Aller au contenu
Quaestio
Confort de lecture
Taille
Espacement
Présentation
Police

Ces réglages restent sur cet appareil et valent pour toutes les pages de lecture du site.

← Romains 1 Romains 2 sur 16 chapitres Romains 3 →

Romains 2

Écouter

Crédits

Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).

Mis à disposition sous licence Creative Commons Attribution, Pas d'utilisation commerciale, Pas de modification 2.0 France, dont les conditions sont :

  • aucune utilisation commerciale ;
  • aucune modification du contenu des fichiers ;
  • paternité : l'auteur de l'enregistrement doit être cité.

Les fichiers sont diffusés ici tels qu'ils ont été reçus, sans découpage ni ré-encodage.

Ainsi, qui que tu sois, ô homme, toi qui juges, tu es inexcusable ; car, en jugeant les autres, tu te condamnes toi-même, puisque tu fais les mêmes choses, toi qui juges.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 7, 2.

Car nous savons que le jugement de Dieu est selon la vérité contre ceux qui commettent de telles choses.

Et tu penses, ô homme, toi qui juges ceux qui les commettent, et qui les fais toi-même, que tu échapperas au jugement de Dieu ?

Ou méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa patience et de sa longanimité ? et ne sais-tu pas que la bonté de Dieu t’invite à la pénitence ?

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Sagesse, 11, 24 ; 12, 2 ; 2 Pierre, 3, 9.

Par ton endurcissement et ton cœur impénitent, tu t’amasses un trésor de colère pour le jour de la colère et de la manifestation du juste jugement de Dieu,

qui rendra à chacun selon ses œuvres :

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 16, 27.

la vie éternelle à ceux qui, par la persévérance dans le bien, cherchent la gloire, l’honneur et l’immortalité ;

mais la colère et l’indignation aux enfants de contention, indociles à la vérité, dociles à l’iniquité.

Oui, tribulation et angoisse sur tout homme qui fait le mal, sur le Juif premièrement, puis sur le Grec ;

gloire, honneur et paix pour quiconque fait le bien, pour le Juif premièrement, puis pour le Grec.

Car Dieu ne fait pas acception des personnes.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Deutéronome, 10, 17 ; 2 Paralipomènes, 19, 7 ; Job, 34, 19 ; Sagesse, 6, 8 ; Ecclésiastique, 35, 15 ; Actes des Apôtres, 10, 34 ; Galates, 2, 6 ; Colossiens, 3, 25.

Tous ceux qui ont péché sans loi périront aussi sans loi, et tous ceux qui ont péché avec une loi seront jugés par cette loi.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Sans la loi sainte, sans la loi de Moïse.

Ce ne sont pas, en effet, ceux qui écoutent une loi qui sont justes devant Dieu ; mais ce sont ceux qui la mettent en pratique qui seront justifiés.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Matthieu, 7, 21 ; Jacques, 1, 22.

Quand des païens, qui n’ont pas la loi, accomplissent naturellement ce que la Loi commande, n’ayant pas la loi, ils se tiennent lieu de loi à eux-mêmes ;

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Font naturellement ; c’est-à-dire sans la connaissance de la loi mosaïque, et par la seule direction de la loi naturelle. ― Les auteurs païens ont parlé expressément de la loi naturelle. Dans l’Antigone de Sophocle, cette héroïne qui a rendu à son frère les devoirs de la sépulture malgré les ordres du roi, répond à celui-ci qui lui demande si elle connaissait sa défense : « Je la connaissais. Mais une telle loi, ce n’est ni Jupiter ni la justice qui l’ont promulguée. Les décrets d’un homme ne peuvent prévaloir contre les lois non écrites, œuvre immuable des dieux. Celles-là ne sont ni d’aujourd’hui ni d’hier ; elles existent de tous les temps. » Le même poète parle aussi dans l’Œdipe roi, « de ces lois émanées des cieux, dont l’Olympe est le père et que jamais on ne saura abolir. »

ils montrent que ce que la Loi ordonne est écrit dans leurs cœurs, leur conscience rendant en même temps témoignage par des pensées qui, de part et d’autre, les accusent ou les défendent.

C’est ce qui paraîtra au jour où, selon mon Évangile, Dieu jugera par Jésus-Christ les actions secrètes des hommes.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Au jour, etc. Ce verset paraît faire suite au douzième, et les trois précédents semblent n’être qu’une parenthèse. C’est pour cela que nous les avons enfermés dans des crochets. ― Mon Evangile, c’est-à-dire l’Evangile que je prêche. ― D’après d’autres, l’Evangile selon saint Luc, le compagnon de saint Paul, que saint Paul considérait comme son Evangile.

Toi qui portes le nom de Juif, qui te reposes sur la Loi, qui te glorifies en Dieu, qui connais sa volonté,

qui sais discerner ce qu’il y a de meilleur, instruit que tu es par la Loi ;

toi qui te flattes d’être le guide des aveugles, la lumière de ceux qui sont dans les ténèbres, le docteur des ignorants,

le maître des enfants, ayant dans la Loi la règle de la science et de la vérité : —

toi donc qui enseignes les autres, tu ne t’enseignes pas toi-même ! Toi qui prêches de ne pas dérober, tu dérobes !

Toi qui défends de commettre l’adultère, tu commets l’adultère ! Toi qui as les idoles en abomination, tu profanes le temple !

Toi qui te fais une gloire d’avoir une loi, tu déshonores Dieu en la transgressant !

Car « le nom de Dieu est blasphémé à cause de vous parmi les nations, » comme dit l’Écriture.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Voir Isaïe, 52, 5 ; Ezéchiel, 36, 20.

La circoncision est utile, il est vrai, si tu observes la Loi ; mais si tu transgresses la Loi, tu n’es plus, avec ta circoncision, qu’un incirconcis.

Si donc l’incirconcis observe les préceptes de la Loi, son incirconcision ne sera-t-elle pas réputée circoncision ?

Bien plus, l’homme incirconcis de naissance, s’il observe la Loi, te jugera, toi qui, avec la lettre de la Loi et la circoncision, transgresses la Loi.

Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)

Avec la lettre de la loi mosaïque.

Le vrai Juif, ce n’est pas celui qui l’est au dehors, et la vraie circoncision, ce n’est pas celle qui paraît dans la chair.

Mais le Juif, c’est celui qui l’est intérieurement, et la circoncision, c’est celle du cœur, dans l’esprit, et non dans la lettre : ce Juif aura sa louange, non des hommes, mais de Dieu.