
Mais en vous recommandant ce point, je n’ai garde de vous louer de ce que vous vous assemblez, non pour votre avantage, mais pour votre préjudice.
Et d’abord j’apprends que, lorsque vous vous réunissez en assemblée, il y a des scissions parmi vous, — et je le crois en partie ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Il y a des scissions. Ceux du même parti se réunissaient ensemble et tandis que les uns faisaient bonne chère, les autres avaient à peine de quoi manger.
car il faut qu’il y ait parmi vous même des sectes, afin que les frères d’une vertu éprouvée soient manifestés parmi vous, —
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
C’est l’orgueil et la perversité du cœur de l’homme qui rendent les hérésies nécessaires ; mais Dieu, qui sait toujours tirer du bien du mal, montre en cette circonstance qui sont les bons chrétiens, en rendant leur foi et leur fermeté plus remarquables.
lors donc que vous vous réunissez ce n’est plus le repas du Seigneur que vous célébrez ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
La cène du Seigneur ; le repas de charité ou agape, qui se faisait en commun après qu’on avait participé au corps et au sang du Seigneur.
car, à table, chacun commence par prendre son propre repas, en sorte que tels ont faim, tandis que d’autres se gorgent.
N’avez-vous pas des maisons pour y manger et boire ? ou méprisez-vous l’Église de Dieu, et voulez-vous faire un affront à ceux qui n’ont rien ? Que vous dirai-je ? Que je vous loue ? Non, je ne vous loue point en cela.
Car, pour moi, j’ai reçu du Seigneur, ce que je vous ai aussi transmis, savoir, que le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Car : je ne vous loue point, car votre manière de célébrer les agapes est tout-à-fait en opposition avec la nature de la sainte Eucharistie, telle qu’elle résulte de son institution.
et après avoir rendu grâces, le rompit et dit : « [Prenez et mangez] ; ceci est mon corps, [qui sera livré] pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Matthieu, 26, 26 ; Marc, 14, 22 ; Luc, 22, 17.
De même, après avoir soupé, il prit le calice et dit : « Ce calice est la nouvelle alliance en mon sang ; faites ceci, toutes les fois que vous en boirez, en mémoire de moi. »
Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez ce calice, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne.
C’est pourquoi celui qui mangera le pain ou boira le calice du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Jean, 6, 59. ― Ce passage démontre la présence réelle du corps et du sang de Jésus-Christ, même pour ceux qui communient indignement ; autrement ils ne sauraient être coupables du corps et du sang de Jésus-Christ, ni condamnés justement pour n’avoir pas discerné le corps du Seigneur.
Que chacun donc s’éprouve soi-même, et qu’ainsi il mange de ce pain et boive de ce calice ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir 2 Corinthiens, 13, 5.
car celui qui mange et boit [indignement], sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit son propre jugement.
C’est pour cela qu’il y a parmi vous beaucoup de gens débiles et de malades, et qu’un grand nombre sont morts.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
S’endorment ; c’est-à-dire meurent. Comparer à 1 Corinthiens, 7, 39.
Si nous nous examinions nous-mêmes nous ne serions pas jugés.
Mais le Seigneur nous juge et nous châtie, afin que nous ne soyons pas condamnés avec ce monde.
Ainsi, mes frères, lorsque vous vous réunissez pour le repas, attendez-vous les uns les autres.
Si quelqu’un a faim qu’il mange chez lui, afin que vous ne vous réunissiez pas pour votre condamnation. Je réglerai les autres choses quand je serai arrivé chez vous.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ce verset est la conclusion du chapitre précédent.