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1 Corinthiens 10
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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Car je ne veux pas vous laisser ignorer, frères, que nos pères ont tous été sous la nuée, qu’ils ont tous traversé la mer,
et qu’ils ont tous été baptisés en Moïse dans la nuée et dans la mer ;
qu’ils ont tous mangé le même aliment spirituel,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Exode, 16, 15. ― La même nourriture spirituelle, la manne, appelée spirituelle dans le sens de surnaturelle, miraculeuse, produite par le Saint-Esprit.
et qu’ils ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient à un rocher spirituel qui les accompagnait, et ce rocher était le Christ.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Exode, 17, 6 ; Nombres, 20, 11. ― Le même breuvage spirituel, l’eau miraculeuse que Moïse fit jaillir du rocher.
Cependant ce n’est pas dans la plupart d’entre eux que Dieu trouva son plaisir, puisque leurs corps jonchèrent le désert.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Nombres, 26, 64-65.
Or ces choses ont été des figures de ce qui nous concerne, afin que nous n’ayons pas de désirs coupables, comme ils en ont eu,
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Psaumes, 105, 14.
et que vous ne deveniez pas idolâtres, comme quelques-uns d’entre eux, selon qu’il est écrit : « Le peuple s’assit pour manger et pour boire ; puis il se leva pour se divertir. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Exode, 32, 6. ― Allusion à l’adoration du veau d’or et aux fêtes idolâtriques par lesquelles on l’honora.
Ne nous livrons point à l’impudicité, comme quelques-uns d’entre eux s’y livrèrent ; et il en tomba vingt-trois mille en un seul jour.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Nombres, 25, 1. ― Allusion à l’initiation au culte impur de Béelphégor.
Ne tentons point le Christ, comme le tentèrent quelques-uns d’entre eux, qui périrent par les serpents.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Nombres, 21, 5-6.
Ne murmurez point comme murmurèrent quelques-uns d’entre eux, qui périrent sous les coups de l’Exterminateur.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Nombres, 11, 1 ; 14, 1.
Toutes ces choses leur sont arrivées en figure, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes arrivés à la fin des temps.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Pour qui est venue la fin des temps. « La période messianique, qui sera la dernière grande époque du monde : le point du temps où elle devait commencer dépendait uniquement de la volonté miséricordieuse de Dieu. » (CRAMPON) Voir Matthieu, note 16.28 et Jean, note 21.22.
Ainsi donc que celui qui croit être debout prenne garde de tomber.
Aucune tentation ne vous est survenue, qui n’ait été humaine ; et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au delà de vos forces ; mais, avec la tentation, il ménagera aussi une heureuse issue en vous donnant le pouvoir de la supporter.
C’est pourquoi, mes bien-aimés, fuyez l’idolâtrie.
Je vous parle comme à des hommes intelligents ; jugez vous-mêmes de ce que je dis.
Le calice de bénédiction, que nous bénissons, n’est-il pas une communion au sang du Christ ? Et le pain, que nous rompons, n’est-il pas une communion au corps du Christ ?
Puisqu’il y a un seul pain, nous formons un seul corps, tout en étant plusieurs ; car nous participons tous à un même pain.
Voyez Israël selon la chair : ceux qui mangent les victimes ne participent-ils pas à l’autel ?
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ne participent-ils pas à l’autel ? Ceux qui offraient des sacrifices, autres que l’holocauste, recevaient pour la manger une partie de la victime qui avait été offerte sur l’autel.
Qu’est-ce à dire ? Que la viande sacrifiée aux idoles soit quelque chose, ou qu’une idole soit quelque chose ?
Nullement ; je dis que ce que les païens offrent en sacrifice, ils l’immolent à des démons, et non à Dieu ; or je ne veux pas que vous soyez en communion avec les démons.
Vous ne pouvez boire à la fois au calice du Seigneur et au calice des démons ; vous ne pouvez prendre part à la table du Seigneur et à la table des démons.
Voulons-nous provoquer la jalousie du Seigneur ? Sommes-nous plus forts que lui ?
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir 1 Corinthiens, 6, 12.
Tout est permis, mais tout n’est pas expédient ; tout est permis, mais tout n’édifie pas.
Que personne ne cherche son propre avantage, mais celui d’autrui.
Mangez de tout ce qui se vend au marché, sans faire aucune question par motif de conscience ;
car « la terre est au Seigneur, et tout ce qu’elle renferme. »
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Psaumes, 23, 1 ; Ecclésiastique, 17, 31.
Si un infidèle vous invite et que vous vouliez y aller, mangez de tout ce qu’on vous présentera, sans faire aucune question par motif de conscience.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Ce que dit ici saint Paul n’est pas en opposition avec ce qu’avaient décidé les Apôtres, qu’il fallait s’abstenir de manger ce qui avait été offert aux idoles (voir Actes des Apôtres, 15, 29) ; parce qu’ils n’en avaient fait la défense qu’aux fidèles d’Antioche et à leurs voisins (voir Actes des Apôtres, 15, 25) ; et cela dans la vue de conserver la paix et la concorde entre les gentils et les Juifs qui se trouvaient en grand nombre à Antioche, et qui avaient une invincible horreur pour les idoles et tout ce qui leur était consacré. Si plus tard, dans les pays même les plus éloignés d’Antioche, on se conforma à cette décision des Apôtres, ce ne fut pas en vertu d’une obligation quelconque, mais spontanément et par respect pour eux.
Mais si quelqu’un vous dit : Ceci a été offert en sacrifice [aux idoles], n’en mangez pas, à cause de celui qui vous a donné ce renseignement et à cause de la conscience.
Je dis la conscience, non pas la vôtre, mais celle d’autrui. Pourquoi en effet ma liberté serait-elle jugée par une conscience étrangère ?
Si je mange avec action de grâces, pourquoi serais-je blâmé pour une chose dont je rends grâces ?
Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, ou quelque autre chose que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Colossiens, 3, 17.
Ne soyez en scandale ni aux Juifs, ni aux Grecs, ni à l’Église de Dieu.
C’est ainsi que moi-même je m’efforce en toutes choses de complaire à tous, ne cherchant pas mon propre avantage, mais celui du plus grand nombre, afin qu’ils soient sauvés.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Exode, 13, 21 ; 14, 22 ; Nombres, 9, 21. ― Sous la nuée qui, dans la péninsule du Sinaï, garantissait les Israélites contre l’ardeur du soleil. ― La mer Rouge.