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Romains 6
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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Que dirons-nous donc ? Demeurerons-nous dans le péché, afin que la grâce abonde ?
Loin de là ! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrons-nous encore dans le péché ?
Ne savez-vous pas que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés ?
Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous aussi nous marchions dans une vie nouvelle.
Si, en effet, nous avons été greffés sur lui, par la ressemblance de sa mort, nous le serons aussi par celle de sa résurrection :
sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus les esclaves du péché ;
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Le corps du péché. C’est la concupiscence qui nous vient d’Adam. Or c’est principalement par les sens et par les passions dont le corps est le ministre et l’organe, que cette concupiscence exerce son empire.
car celui qui est mort est affranchi du péché.
Mais si nous sommes morts avec le Christ, nous croyons que nous vivrons avec lui,
sachant que le Christ ressuscité des morts ne meurt plus ; la mort n’a plus sur lui d’empire.
Car sa mort fut une mort au péché une fois pour toutes, et sa vie est une vie pour Dieu.
Ainsi vous-mêmes regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ [Notre-Seigneur].
Que le péché ne règne donc point dans votre corps mortel, de sorte que vous obéissiez à ses convoitises.
Ne livrez pas vos membres au péché pour être des instruments d’iniquité, mais offrez-vous vous-mêmes à Dieu comme étant vivants, de morts que vous étiez, et offrez-lui vos membres pour être des instruments de justice.
Car le péché n’aura pas d’empire sur vous, parce que vous n’êtes pas sous la Loi, mais sous la grâce.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir, pour le sens de ce verset, Romains, 7, 15.
Quoi donc ! Pécherons-nous, parce que nous ne sommes pas sous la Loi mais sous la grâce ?
Loin de là ! Ne savez-vous pas que, si vous vous livrez à quelqu’un comme esclaves pour lui obéir, vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez, soit du péché pour la mort, soit de l’obéissance à Dieu pour la justice ?
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Jean, 8, 34 ; 2 Pierre, 2, 19. ― Pour la mort, pour la justice ; c’est-à-dire pour y trouver la mort, la justice.
Mais grâces soient rendues à Dieu de ce que, après avoir été les esclaves du péché, vous avez obéi de cœur à la règle de doctrine qui vous a été enseignée.
Ainsi, ayant été affranchis du péché, vous êtes devenus les esclaves de la justice. —
Je parle à la manière des hommes, à cause de la faiblesse de votre chair. — De même que vous avez livré vos membres comme esclaves à l’impureté et à l’injustice, pour arriver à l’injustice, de même livrez maintenant vos membres comme esclaves à la justice, pour arriver à la sainteté.
Car, lorsque vous étiez les esclaves du péché, vous étiez libres à l’égard de la justice.
Quel fruit aviez-vous alors des choses dont vous rougissez aujourd’hui ? Car la fin de ces choses, c’est la mort.
Mais maintenant, affranchis du péché et devenus les esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté, et pour fin la vie éternelle.
Car le salaire du péché c’est la mort ; mais le don de Dieu c’est la vie éternelle en Jésus-Christ Notre-Seigneur.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Galates, 3, 27 ; Colossiens, 2, 12 ; Ephésiens, 4, 23 ; Hébreux, 12, 1 ; 1 Pierre, 2, 1 ; 4, 2. ― Pour mourir au péché. ― Une nouveauté de vie ; c’est-à-dire une vie nouvelle.