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Deutéronome 24
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Enregistrement réalisé par Jean-Marie Weber, mission-web.com, d'après la Bible Crampon (1923).
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Lorsqu’un homme aura pris une femme et l’aura épousée, si elle vient à ne pas à trouver grâce à ses yeux, parce qu’il a découvert en elle quelque chose de repoussant, il écrira pour elle une lettre de divorce et, après la lui avoir remise en main, il la renverra de sa maison.
Une fois sortie de chez lui, elle s’en ira et pourra devenir la femme d’un autre homme.
Mais si ce dernier mari la prend en aversion, écrit pour elle une lettre de divorce, et que, la lui ayant remise en main, il la renvoie de sa maison ; ou bien si ce dernier mari qui l’a prise pour femme vient à mourir,
alors le premier mari, qui l’a renvoyée, ne pourra pas la reprendre pour femme, après qu’elle a été souillée, car c’est une abomination devant Yahweh, et tu n’engageras pas dans le péché le pays que Yahweh, ton Dieu, te donne pour héritage.
Lorsqu’un homme sera nouvellement marié, il n’ira point à l’armée, et on ne lui imposera aucune charge publique ; il sera libre pour sa maison pendant un an, et il réjouira la femme qu’il a prise.
On ne prendra pas en gage les deux meules, ni la meule de dessus : ce serait prendre en gage la vie même.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
L’âme ; le moyen d’existence. Littéralement : Parce que c’est son âme, sa vie qu’il t’a présentée. Selon cette construction de la Vulgate, il faut nécessairement sous-entendre : Celui qui t’a offert en gage la meule, etc. Nous avons déjà fait remarquer plus d’une fois les diverses acceptions du mot âme en hébreu. ― La meule de dessous et de dessus. Les Hébreux, en quittant l’Egypte, avaient emporté avec eux dans le désert, comme un objet indispensable, des moulins à bras, dont ils se servaient en même temps que de mortiers. Voir Nombres, 11, 8. Comme il n’existait pas chez les Orientaux de moulins publics ni de boulangers, chaque famille devait avoir un moulin à bras, et comme on faisait cuire chaque jour le pain de la journée, il fallait moudre ainsi chaque jour le grain nécessaire. Aussi le Deutéronome avait-il défendu de prendre les moulins en gage, de peur que ceux qui seraient privés de cet objet de première nécessité ne fussent exposés à mourir de faim. Le moulin à bras se compose de deux meules superposées, dont la meule supérieure est mise en mouvement, par une ou deux femmes, au moyen d’une poignée. Cette poignée est droite. Elle est placée à un bord de la pierre supérieure qu’elle sert à faire tourner sur la meule inférieure. La meule supérieure est appelée en arabe rekkab, « le cavalier », comme l’appelaient autrefois les Hébreux. Elle est percée au milieu d’un trou, dans lequel entre une tige de fer, fixée solidement à la pierre qui repose sur le sol. On jette le grain par le trou, à mesure qu’il est nécessaire. La meule supérieure est concave dans la partie qui s’adapte à la meule inférieure, laquelle, au contraire, est convexe. Celle-ci est posée sur le sol. Toutes les deux sont de forme ronde. Aujourd’hui, en Palestine, elles sont ordinairement l’une et l’autre en lave poreuse du Hauran. Cette pierre est préférée, à cause de sa légèreté qui rend le travail moins pénible. Quelquefois la meule inférieure est en matière plus dure. Le blé, grossièrement moulu, sort d’entre les deux pierres et tombe sur la toile au-dessus de laquelle le moulin est placé.
Si l’on trouve un homme qui ait enlevé l’un de ses frères, d’entre les enfants d’Israël, et en ait fait son esclave, ou l’ait vendu, ce ravisseur sera puni de mort. Tu ôteras ainsi le mal du milieu de toi.
Prends garde à la plaie de la lèpre, observant avec soin et mettant en pratique tout ce que vous enseigneront les prêtres lévitiques ; tout ce que je leur ai prescrit, vous le mettrez soigneusement en pratique.
Souviens-toi de ce que Yahweh, ton Dieu, a fait à Marie pendant le voyage, lors de votre sortie d’Égypte.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Nombres, 12, 10.
Si tu prêtes à ton prochain un objet quelconque, tu n’entreras pas dans sa maison pour prendre son gage ;
tu attendras dehors, et celui à qui tu fais le prêt t’apportera le gage dehors.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Exode, 22, 26.
Si cet homme est pauvre, tu ne te coucheras point avec son gage ;
tu ne manqueras pas de lui rendre le gage au coucher du soleil, afin qu’il couche dans son vêtement et qu’il te bénisse, et ce sera là une justice pour toi devant Yahweh, ton Dieu.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Son vêtement. Ce vêtement est le manteau dont les Orientaux se servent la nuit comme de couverture.
Tu n’opprimeras point le mercenaire pauvre et indigent, soit l’un de tes frères, soit l’un des étrangers demeurant dans ton pays, dans tes portes.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Lévitique, 19, 13 ; Tobie, 4, 15. ― De tes portes ; hébraïsme, pour de ta ville.
Chaque jour tu lui donneras son salaire, sans que le soleil se couche sur cette dette ; car il est pauvre, et son âme l’attend. Autrement il crierait à Yahweh contre toi, et tu serais chargé d’un péché.
Les pères ne seront pas mis à mort pour les enfants, et les enfants ne seront pas mis à mort pour les pères ; chacun sera mis à mort pour son péché.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir 4 Rois, 14, 6 ; 2 Paralipomènes, 25, 4 ; Ezéchiel, 18, 20.
Tu ne violeras pas le droit de l’étranger ni de l’orphelin, et tu ne prendras point en gage le vêtement de la veuve.
Tu te souviendras que tu as été esclave en Égypte, et que Yahweh, ton Dieu, t’a délivré : c’est pourquoi je te commande d’agir en cette manière.
Quand tu feras ta moisson dans ton champ, si tu as oublié une gerbe dans le champ, tu ne retourneras pas pour la prendre : elle sera pour l’étranger, pour l’orphelin et pour la veuve, afin que Yahweh, ton Dieu, te bénisse dans tout le travail de tes mains.
Quand tu secoueras tes oliviers, tu ne fouilleras pas après coup les branches : le reste sera pour l’étranger, pour l’orphelin et pour la veuve.
Quand tu vendangeras ta vigne, tu ne cueilleras pas après coup les grappes qui y seront restées : elles seront pour l’étranger, pour l’orphelin et pour la veuve.
Tu te souviendras que tu as été esclave dans le pays d’Égypte : c’est pourquoi je te commande d’agir en cette manière.
Commentaire — Abbé Vigouroux (1902)
Voir Matthieu, 5, 31 ; 19, 7 ; Marc, 10, 4.